Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Archive for janvier 2013

mot-dièse… passera-t-il l’hiver ?

Posted by Philippe Liria sur 27/01/2013

Comme tous les matins, je me réveille avec France inter sur le iPad. Vive ces technologies qui nous permettent de savoir de quoi on parle en France malgré la distance (il est bien révolu le temps où il fallait tourner et retourner son transistor dans tous les sens pour essayer de capter entre les grésilements une station d’au-delà des Pyrénées !).
L’autre jour, tout en petit-déjeunant mon sandwich quotidien, le 6-7 nous annonçait la naissance d’un nouveau mot : le « mot-dièse » ! Et vous savez ce que c’est qu’un mot-dièse ? Eh bien c’est tout simplement un hashtag mais dans la langue de Molière ! L’invention prendra-t-elle ou rejoindra-t-elle rapidement les oubliettes dans lesquelles se trouvent des quantités de mots qu’on essaie d’imposer depuis je ne sais quelle commission ? En tout cas, et comme le fait remarquer Le Monde dans un article publié le 26 janvier, le mot n’a pas réussi à se transformer en hashtag et pourrait disparaître sans que personne ne se souvienne vraiment de son passage puisque le pauvre a débarqué alors que personne ne l’attendait et en plus, on lui a rendu la vie compliquée avant même qu’il puisse évoluer en lui mettant un tiret et un accent qui vont lui compliquer l’existence dès que quelqu’un, plein de bonnes intentions, voudra parler de lui sur les réseaux. Décidément, cette Commission générale de terminologie et de néologie donne vraiment l’impression de vivre déconnectée de ce monde à chaque fois qu’elle essaie de mettre un nom français sur une réalité de la Toile. Au fait, comme nous aimons faire simple, comment est le pluriel de mot-dièse ? Des mots-dièses ? Des mot-dièses ? Des mots-dièse ? Réponse sur le site de ladite commission… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Enfin… Même s’il ne faut jamais souhaiter de mal à autrui, j’ai bien peur que ce mot-dièse ne passe pas l’hiver !

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Formation FLE en Italie… Rendez-vous le 8 mars prochain à Rome pour la Rencontre !

Posted by Philippe Liria sur 26/01/2013

Rencontre FLE - Rome 2013

Rencontre FLE – Rome 2013

Quand nous avons lancé la Rencontre FLE de Barcelone en 2006, ils n’étaient pas nombreux à croire en ce projet. Il existait bien sûr les Journées de français de Barcelone mais celles-ci avaient une dimension « nationale » puisqu’elles ne s’adressaient, a priori, qu’à des enseignants de français exerçant en Espagne. Pourtant dès la première édition, et a fortiori, les années suivantes, la provenance du public s’est élargie alors que dans le même temps le rendez-vous barcelonais se consolidait en tant qu’évènement incontournable du FLE. L’une des raisons de ce succès, c’est très certainement la volonté des Éditions Maison des Langues de mettre en avant les contenus pédagogiques par dessus les aspects plus commerciaux propres, et légitimes, d’une maison d’édition. Bref, c’est la formation qui est privilégiée et ce n’est pas une moindre chose à un moment où celle-ci, un peu comme tout, traverse une période de crise. Cette volonté de chercher à répondre aux besoins de formation des enseignants, c’est ce qui incite les promoteurs de la Rencontre à ne pas se contenter du rendez-vous annuel barcelonais mais de l’étendre à d’autres aires géographiques… Et le premier rendez-vous de l’année de la Rencontre se tiendra à Rome, le 8 mars prochain. Le format est certes plus simple que celui des Rencontres en Catalogne ou à Paris mais pas moins intense si on se plonge dans le programme qui propose une conférence animée par Manuela Ferreira Pinto, quatre ateliers et des échanges d’expériences.
Sans vouloir faire de l’ombre aux Journées pour le français (JPF) qu’organisent l’Institut français d’Italie et le réseau des Alliances françaises d’Italie, cette journée du 8 mars souhaite aussi être un point de rencontre nationale des professeurs de français en Italie, quel que soit le niveau dans lequel ils exercent. Ce n’est pas simple, on le sait, parce que souvent, en raison de la situation de l’enseignement des langues vivantes dans le pays, les professeurs se trouvent dans des situations de plus en plus complexes, de plus en plus précaires qu’on ne saurait oublier. Pourtant, malgré ces difficultés, il est indispensable de miser sur la formation continue qui permettra à toutes et tous d’intégrer dans les classes des pratiques novatrices.
Une hirondelle ne fait pas le printemps et ce n’est pas une journée de formation qui changera l’enseignement du français. Mais elle a la prétention de s’ajouter à ces JPF, malheureusement trop courtes elles aussi – mais que j’adore car elles sont l’occasion de rencontrer les enseignants au plus près de leur réalité quotidienne, pour qu’en Italie, l’apprentissage du français ne devienne pas la cinquième roue du carosse, comme on le voit dans d’autres pays voisins – suivez mon regard en direction de la Péninsule ibérique.
J’espère donc que nous aurons l’occasion de nous voir (ou revoir) à l’occasion de cette journée que proposent les Editions Maison des Langues en collaboration avec l’Institut français d’Italie, la Fédération des Alliances françaises d’Italie et bien entendu l’Institut français-Centre Saint-Louis qui fait l’honneur d’accueillir cette 1re Rencontre FLE en Italie. A presto…

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En classe… à l’ère numérique.

Posted by Philippe Liria sur 06/01/2013

L'usage de la tablette en classe

L’usage de la tablette en classe

À l’ère numérique, nous sommes tous en quête d’information sur ce qui se fait pour la classe, ce qui motive les élèves, qui pourrait être mis en place… pour que nos cours « marchent » tout en intégrant ces outils, multiples et divers, qui nous obligent à maintenir une veille pédagogique. À la mi-décembre, juste avant les congés, le ministère français de l’Éducation nationale a publié un dossier très complet intitulé Faire entrer l’école dans l’ère numérique (télécharger Faire entrer l’ecole dans l’ere numerique) qui analyse les services destinés aux élèves et aux enseignants. D’une part pour que ces derniers ne restent pas passifs face à l’évolution technologique mais bel et bien acteurs et, d’autre part, pour que ceux-là apprennent à utiliser efficacement les nouvelles technologies, car comme le rappelait récemment un article du quotidien catalan, La Vanguardia, les plus jeunes, même s’ils connaissent les outils et sont en apparence plus à l’aise dans leur maniement, ne sont pas forcément compétents dans l’usage qu’ils en font.
Le dossier ne porte pas spécifiquement sur l’enseignement des langues, et moins encore sur le FLE, mais il comprend des éléments d’information intéressant qui sont autant de pistes pour que les professeurs réflechissent à une meilleure intégration du manuel numérique, du TNI, du smartphone, de la tablette dans la classe.
À propos de la tablette justement, je voudrais en profiter pour signaler une page très intéressante, encore du MEN, et qui s’intéresse à la place de cet outil dans l’enseignement. Il s’agit d’un dossier très complet – Tablette tactile et enseignement – dont l’objectif est « de montrer l’intérêt pédagogique des tablettes tactiles, de l’école au lycée, en France et à l’étranger et de rendre compte des expérimentations en cours. » Vous y trouverez des repères techniques et des exemples d’usages pédagogiques. Ce dossier recense également des applications utiles pour l’enseignement même s’il y en a forcément de nouvelles puisque la mise à jour du site remonte à janvier de l’année dernière or on sait que ces outils évoluent très vite. Intéressant aussi dans ce dossier, les exemples d’usages, avec les succès mais aussi les échecs subis, dans le monde entier.
La lecture de l’ensemble du document est intéressante mais pour ceux qui ne souhaiteraient en faire qu’une lecture en diagonal, il ne faut pas manquer les points 6, 7 et 8. Les exemples ne portent pas forcément sur les langues, mais peu importe. Je crois qu’il s’agit aussi de voir les ressources et les pratiques existantes, au-delà de la matière qui nous intéresse, et de s’interroger sur les possibilités de les transposer dans nos classes.
Nous pouvons être un accro des technologies numériques ou, au contraire, être critiques par rapport à leur place dans l’enseignement mais nous n’avons pas le droit de les ignorer. À partir des informations et des formations que nous recevrons sur leurs possibilités, nous pourrons alors juger de la pertinence de leur introduction dans nos classes. Pour ma part, il n’y a pas de place au doute : ces nouveaux outils nous permettent de proposer aux élèves un contact authentique avec la langue pour travailler l’ensemble des compétences. L’ignorer, c’est aussi ignorer la réalité du monde qui nous entoure ; un peu comme si nous pouvions enseigner une langue sans prendre en compte son contexte. Les apprenants d’aujourd’hui viennent en classe avec des smartphones, des tablettes… ils sont d’une façon ou d’une autre connectés à Internet et reliés entre eux par un réseau social, quel qu’il soit. C’est le nouveau défi de l’enseignement. Reste que nous devons apprendre à en faire bonne usage.

Pour aller au-delà, vous pouvez aussi consulter ces autres pages du site du ministère dont je reproduis ici quelques liens :
L’utilisation du numérique et des TICE à l’école.

Compétences numériques et informationnelles
Rechercher sur Internet : méthodologie et outils
Éducation aux médias et à l’Internet
B2i, C2i… compétences informatique et Internet

Lectures numériques
Lecture sur écran
Livre électronique
Manuel numérique
Les métamorphoses du livre… numérique

Apprendre avec de nouveaux outils
ENT : quels usages pour l’enseignement ?
Jeux sérieux et mondes virtuels

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Ecoles Officielles de Langues… Une vidéo pour qu’elles ne meurent pas !

Posted by Philippe Liria sur 05/01/2013

Vidéo pour la défense de l'enseignement public des langues vivantes

Vidéo pour la défense de l’enseignement public des langues vivantes

L’éducation devrait être une priorité et, dans un monde de plus en plus global, la question de la place de l’enseignement des langues ne devrait même pas se poser. C’est une évidence. En Espagne, les Escuelas Oficiales de Idiomas (Écoles officielles de langues, EOI) sont à ce titre une petite merveille pour qu’apprendre une langue ne soit pas simplement une matière qu’on suit au collège ou au lycée ou un privilège réservé à quelques-uns arrivés à l’âge adulte.
Pourtant, dans ce pays plongé dans un marasme économique dont on ne voit pas la fin, l’enseignement, et bien entendu celui des langues n’est pas une exception, est victime de coupures budgétaires honteuses dont les conséquences sur la société sont particulièrement néfastes. Puisque le domaine que je connais un peu plus que les autres est celui des langues, je vais m’en tenir à dénoncer la menace qui pèse sur les EOI mais nous pourrions faire la même chose dans toutes les matières et tous les domaines de l’enseignement.
Pour ceux qui ne connaitraient pas ce réseau d’écoles publiques, je dois dire qu’il est certainement unique au monde et permet à un coût très modique (environ 200 euros pour 130 heures annuelles) d’apprendre une LV. Il s’agit d’un modèle ouvert aux grands adolescents et surtout aux adultes. La qualité d’enseignement y est excellente, ce qui compense l’énorme déficit du secondaire – non pas à cause des enseignants mais bien du manque d’une politique cohérente qui permettrait d’apprendre réellement une langue au collège.
Les EOI sont donc la voie choisie par une grande partie des citoyens qui ne peuvent pas s’offrir des cours privés mais qui sont soucieux d’apprendre une LV ou d’en approfondir les compétences. Bref, un système centenaire – puisque la première EOI remonte à 1911 -, unique et surtout efficace pour apprendre une LV et apprendre à s’en servir. J’ai toujours été impressionné du niveau d’interaction d’amis ayant appris le français en EOI sans pour autant avoir été dans un pays francophone.
Malgré le succès de ces écoles, la qualité indéniable des cours qu’elles proposent, l’excellente formation des professeurs qui y travaillent, sans oublier la réelle motivation des apprenants, elles sont menacées par les politiques irresponsables de nos gouvernants. On investit dans des aéroports géants sans avion, des gares de luxe et des voies ferrées pour TGV fantômes ; on part à la rescousse des banques et on offre des parachutes dorés aux conseillers et banquiers qui ont su si bien couler la boite qu’ils dirigeaient ! Une escroquerie !Des sous, on en trouve mais ils ne sont ni pour la recherche ni pour l’éducation. Les écoles publiques pâtissent ainsi les conséquences de ces irresponsables qui peuvent chanter en choeur avec Souchon, la boîte a coulé / mais pouce / on va se la couler douce / la pillule on va se la dorer / j’ai le parachute, chut, doré.
Et parmi les premières à être vouées à l’autel des sacrifices, les EOI. À grands coups de ciseaux, on coupe les langues. Quelle contradiction alors que l’on sait que les langues sont indispensables sur un CV. Certains me diront que ce n’est pas vrai, qu’on ne ferme pas d’écoles. Peut-être (et encore je n’en suis pas si sûr) mais qu’on ne me dise pas que cela ne revient pas à une mise à mort si on supprime des postes, si on ne remplace pas les places vacantes, si on refuse des élèves pour éviter de créer de nouveaux postes, si on demande aux enseignants d’être aussi employés administratifs au détriment, bien sûr, du temps consacré à la préparation des cours ou à leur formation ou si on leur demande de partir enseigner en collège aujourd’hui une LV, demain des maths et après-demain l’EPS… Un scandale ! Peu surprenant par les temps qui courent où on a l’impression que le pays avance à reculons à pas de géant.
Bien sûr me dira-t-on aussi, il reste toujours la possibilité d’apprendre une LV dans une des nombreuses academias – écoles de langues privées – ou dans un établissement officiel des réseaux dont disposent certains pays (Alliances françaises, Instituts français, Istituto Dante, Goethe Institut, Bristish Council, École Confucius…). C’est exact et les cours, notamment ceux de ces réseaux, sont excellents mais les EOI ont une fonction sociale : grâce à faible coût, elles permettent aux plus modestes d’avoir accès à une formation de qualité en langue et d’obtenir une certification officielle. Ce qui n’est pas rien dans un pays avec 25% de chômage !
C’est pour protester contre cette mise en mort que les professeurs des EOI se mobilisent. L’autre jour, j’ai reçu le lien de la vidéo qu’ont réalisée les élèves des EOI de San Fernando et de Cadix, dans le sud de l’Andalousie. Une belle façon de rappeler que les EOI ne doivent pas mourir, qu’elles sont un service public nécessaire pour une formation citoyenne ouverte sur le monde d’aujourd’hui qui ne peut vivre sans la connaissance de plusieurs langues vivantes.

Pour en savoir plus sur les Escuelas Oficiales de Idiomas.
Article Wikipédia (en espagnol, il n’y en a pas en français et le texte en anglais est très pauvre).
Site officiel des Escuelas oficiales de Idiomas.
Pour visionner la vidéo des Escuelas Oficiales de Idiomas de San Fernando et Cadix.
Texte de la pétition pour l’enseignement public des langues (en espagnol)

Sur la situation du français en Espagne :
Espagne : le français est victime des coups de ciseaux et de la LOMCE ! (article que j’ai publié sur mon blog en octobre dernier)

Et pour ceux qui ne connaissent pas la chanson d’Alain Souchon :
Les paroles.
Le clip officiel.

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Rencontre FLE – Rome 2013

Posted by Philippe Liria sur 04/01/2013

Rencontre FLE - Rome 2013

Rencontre FLE – Rome 2013

Depuis deux ans, la Rencontre FLE n’est plus seulement barcelonaise. Elle a traversé l’océan pour un rendez-vous mexicain à l’IFAL et elle s’est installée pour deux jours à Paris, accueillie par l’Alliance Française. Cette année, sans délaisser la capitale catalane ni la française, la voici qui arrive à deux pas de la place Navona, dans les locaux de l’Institut français Centre Saint-Louis. Cette Rencontre FLE, la première en Italie, se tiendra le 8 mars prochain. Un événement que Éditions Maison des Langues organise en partenariat avec l’Institut Français d’Italie, l’Institut français-Centre Saint-Louis et la Fédération des Alliances Françaises d’Italie. À l’occasion de cette journée, les professeurs de français de toute l’Italie pourront participer à une formation qui propose un format multiple puisque le programme présente une conférence, des ateliers et des échanges d’expérience.
Retrouvez l’ensemble du programme sur le site d’EMDL-Italie.

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