Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Archive for mai 2014

Cartes heuristiques ou cartes mentales en classe de FLE

Posted by Philippe Liria sur 31/05/2014

Ce billet sur les cartes heuristiques reprend les principales idées de cet outil qui permet de représenter ce que nous pensons. En FLE, il ne faudrait pas oublier de citer le merveilleux travail que réalise Marion Charreau pour la diffusion de cette technique et surtout de formation des enseignants pour qu’ils puissent la mettre en place dans leur classe. Encore peu connues, certes, mais ils sont de plus en plus nombreux à l’utiliser, comme je peux le constater dans mes ateliers, et en entraîner les apprenants à le faire notamment pour travailler le lexique.
J’en profite d’ailleurs pour signaler que Marion Chareau animera un atelier à Barcelone le 21 juin prochain sur la création de cartes mentales pour mieux organiser idées et travail. Pour plus de renseignements : Organiza tus ideas y tu trabajo con mapas mentales.

fandefle

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un dernier outil, d’une technique encore peu connue mais qui commence à faire parler d’elle ! Donc, notre billet, cette semaine, va s’intéresser au Mind Mapping. Les cartes heuristiques sont à la mode dans le domaine du FLE, mais pas uniquement, les professionnels de différents secteurs y ont recours au quotidien, durant les réunions notamment.

Alors, passons à la partie décryptage :

Qu’est-ce que c’est ?Vous connaissez le célèbre cri d’Archimède « Eurêka ! » (j’ai trouvé !), l’heuristique (du grec ancien heurístikein) signifie au sens littéral « faire une découverte »Appelée carte cognitive, carte mentale ou carte d’idée, il s’agit d’un diagramme représentant sous forme d’arborescence, la connexion entre différents concepts ou idées. Elle est, en d’autres termes, la représentation visio-spatiale d’une situation simple ou complexe. Alors, il faut savoir que l’on peut faire une carte heuristique à partir d’une règle…

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le connectivisme – sketchnote

Posted by Philippe Liria sur 31/05/2014

Didac2b

Un petit sketchnote sur le connectivisme à partir de  lectures d’articles de Siemens et Downes. Je lis ce mot depuis quelques temps, notamment dès qu’il s’agit de moocs, et j’avais fini par croire qu’il s’agissait juste d’inviter les apprenants à se balader et à se faire un parcours dans différentes ressources. Les hypothèses du connectivisme sont en fait assez radicales, et remettent en cause certaines représentations qui nous accompagnent depuis le behaviorisme jusqu’au socio-constructivisme.

Dans les dessins et textes qui suivent, je traduis « learning » par « apprentissage ». J’ai bien conscience que ce n’est pas tout à fait la même chose, mais je n’ai pas mieux !

l'apprentissage au XXIème siècle - le connectivisme cc by – cliquer pour agrandir – réalisé avec Krita

Les choses ont changé

A l’origine du connectivisme, un premier constat : les connaissances ont une durée de vie de plus en plus courte. Nos apprentissages deviennent rapidement obsolètes.

Parallèlement, les apprentissages changent de…

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À lire, un dossier sur la place de la tablette dans l’apprentissage

Posted by Philippe Liria sur 03/05/2014

Dossier tabletteDébut décembre 2013, on informait sur ce blog d’un rapport qui avait été publié sur la place de la tablette numérique à l’école. Co-signé par Thierry Karsenti, l’un des spécialistes de la question, le rapport ne manquait pas de souligner à partir des analyses menées par ses auteurs que l’outil, même s’il présentait d’indéniables avantages, avait aussi des inconvénients en particulier par rapport à la nécessité d’en améliorer l’utilisation ou de former les enseignants.
Maintenant, c’est au tour de la revue Infobourg, spécialisée dans les tendances et ressources numériques éducatives, et Carrefour éducation de présenter un dossier très complet signé Julie Beaupré : 10 conditions pour réussir l’intégration des tablettes en classe : un (grand!) pas vers le changement de pratique.
La conseillère pédagogique TIC qu’est Julie Beaupré y analyse l’intégration d’un outil qui bien que très récent s’impose avec un grand engouement dans les établissements scolaires, quel qu’en soit le niveau. Mais que faut-il pour que l’intégration de cet outil contribue à la réussite ? Comment accompagner les enseignants dans l’appropriation de la tablette ?
Le dossier comprend 3 grandes parties que vous pouvez lire en ligne :

La gestion de classe
1. Avoir le courage de changer sa gestion de classe
2. Travailler par ateliers
3. Faire autrement

Le projet pédagogique
4. S’approprier la tablette… avant le début du projet pédagogique
5. Cibler ses intentions pédagogiques
6. Opter pour des applications de création
7. Simplifier les projets pédagogiques… et se concentrer sur le contenu

Le développement de compétences chez les élèves
8. Planifier les actions des élèves
9. Responsabiliser les élèves
10. Développer des compétences… qui leur seront utiles toute leur vie

En conclusion de ce dossier, l’auteure rappelle l’importance de sensibiliser les enseignants aux aspects pédagogiques de la tablette bien plus qu’aux aspects techniques. Les apprenants apprécieront de travailler avec des outils attrayants mais il faut surtout que les projets soient signifiants et créatifs, qu’ils permettent l’ouverture sur le monde et favorisent l’innovation.
Mais l’utilisation pédagogique efficace passe aussi par la formation des enseignants. Julie Beaupré nous renvoie à deux modèles québécois qui permettent justement aux enseignants de se situer (modèle de Raby et matrice TIM) et que vous découvrir dans cet autre billet proposé par Audrey Miller.

Finalement, à la fin du dossier, Julie Beaupré propose une intéressante sitographie sur la question.

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Pédagogie inversée, un livre et une carte

Posted by Philippe Liria sur 02/05/2014

Voici deux informations concernant la pédagogie inversée…

La classe inverséeTout d’abord, une publication en français… Je ne l’ai pas encore lue mais on vient de me signaler – merci Rachel 🙂 -, la sortie en français d’un ouvrage sur la pédagogie inversée qui m’a l’air particulièrement intéressant. Il s’agit de La classe inversée
Technologie de l’éducation
de
Sams et Bergmann aux Éditions Reynald Goulet Inc. (2014). Il s’agit de la traduction de Flip Your Classroom: Reach Every Student in Every Class Every Day‘, livre qui fait référence sur le sujet.
Vous trouverez sur le site de l’éditeur le sommaire, la préface d’Isabelle Nizet, de l’université de Sherbrooke, et le premier chapitre en lecture en ligne.

J’en profite d’ailleurs pour reprendre en français ce qu’est et n’est pas la pédagogie inversée selon les auteurs de ce livre…
La pédagogie inversée, ce N’est PAS :

– Un synonyme de vidéo en ligne. La plupart du temps les personnes qui entendent parler de la pédagogie inversée font le lien avec des vidéos alors que ce qui le plus important, c’est l’interaction et les activités d’apprentissage pleines de sens pendant le temps d’échange ;
– Remplacer les enseignants par des vidéos ;
– Un cours en ligne ;
– Des apprenants travaillant sans structure ;
– Des apprenants qui passeraient leur temps en classe collés à l’écran ;
– Des apprenants qui travailleraient tout seuls dans leur coin.

La pédagogie inversée, C’EST :

– Un moyen d’augmenter le temps d’interaction et de contact personnel entre enseignants et apprenants ;
– Un environnement où les apprenants se responsabilisent de leur propre apprentissage ;
– Une classe où l’enseignant n’est pas le « sage en scène », mais le « guide sur le côté » ;
– Une combinaison entre l’instruction directe et l’apprentissage constructiviste ;
– Un cours où les apprenants absents parce qu’ils ont été malades ou ont dû s’absenter en raison d’activités extrascolaires (compétitions sportives par exemple) ne soient pas à la traine ;
– Un cours où les contenus sont systématiquement archivés pour la révision ou la remédiation ;
– Un cours où les apprenants sont pleinement impliqués dans leur apprentissage ;
– Un lieu qui favorise la pédagogie différenciée.
(traduction libre de l’anglais, version originale : The Flipped Classroom: What it is and What it is not)

La deuxième information, c’est cette carte heuristique que mentionne et commente Marcel Lebrun. Elle présente les différentes phases d’une séquence de pédagogiqe inversée. Scoop.iteLearning – entre pedagogies et technologies – between pedagogy et technology

Détail des 4 phases d’une séquence d’apprentissage en pédagogie inversée dans le premier degré. Différence fondamentale avec le second degré : l’ensemble du processus se passe en classe. Carte mentale établie par Claire Marotine, CPD Tice Marne

Marcel Lebrun‘s insight:

Une bien belle carte reprenant les principes de la classe inversée avec, en détail, certaines phases de l’enseignement stratégique : contextualisation, décontextualisation, recontextualisation … Je m’y retrouve pas mal. Cela pose la question de savoir si la première phase (en préalable aux activités et interactivités en classe) doit être une partie théorique (la matière, les fondements …) ou alors la quête des éléments de contextes qui seraient amenés en classe par les élèves. Amener la théorie en dehors de la classe ou amener les contextes dans la classe ?

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