Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Archive for janvier 2015

Formation au Mind Mapping pour les professeurs de langues

Posted by Philippe Liria sur 14/01/2015

Territoires des langues

La prochaine formation Organiser ses idées pour enseigner et apprendre une langue avec le Mind mapping aura lieu les 11 et 12 mars prochains, à Barcelone.

Nous nous retrouverons dans un espace charmant: le Centre Cívic Can Deu à Barcelone (13 plaça de la Concòrdia métro Les Corts, métro Ligne 3 verte).

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Pour participer il suffit de me contacter en remplissant le formulaire ci-dessous:

Voici les objectifs de la formation:

Le 11 mars (9h30-18h30): niveau 1
Tarif : 150 euros TTC

Découvrir et utiliser le mind mapping pour travailler toutes les compétences

  • Savoir prendre des notes avec une carte.
  • Favoriser/encourager l’expression orale et écrite de l’apprenant en lui permettant de reformuler l’information à sa manière et de construire ses propres phrases.
  • Développer sa créativité et celle des apprenants.
  • Enrichir son vocabulaire et partager ses connaissances en construisant les savoirs en groupe
  • Organiser et structurer le vocabulaire de manière en personnalisant…

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Pédagogie inversée : une carte mentale pour bien procéder

Posted by Philippe Liria sur 12/01/2015

cartementale.jpgPetit à petit, la pédagogie inversée est en train de gagner sa place au soleil. Les formations et les sites FLE s’en font de plus en plus l’écho, même si sa mise en place dans la classe de langue semble encore très discrète. Question de temps… Il y a à peine un peu plus de deux ans, c’était les yeux écarquillés que l’on écoutait untel parler d’inverser la classe (à commencer par les miens – à lire). Aujourd’hui, cette pédagogie fait son bonhomme de chemin car elle contribue à merveille à renforcer les tendances actuelles en enseignement/apprentissage des langues : autonomie, implication, responsabilité… On pourrait dire que, même si elle n’est pas nouvelle en soi (je vous renvoie au témoignage de Marcel Lebrun qui expliquait comment il inversait déjà ses cours dans les années 70), plusieurs éléments en favorisent la mise en place. A ce sujet, je vous recommande la lecture d’un article de Sophie Blitman en décembre dernier dans Educprosf.fr (La classe inversée, un véritable bouleversement pédagogique ?). Les cours hybrides qu’on trouve dans plusieurs établissements du réseau AF / IF sont la preuve qu’il faut absolument réfléchir à innover pédagogiquement. Pas question de supprimer la classe, qui doit, à mon avis, rester un lieu privilégié de rencontre mais il faut qu’elle évolue. Nous ne pouvons continuer à concevoir l’enseignement/apprentissage comme il y a 100 ans – et pourtant ! – et la conséquence d’un tel constat entraîne des changements à tous les niveaux (Certains parlent de tsunami numérique pour reprendre le terme d’Emmanuel Davidenkoff). Les institutions doivent réfléchir à de nouvelles façons de faire circuler les savoirs ; les acteurs de la classe – profs et élèves – doivent s’impliquer différemment ; les supports ne peuvent plus être ceux d’hier (en tout cas pas seulement) et nous devons absolument nous interroger sur les nouveaux outils de la classe, notamment sur l’avenir des manuels (sommes-nous en train de refermer la « parenthèse Gutenberg » ? comme l’a déjà suggéré Sauerberg dans ce monde de transition vers le numérique) ; les espaces aussi doivent être revus, qu’ils soient réels ou virtuels et bien entendu les techniques de classe doivent être revisitées (comme ses espaces d’ailleurs) à la lumière de tout ce qui est à la portée des enseignants et des apprenants. Dans ce contexte, sans parler pour autant de formule « miracle » (celle-ci n’existe pas), la pédagogie inversée peut apparaître comme une réponse à une partie de ces questions que nous nous posons face à ces défis de la classe non plus de demain, mais bien d’aujourd’hui, même si l’odeur et la poussière de la craie et la présence de vieux pupitres aux côtés d’un vieux tableau noir à moitié cassé nous rappellent encore trop souvent le XIXè que ce XXIè siècle dans lequel nous nous trouvons pourtant bien.
Mais comment la mettre en place ? Comment procéder pour que cette inversion de la classe prenne ? Quelles sont ses implications ? Quels sont les outils à prendre en compte ? Quel rôle pour chacun ? Elèves et professeurs, bien sûr mais aussi l’administration de l’établissement que ce soit sur les aspects plus techniques et technologiques (place du smartphone dans la classe/école, accès à Internet…) que sur la question pédagogique (l’enseignant doit se sentir soutenu dans sa démarche). Combien d’expériences novatrices sont frustrées par des administrations trop frileuses, craignant de perdre des élèves car le projet pédagogique n’est pas bien expliqué aux parents ou directement aux élèves dans le cas des apprenants adultes ?
C’est à ces questions et bien d’autres encore au sujet de la pédagogie inversée qu’essaie de répondre efficacement Sophie Guichard à travers une carte mentale que vous pouvez retrouver sur Youtube. Ses explications sont claires, accompagnés d’exemples précis qui vont certainement contribuer à diffuser un peu plus ce nouveau « champ de pensée (…) au niveau de la pédagogie » comme elle le dit elle-même. Encore une fois, cet exemple n’appartient pas au domaine de l’enseignement des langues mais à celui des mathématiques. Mais pourquoi les sciences s’y prêteraient-elles plus que les langues ? Ne cherchons-nous pas dans nos classes à favoriser la pratique de la langue ? Pourquoi l’explication de la théorie de Pythagore ou des logarithmes seraient-elles plus passionnante dans une capsule vidéo que celle de la différence entre imparfait et passé composé ? J’espère en tout cas que cette vidéo que j’ai découverte grâce aux excellents liens que propose le Facebook Journées FLE 2014 Institut français d’Espagne (merci Valérie) vous donnera des pistes de travail pour la classe.

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Mustapha Ourrad, l’adieu à un correcteur

Posted by Philippe Liria sur 12/01/2015

mustapha_ourradParmi les victimes tombées « sur le champ d’honneur » de la liberté d’expression, il y avait Mustapha Ourrad. Je ne le connaissais pas. Qui, malheureusement, connaît les correcteurs ? Trop souvent oubliés, nous savons pourtant dans les rédactions, qu’il s’agisse de la presse ou de l’édition, combien ces professionnels de la langue, dont la présence est si discrète, nous sont d’une aide indispensable. Sans eux, nos lecteurs auraient souvent bien du mal à nous comprendre. Parce que le correcteur ne va pas seulement à la chasse aux fautes d’orthographe et à la mauvaise ponctuation, il nous aide à mieux formuler nos idées. Il interroge nos textes et souvent met le doigt sur des expressions maladroites, des concepts mal expliqués, des contre-sens, etc. J’imagine que ce ne devait pas être tous les jours facile à la rédaction de Charlie Hebdo. Corriger la langue sans pour autant en trahir le message qu’elle transmet est une rude de tâche. C’était celle de Mustapha, sauvagement assassiné ce 7 janvier aux côtés de Cabu, Wolinski et tant d’autres dont le seul crime était de vouloir nous faire réfléchir à l’absurdité de ce monde à travers la satire de leurs dessins ou de leurs articles. Je suis sûr que Mustapha aura rejoint les cimes des belles montagnes de la Kabylie. Et j’espère que de là où il est, il pardonnera les maladresses de ce texte, les coquilles qu’il contient certainement… mais c’est ce qui arrive quand le correcteur n’est plus là.
Pour en savoir plus sur Mustapha Ourrad, lisez cet article dans Langue sauce piquante du 9 janvier dernier.

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