Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

À propos de l’auteur

Philippe Liria (Égypte, 2008)

Né en Bretagne de mère bretonne et de père andalou, je suis parti après le baccalauréat à Madrid où j’ai suivi des études de Lettres hispaniques que j’ai complétées par d’autres de traduction (anglais/italien) et d’interprétariat (français/espagnol) en Belgique. C’est à cette époque que j’ai commencé à donner des cours de FLE et d’ELE.

De retour en Péninsule ibérique, je me suis installé à Terrassa (banlieue de Barcelone) où je me suis d’abord spécialisé en catalan. Outre un travail sur l’oeuvre de Jaume Cabré, j’ai collaboré, sous la direction de Francesc Parcerisas, à la première traduction en catalan de poésies bretonnes contemporaines (Per atzar aquella veu, Institució de les Lletres Catalanes et Emboscall, Vic, 2004).

Dès mon arrivée en Catalogne, j’ai commencé à enseigner le FLE à des publics adultes et adolescents pendant dix ans à l’Alliance Française de Sabadell. J’ai complété cette expérience professionnelle par des études de FLE avec l’Université Stendhal de Grenoble. Très tôt, je me suis investi dans la formation pour professeurs. En outre, je suis intervenu dès la fin des années 90 au CIEL de Brest en tant que formateur de formateurs FLE pour des publics internationaux, notamment de professeurs de français chinois et algériens.

Ces dernières années, je me suis consacré à la formation FLE aux quatre coins du monde en tant que consultant pédagogique tout en m’occupant de différents projets éditoriaux dans le département FLE des Éditions Maison des Langues que j’ai contribué à développer dès ses débuts.

Atelier de formation pour professeurs de français dans le cadre de la mise en place de la collection Pourquoi Pas ! dans le secondaire du système scolaire du Bahreïn.

Mes ateliers de formation traitent essentiellement l’interculturalité, l’évaluation ou encore les TICE (Je m’intéresse plus particulièrement à l’intégration du numérique dans la classe de FLE). Depuis quelques années, je me suis aussi spécialisé sur le thème du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues et ses répercutions dans la classe avec, en particulier, la mise en place d’une démarche actionnelle. C’est ce qui m’a amené à coordonner l’édition d’un ouvrage sur cette question, L’approche actionnelle dans l’enseignement des langues (Difusión, Barcelone 2009) dont vous pouvez télécharger l’avant-propos : L’approche actionnelle dans l’enseignement des langues (avant-propos). Je collabore régulièrement avec les équipes pédagogiques d’Instituts français, d’Alliances françaises, d’universités ou de ministères pour accompagner la mise en place de progression de cours selon leurs référentiels ou leurs programmes.

2012

Les missions de formation de 2012 m’ont amené à Bahreïn, en Amérique centrale (Costa Rica, Nicaragua, Honduras), dans le Maghreb (Algérie, Maroc), au Canada, en Colombie… Et pour boucler ce petit tour du monde 2012, l’Asie du Sud-Est avec l’Indonésie, la Malaisie et Singapour.

Atelier de formation pédagogique à l’Alliance française de Managua (Nicaragua, février 2012)

2013

« 2013 sera une année plus calme » m’avait-on dit. « Moins de kilomètres et plus de bureau »… Mais après le salon Expolangues, j’ai pris la valise direction le Liban (c’était la deuxième fois) pour une mission variée qui m’a conduit de Beyrouth à Zahlé, et de l’Institut français aux universités du pays en passant par les forces armées libanaises

Entouré du Colonel Schaber et des instrutrices/instructeurs de français des forces armées libanaises. (Beyrouth, janv. 2013)

Entouré du Colonel Schaber et des instrutrices/instructeurs de français des forces armées libanaises. (Beyrouth, janv. 2013)

et depuis, les voyages s’enchainent : Italie bien sûr notamment pour les JPF et notre Rencontre FLE à Rome, mais aussi au Qatar, au Koweït, en Colombie… Fin mai, c’était notre Rencontre FLE à Lima et quelques jours après celle de Paris. Bref, nous n’avons pas encore passé l’équateur de cette année 2013 et je vois bien que ce ne sera pas « une année plus calme ».

2014

2014 est une année de changement qui, après un séminaire pour les professeurs de français du sultanat d’Oman, m’a conduit en février aux SEDIFRALE. Ce grand rendez-vous du FLE en Amérique latine allait en quelque sorte marquer mon calendrier de missions, que ce soit au Honduras, au Guatemala, au Pérou ou en Colombie… au point de décider de poser mes valises sur le continent américain. Le mois de septembre a donc été mon dernier mois à Difusión/EMDL après presque 10 ans de service pour entamer en octobre une nouvelle étape… Toujours au service du FLE !

Au service du FLE donc dans le cadre d’un nouveau projet aux côtés de CLE International : représenter en Amérique Latine cette maison d’édition, leader dans son secteur. Les missions continuent bien sûr, plus limitées géographiquement mais toujours très motivantes pour contribuer à une plus grande présence du français dans les établissements d’enseignement d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud.

2015

Atelier pédagogique à l'AF de La Paz (Juin 2015)

Atelier pédagogique à l’AF de La Paz (Juin 2015)

2015 commence sur les chapeaux de roue ! D’abord dans les Emirats, petit crochet hors-zone, et différentes étapes en Espagne pour les Journées des professeurs de Galice ou bien les Journées CLE Formation à Murcie avant de repartir de l’autre côté de l’océan. Le passeport se remplit de nouveaux tampons avec la République dominicaine et Porto Rico puis, plus tard, la Bolivie. De nouvelles destinations qui s’ajoutent à celles que je retrouve comme l’Argentine pour le Congrès des professeurs de français ou encore
Yves Kerouas, délégué général des AF de Colombie, inaugurant le 1er BELC Régional d'Amérique latine (Bogota, juin 2015)

Yves Kerouas, délégué général des AF de Colombie, inaugurant le 1er BELC Régional d’Amérique latine (Bogota, juin 2015)

la Colombie pour le 1er BELC régional en Amérique latine…

2016

Après un premier trimestre plutôt calme que j’ai passé entre la Catalogne, Andorre et Murcie, mon retour à Lima allait me réserver une bien curieuse surprise : les autorités péruviennes m’informent que je me déplace trop à l’étranger et que je ne peux donc pas prolonger mon séjour au Pérou. J’arrive malgré tout à obtenir une dérogation afin de poursuivre mes missions commerciales et de formation dans les différents pays de la région.

En atelier à l'AF de São Paolo (Oct. 2016)

En atelier à l’AF de São Paolo (Oct. 2016)

Et en cette année 2016, la principale nouveauté géographique a été le Brésil. Je n’y avais jamais mis les pieds ! Quelle découverte ! Cela fait toujours plaisir après toutes ces années à parcourir le monde de connaître de nouveaux espaces. S’agissant du Brésil, je dois parler d’émerveillement. Je suis littéralement tombé sous le charme de ce pays-continent et de ces habitants. En quelques mois, j’ai pu apprécier la diversité géographique, climatique, gastronomique et, où que ce soit, l’extraordinaire amabilité des Brésiliens. En un peu plus de sept mois, je me suis retrouvé dans la Suisse brésilienne de Campo do Jordão à l’occasion des bains linguistiques qu’organise l’association des professeurs de São Paolo, à Florianopolis ou à Aracajou à combiner présentations et gastronomie ou encore à Recife aux superbes plages – même si on est plus méfiant de ses eaux à en croire les pancartes qui avertissent du danger en raison de la présence des requins.
Formation à Curitiba

Formation à Curitiba

C’est aussi les deux journées pédagogiques que nous avons organisées à Macapa en collaboration avec l’Association des professeurs de français de l’Etat. Deux jours qui nous ont permis de mieux connaître la réalité du français à quelques centaines de kilomètres de la frontière avec la Guyane française grâce au merveilleux travail des enseignants et enseignantes du coin ; des personnes extraordinaires qui nous ont ouvert leur coeur, avec lesquelles j’ai passé d’inoubliables moments entre rires, musique, bonne bouffe (délicieux le filote)… Qui m’aurait dit que j’allais me retrouver dans la forêt amazonienne et rencontrer le boto, légendaire et charmant dauphin rose qui peuple les eaux du fleuve. Et tout le monde me demande si j’ai vu le Pain de Sucre… Eh bien, non ! Du Brésil des images, mil ! Mais de Rio, je n’ai vu que la pluie torrentielle, des plages vides… Et le Christ ? Les nuages étaient tellement bas que je n’ai rien vu du tout ! Bref, une belle année brésilienne ce 2016, riches en ateliers et en moments de plaisir ! Autre destination-découverte en cette année 2016, la Martinique avec un crochet à Sainte-Lucie ! Et derrière la beauté de ces îles antillaises, la question des néo-arrivants en Martinique et en Guadeloupe au centre d’un séminaire organisé par l’Université des Antilles mais aussi les délicieux p’tits ponch de Patrick en soirée après m’avoir fait découvrir quelques merveilles de l’île à voir, à manger et aussi à lire. Pour moi, une première approche à la culture créole.

2017
Résumer une année en quelques lignes n’est pas une mince affaire. Si on se retourne et on regarde par-dessus l’épaule les 365 jours qu’on laisse derrière soi, que voit-on ? Je viens de faire cet exercice pour écrire ce court bilan de 2017 et voilà ce que j’en retiens. Des lieux, il y en a eu des centaines mais tous ne vous marquent pas de la même façon. Il y a d’abord eu un retour, à Istanbul. Cela faisait 5 ou 6 ans que je n’y avais plus mis les pieds. Il y faisait froid mais peu importe, cette ville est envoûtante. Espérons seulement que les vents d’Ankara n’arriveront jamais à l’étouffer ! Autre destination merveilleuse : l’Indonésie. En avion, en train, en voiture et même en scooter à Bali pour y découvrir émerveillé ses temples, déguster son excellente cuisine et partager d’agréables moments avec ses habitants. Des destinations à l’Est, même très orientales avant de reprendre le chemin des Amériques. Avec, comme en 2016, différentes missions brésiliennes dont le très réussi congrès d’Aracaju, d’autres encore en Colombie avec bien entendu une pensée particulière pour Cali ou encore un retour marqué dans plusieurs pays d’Amérique centrale. La pause estivale m’a de nouveau mené sur les rives de la Méditerranée, et entre formations et formations, on rit jusqu’à pas d’heure avec des amis venus du Canada, de Corée, de Russie, de Maurice… autour d’excellents et frais rosés de Provence Mais 2017 a aussi été l’année de l’Amérique du Nord avec, pour la première fois, quelques jours de mission sur la côte Ouest. J’ai enfin compris, ignorant que je suis, pourquoi San Francisco s’embrume mais c’est vraiment trop bien de traverser le Goldden Bridge à vélo ! Et terminer l’année sur la côte Est avec les supers moments passés avec mes amis canadiens sur l’île du Prince Edouard. Ah quelles sont bonnes les guédilles de homard ! Et qu’est-ce qu’ils vous rafraichissent les petits blancs de l’Ontario, malgré le froid qui pointait déjà du nez en ce début de novembre ! Ou encore à arpenter les rues grouillantes de Manhattan, j’adore ! Comme j’aime sortir courir dans Central Park alors que le blanc des premières gelées d’hiver commence à le couvrir au petit matin. 2017, ce sont de nombreux autres pays qui remplissent les pages de mon passeport et surtout mes yeux qui ne cessent d’être émerveillés par ces rencontres uniques et passionnantes. Parmi ces lieux, il y a eu Porto Rico juste quelques mois avant l’ouragan qui a si dramatiquement et profondément blessé l’île. Comment ne pas y penser au moment on l’on tourne la page de cette année 2017.

Il n’y a pas que le travail, il faut aussi savoir profiter des bons moments…

Après une parenthèse de 3 ans, me voilà de retour en Catalogne. Sans vraiment quitter l’Amérique latine, les nouveaux projets exigent de revoir les plans et c’est de nouveau depuis Terrassa que je prends le départ pour d’autres missions. L’avantage, c’est que quand je pose mes valises et m’éloigne du clavier, je peux reprendre mon sac à dos et partir en randonnée sur le sentier du parc naturel de Sant Llorenç del Munt i l’Obac. Une bonne façon de s’échapper du climat de plus en plus tendu dans le pays.

Dans un petit restaurant de Cedritos, à Bogotá. Un bon plat de ajiaco, quel délice !

Dans un petit restaurant de Cedritos, à Bogotá. Un bon plat de ajiaco, quel délice !

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Au comptoir du Pescados capitales, dans le quartier de Miraflores (Lima), le barman a décidé de nous faire déguster les piscos du pays...

Au comptoir du Pescados capitales, dans le quartier de Miraflores (Lima), le barman a décidé de nous faire déguster les piscos du pays…

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