Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘CECR’

CECR : de nouveaux descripteurs non exempts de polémique

Posted by Philippe Liria sur 11/02/2018

CECR – volume complémentaire

Cela faisait déjà quelques mois que le companion était disponible dans sa version anglaise, voici que la version française l’est enfin depuis ce mois de février grâce au travail de traduction de Gilles Breton et Christine Tagliante. Je me réfère bien entendu au fameux volume complémentaire de notre très cher, parfois trop peut-être au point de le vénérer – ce qui nous fait oublier que ce n’est qu’un outil de plus-, Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer… bref le CECR ou mieux encore, pour les intimes, le Cadre. Publié dans le cadre, accrochez-vous, du Programme des Politiques linguistiques de la Division des Politiques éducatives du Service de l’Education du Conseil de l’Europe (www.coe.int/lang-CECR), ce volume complémentaire de quelque 254 pages nous fournit donc de nouveaux descripteurs, fruits d’un long projet d’actualisation initialisé en 2014 et qui s’est déroulé en différentes étapes dans le souci de « combler les lacunes existant dans les échelles initiales de descripteurs« . C’est ce qui a permis d’élaborer de nouvelles échelles qu’on ne trouvait pas dans la version originale, comme celles sur la médiation, largement présentes dans ce nouveau compagnon de route des professionnels de l’enseignement des langues. D’autres, existantes, ont été revues : ainsi le contrôle phonologique fait-il l’objet d’une nouvelle échelle. On y trouvera également des descripteurs pour les langues des signes ou concernant les jeunes apprenants, ainsi que ceux portant sur l’interaction en ligne, les compétences plurilingues / pluriculturelles ou les réactions à la littérature.  Ce vaste projet, mené par Brian North et Günther Schneider, s’est fait avec la collaboration de nombreuses instituts du monde entier qui ont validé ces nouveaux descripteurs. Ce volume complémentaire est donc le résultat d’un travail de longue haleine qui ne perd pas de vue les objectifs du CECR original que les auteurs de l’avant-propos rappellent : (a) fournir un métalangage pour discuter de la complexité de la compétence langagière, réfléchir, communiquer des décisions sur des objectifs et les résultats d’apprentissage qui soient cohérents et transparents (b) proposer des idées pour l’élaboration de programmes et la formation des enseignants.

Ce rappel n’est pas inutile certainement quand on sait que le CECR est souvent détourné de sa finalité originale pour devenir à son insu un outil de standartisation. Mais attention, ces descripteurs, fraichement publiés en français, ont déjà provoqué des réactions critiques au moment de leur sortie dans leur version originale, en anglais. En octobre dernier, l’Asdifle, par exemple, a co-signé avec d’autres associations de professionnels de la didactiques des langues une tribune dans laquelle ses membres exprimaient leurs réserves sur cette révision du Cadre, la considérant inadéquate « au regard des évolutions de nos sociétés en Europe, de nos terrains, de nos travaux depuis le lancement officiel du CECR en 2000. » Pour les auteurs de cette tribune, et contrairement aux mises en garde pour éviter de tomber dans la standardisation que font les auteurs de ce volume complémentaire, on retrouverait une pérennisation « d’une certaine conception, standardisante et dogmatique, de la didactique des langues (…) ce qui témoigne à la fois d’une cécité certaine, qui conduit à la destruction de toute réflexion dynamique et située, et d’une amnésie coupable vis-à-vis de l’histoire même du CECR et des projets d’une partie des personnes qui ont œuvré à sa réalisation. » Cette tribune est particulièrement sévère sur les nouveaux descripteurs comme ceux de médiation, de plurilinguisme, d’interculturel ; des concepts qui ne sauraient être enfermés « dans des grilles, sauf à vouloir les contrôler en les technicisant pour en assécher toute la diversité et l’hétérogénéité. » Ils ont certainement raison de rappeler que les risques d’une « utilisation coercitive, normative et, in fine, autoritaire, du CECR » est hélas possible dans cette Europe actuelle qui semble parfois plus proche des années 30 du siècle dernier que des idéaux encore bien présents dans l’esprits des auteurs du Cadre original.

Même si la demande des signataires de cette tribune de sursoir la parution de ce volume complémentaire du CECR n’a pas été entendue, il ne faut pas perdre de vue la nécessité d’avoir un regard critique sur cet outil qu’est le Cadre et être vigilants, à tous les niveaux,  des éventuels abus qui pourraient en découler sous l’excuse de la validation de certains niveaux de compétence à partir de descripteurs et d’échelles qui peuvent, pour reprendre les propos de cette tribune, déshumaniser l’appropriation et la transmission des langues et stériliser la réflexion en encourageant des orientations uniformisantes, alors que nous avons justement besoin, dans ce monde pluriel, de mieux prendre en compte la diversité, notamment celle d’apprentissage. Il faut certainement trouver un juste milieu pour profiter au mieux d’un outil qui doit nous faciliter la tâche d’enseignement des langues sans pour autant tomber dans les travers auxquels nous mène toute sacralisation. Or, on le voit bien dans notre quotidien, le Cadre est parfois brandi et cité, souvent faussement d’ailleurs, par des ayatollahs des grilles d’évaluation. Celles-ci sont utiles, et nous ne le nieront pas, mais il faut aussi savoir les interpréter et même en sortir.

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Proposition pédagogique FLE : écrire une nouvelle de science-fiction (CECRL B2)

Posted by Philippe Liria sur 22/09/2012

En août dernier, nous quittait l’écrivain français de science-fiction Roland C. Wagner. J’avais à l’occasion écrit une petite note sur cet auteur et suggérais une petite activité sur la ponctuation, simple excuse pour que nos étudiants partent à la découverte d’une œuvre de science-fiction de la littérature française. Si j’écris de nouveau quelques lignes au sujet de Roland C. Wagner, c’est parce que j’avais complètement oublié de signaler pour les professeurs qui ont des élèves en B2 qu’ils peuvent travailler l’écriture autour du thème de la science-fiction justement dans l’unité 2 de Version Originale 4 (Editions Maison des Langues, 2012) où est abordée la question de l’identité numérique et des mondes en réseaux. Dans la tâche finale, il est demandé aux étudiants d’imaginer une histoire basée sur l’identité numérique qui dans l’avenir serait devenue plus importante que l’identité réelle.

Passage à l'action

Extrait de Version Originale 4 (EMDL)


Pour les professeurs intéressés, je mets à leur disposition en format PDF cette unité extraite du manuel de l’élève. Ils pourront ainsi la télécharger et la travailler en classe avec leurs élèves de B2. Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la méthode, je les invite à visiter le site des Éditions Maison des Langues où ils trouveront tous les renseignements nécessaires.
Télécharger les documents en PDF :
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Sagesse numérique, motivation, apprendre à apprendre… Repenser l’apprentissage

Posted by Philippe Liria sur 26/08/2012

Cette semaine, ce sont deux liens fournis par des amis de Facebook qui ont retenu mon attention. Curieusement, les deux s’interrogent sur le sens de l’éducation et il m’a paru intéressant de partager avec les lecteurs de ce blog ces quelques réflexions. La première part d’un article sur la pédagogue étatsunienne Cathy Davidson et l’autre sur le film documentaire La educación prohibida (Argentine, août 2012). Dans les deux cas, la réflexion nous amène à nous poser des questions sur nos pratiques de classe, dont celles de la classe de FLE.

Marc Prensky

Dans un entretien sur RSLN, Marc Prensky évoque sa vision de l’école de demain ou plutôt celle d’après-demain. Prensky, vous le connaissez certainement car c’est l’auteur du concept de « migrant numérique » et de « natif numérique ». Il parle aujourd’hui de « sagesse numérique » (cf. son ouvrage From digital nativ to digital wisdom: Hopeful essays for 21st Century Learning – 2012 Corwin, 240 pages) ce qui nous renvoie à ce idée de l’homme posant des questions, analysant les situations… Bref, l’homme de l’avenir ne doit plus apprendre pour apprendre mais comme on le répète depuis déjà longtemps « apprendre à apprendre » afin d’être autonome. C’est ce qui fait dire à Tommy Pouilly, animateur sur le blog de RSLN, que l’éducation de demain ou d’après-demain devrait peut-être ressembler à celle d’avant-hier (cf. l’article de Tommy Pouilly). Pourquoi ? Parce que la classe d’aujourd’hui ressemble encore trop au système éducatif d’hier, c’est-à-dire des XVIIIe et XIXe siècles comme le rappelle d’ailleurs l’introduction du film-documentaire La educación prohibida. Un système qui n’a pas grand-chose à voir avec le monde à venir. Par contre, si nous creusons un peu plus, nous verrons que les méthodes socratiques (questions/réponses) du disciple éveillé par la curiosité d’un phénomème qui fait qu’il interroge le maître pour mieux comprendre sans pour autant espérer la solution mais plutôt des éléments qui le guideront vers celle-ci.

Cathy Davidson

C’est que suggère Cathy Davidson dans son livre Now you see it sur lequel se base l’article de Pouilly. Cathy Davidson, dont je vous recommande le blog, pense que cette approche répond mieux aux réalités actuelles et surtout à venir où l’imprévisible reprend le dessus sur le monde prévisible que des dernières décennies. C’est pourquoi l’éducation doit se charger de fournir aux élèves les outils pour qu’ils sachent (se) poser les bonnes questions pour progresser plutôt que d’apporter des savoirs déjà mis en boîte, peu motivants et surtout déconnecter du monde qui les attend.

Cette remise en cause de l’éducation telle qu’on la pratique actuellement, c’est aussi le sens du film documentaire La educación prohibida (L’éducation interdite)* du réalisateur argentin German Doin et de toute son équipe. Réalisé sur le principe du crowdfunding, à partir d’une enquête menée dans sept pays d’Amérique latine et en Espagne auprès de quelque quatre-vingts spécialistes (éducateurs, professeurs, pédagogues…), ce document s’interroge sur la nature même de l’apprentissage, les choix des apprenants, leurs motivations, l’importance de l’affectif dans le développement de l’individu, membre d’une société dont il est acteur. Il passe en revue les deux derniers siècles de tradition scolaire pour ensuite récupérer des réflexions autour d’autres voies qui ont osé remettre en question le modèle d’école traditionnelle. On y retrouve les expériences éducatives de différentes écoles (Montessori, Home schooling, pedsistema, edupopular, educación libre, logosófica, proyecto Kilpatrick, AC activa, escuela democrática, Waldorf…) qui ont toutes en commun de placer l’enfant au centre d’un projet éducatif où l’autonomie d’apprentissage est fondamentale ; des expériences qui montrent que l’enfant s’intéresse aux choses qu’il fait parce qu’elles ont du sens.

Un film sur l'éducation centrée sur l'amour, le respect, la liberté et l'apprentissage

La educación prohibida (Argentine, 2012)

*Ce film est en espagnol mais la version sous-titrée en français est disponible à partir du site. Toujours sur ce site, vous y trouverez de nombreuses références et des liens vers toutes les écoles et tous les spécialistes qui ont participé à ce projet.

Après cette réflexion sur ces deux sujets, penchons-nous sur ce que nous demandons à nos élèves dans le domaine de l’enseignement du français langue étrangère. Et que constatons-nous ? Combien il est difficile d’adapter nos pratiques à ces nouvelles exigences, même si le souci d’y parvenir est bel et bien présent depuis quelques années dans les tentatives de mise en place d’une part, de nouvelles pratiques en lien avec l’approche actionnelle et, d’autre part, en cherchant à introduire des activités s’appuyant sur les plateformes d’échanges et les wiki (des expériences existent sur Moodle ou sur des blogs comme ceux de Babelweb ou le web 2.0 des méthodes FLE Version Originale ou Nouveau Rond-Point).
Pas simple. Nous voyons en effet que malgré ces essais, beaucoup d’enseignants continuent de privilégier les exercices fermés, du déjà mis en boite, prêts à servir avec des réponses fermées. Car même en ligne, ces exercices ont conservé la même dynamique ; ce qui a changé, c’est qu’ils sont tout simplement plus esthétiques et plus agréables. Par contre, nous observons les difficultés à proposer un apprentissage qui aurait recours à ces espaces virtuels plus ouverts et certainement plus motivants pour les élèves. On sait que ce n’est pas simple et cette mise en place ne dépend pas forcément ou pas uniquement de l’enseignement mais aussi de l’environnement dans lequel professeurs et élèves se trouvent (les curricula, le nombre d’heures présentielles, les outils dont on dispose et la formation proposée aux enseignants ou le temps qu’ils ont pour préparer leurs cours, etc.).
Alors que nos élèves devraient savoir écrire des courriels dans des différents registres, des textos, de tweeter… nous continuons de leur demander d’écrire des cartes postales et des lettres administratives ; alors que les B2 et les C1 doivent savoir faire des exposés et rédigés des compte rendus – certainement utiles – qui leur enseigne à monter des powerpoints (et l’accompagnement – oral la plupart du temps qui va avec) ? Nous commençons à peine à accepter que le téléphone portable devienne un outil de plus en classe et non pas un objet qui dérange. Il y a un décalage, qui n’a cesse de se creuser mais savons-nous vraiment y remédier ? Permettons-nous à nos élèves de poser les questions, de découvrir la langue à travers le plaisir ? Les objectifs du CECRL sont bien beau mais si, comme c’est le cas, les programmes, les curricula, les traditions d’apprentissage – le passé composé s’étudie à tel moment et pas un autre, etc. – reprennent le dessus – a-t-on jamais pu vraiment les écarter ? -, nous ne parviendront pas à motiver les élèves. Il faut donc que nos classes de langue soient de plus en plus en contact avec la réalité, c’est que permet l’outil internet pour que les élèves n’aient plus l’impression qu’apprendre le français, ça ne sert qu’à améliorer une note globale.
Depuis quelques années, les propositions autour de l’actionnel et le développement de l’interdisciplinarité contribuent certainement à aller dans ce sens, contribuent à repenser notre perception de la classe de langue et donc celle qu’en auront les élèves.

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Université d’été d’Izmir : un bilan plus que positif !

Posted by Philippe Liria sur 09/07/2012

J’avais mis une petite note pour annoncer cette université d’été. Celle-ci a été un vrai succès comme le rapporte Latitutde France sur son site : « La deuxième Université d’été a eu lieu du 18 au 22 juin à Izmir. Cet évènement a été organisée par l’association des Professeurs de Français d’Izmir (APFIZ) et le service de Coopération linguistique et éducative de l’ambassade de France et de l’antenne de l’Institut français de Turquie à Izmir. L’ouverture des travaux s’est déroulée dans les locaux mis à disposition par l’université d’Économie, en présence de l’ambassadeur de France, Laurent Bili et du professeur Tunçdan Baltacioglu, recteur de l’université d’Économie d’Izmir. » Pour en savoir plus, lisez l’article complet que consacre Latitude France à cet évènement.

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La didactique des langues interrogée par les compétences

Posted by Philippe Liria sur 17/06/2012

L’autre jour, j’ai eu le grand plaisir de trouver sur la table de mon bureau un petit paquet. Il arrivait de l’Université de Bourgogne. À l’intérieur, le dernier ouvrage de Jean-Jacques Richer : La didactique des langues interrogée par les compétences. J’ai découvert Les écrits de Jean-Jacques Richer quand nous préparions notre livre sur l’approche actionnelle dans l’enseignement des langues. Son point de vue, indiscutablement situé dans une perspective de rupture entre approche communicative et actionnelle m’intéressait alors particulièrement. Nous lui avions commandé alors un article sur la question.
C’est en poursuivant ses recherches en didactique, qu’il propose maintenant d’aller encore plus loin dans son analyse tout en s’arrêtant un temps pour essayer de faire le point car, non sans raison, il considère que la didactique des langues se trouve dans une période d’hésitation. Pour cela, il convient de s’interroger sur la notion de « compétence » depuis la définition de Chomsky jusqu’à la situation présente. Comme Puren, Richer considère que nous devons aller au-delà de l’état programmatique dans laquelle se trouve la perspective actionnelle pour « ouvrir de nouveaux chantiers » sur la typologie textuelle, la tâche, le projet…
L’ouvrage, divisé en trois parties, propose d’analyser la notion de compétence à partir d’un passage en revue du terme même pour ensuite s’interroger sur ce qu’est le Cadre européen commun de référence pour les langues : simple reconduction du communicatif ou nouveau paradigme méthodologique ? Finalement, admettant que celui-ci est à peine esquissé par le Cadre, il propose d’essayer de développer la linguistique actionnelle, les compétences langagières et de stratégie, mais aussi de revisiter la définition de la tâche en faisant la différence entre celle-ci et le projet. Ce qui, selon lui, implique aussi une redéfinition de la séquence didactique et une reprécision du rôle de l’enseignant.

Pour en savoir plus, voici les références de l’ouvrage :
La didactique des langues interrogée par les compétences, Jean-Jacques Richer. Coll. Proximités « Didactique », E.M.E. Bruxelles, 2012. 196 pages.
À lire aussi, la note de lecture que Christian Puren a mise sur son site.

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Dans la peau de l’auteur

Posted by Philippe Liria sur 06/06/2012

Rendez-vous vendredi et samedi prochains pour la Rencontre FLE de Paris. J’espère y retrouver certains d’entre vous. Pour l’occasion, j’animerai un tout nouvel atelier pour essayer de rapprocher le monde des profs de celui des éditeurs. Je vous attends donc pour assister à l’atelier Dans la peau de l’auteur.

Descriptif :
Dans cet atelier, nous allons analyser la structure d’une unité didactique : les composants, les documents, les activités, la place de la grammaire ou du lexique, les consignes, le public et son contexte,les rôles de l’apprenant et de l’enseignant… mais aussi les liens avec l’édition. Bref, tous ces éléments que l’auteur doit prendre en compte et savoir combiner pour qu’ils forment une unité didactique. Cette première partie se basera sur des exemples d’unités de niveau A1 de manuels pour grands adolescents et adultes et leur va-e-tvient avec l’édition.

Mise en pratique : dans un deuxième temps, les participants se mettront dans la peau de l’auteur de manuels FLE et devront façonner leur propre unité sans perdre de vue d’une part les objectifs didactiques et d’autre part les contraintes liées à la réalité de l’édition (public cible, méthodologie, contraintes externes, etc.).

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Rencontre FLE.

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L’approche actionnelle… mise en pratique

Posted by Philippe Liria sur 29/04/2012

Au cours de mes nombreux déplacements, quand les enseignants me posent des questions sur l’approche actionnelle, il s’agit en général de demandes faites sur un ton plutôt sceptique : actionnelle, oui mais quand et comment avec le temps, les effectifs, les programmes que lon a !!! J’essaie de les convaincre que l’actionnelle n’est pas une utopie et qu’elle peut très bien être mise en pratique. Les meilleurs exemples ne viennent finalement pas du discours que je peux tenir mais des faits, c’est-à-dire des travaux que mettent en oeuvre les professeurs qui travaillent dans cette perspective avec leurs élèves. Et il y en a… Je me souviens d’une professeure FLE d’un lycée du Costa Rica qui m’expliquait comment elle mettait en place de véritables projets qui impliquaient ces lycéens ou encore ces enseignants d’une école de tourisme au Nicaragua qui mettent en pratique l’actionnel appliqué au tourisme. Plus récemment, c’est un professeur qui enseigne aux États-Unis qui nous en parle sur son blog. Une mise en pratique bien réelle aussi, c’est celle qui utilise le web 2.0 pour créer un espace d’échange : visitez-la sur le blog de la Revue du Monde, qu’animent aussi bien des enseignants que des élèves. On y voit clairement comment les élèves qui contribuent à ce blog se servent de la langue pour agir, que ce soit pour s’informer sur les cultures auxquelles ils s’intéressent ou pour mettre en ligne des informations sur leur propre culture, et cherche ainsi à échanger avec leurs interlocuteurs. Il s’agit bien d’un exemple où l’utilisation de la langue au-delà des quatre murs de la classe en répondant à des objectifs clairement désignés dans des situations de communication vraiment authentiques, comme les tâches que nous proposons aussi dans les trois premiers niveaux de Version originale.

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Rencontre FLE – Paris 2012

Posted by Philippe Liria sur 17/03/2012

Depuis 2006, se tient à Barcelone la Rencontre FLE qui réunit des professionnels du Français langue étrangère du monde entier pour se pencher sur l’actualité didactique et pédagogique du moment. Cette rencontre combine la théorie dans un cycle de conférences et la pratique de classe au travers d’une douzaine d’ateliers.

Sur ce modèle les Éditions Maison des Langues souhaitent aujourd´hui vous proposer la première Rencontre FLE à Paris. Cette première Rencontre intitulée Passons à l’action ! Conférences, ateliers et pratiques de classe se déroulera les 8 et 9 juin 2012, à l’Alliance Française de Paris.

Le préprogramme sera mis en ligne fin mars.

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Université d’Été d’Izmir 2012 (Turquie)

Posted by Philippe Liria sur 17/03/2012

Après le succès de l’édition de 2009, l’Association des Professeurs de Français d’Izmir (APFIZ) vous donne à nouveau rendez-vous pour une semaine de conférences et d’ateliers. Cette deuxième édition se tiendra du 18 au 22 juin. Retrouvez l’ensemble du programme sur le site de l’association. J’aurai le plaisir de pouvoir y animer un atelier sur la mise en place d’une unité didactique dans une démarche actionnelle et j’y présenterai aussi l’ensemble de notre fonds de publication.

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L’actionnel, aussi pour les ados !

Posted by Philippe Liria sur 01/06/2011

On dit souvent que l’actionnel marche bien avec les adultes mais qu’avec les adolescents, c’est une autre paire de manches ! La mise en oeuvre de cette méthologie qui favorise le travail collaboratif à travers des activités en groupes et la réalisation de tâche n’est pourtant absolument pas incompatible avec les adolescents. La méthode français Pourquoi Pas ! nous le démontre : vous êtes des centaines de professeurs de français à travers le monde à nous faire régulièrement part de la satisfaction que vous avez à travailler avec cette collection.
Pour mieux vous accompagner dans ce travail, vous disposez maintenant du Pack de ressources de Pourquoi Pas ! 1. Ce matériel compémentaire comprend un CD avec le livre numérique et deux autres de fiches thématiques et de travail (lexique, grammaire…), ainsi que des fiches interdisciplinaires. Ce matériel, comme l’ensemble de la collection est disponible sur www.emdl.fr
Regardez cette vidéo où l’une des auteures de Pourquoi Pas ! nous parle de l’actionnel en classe et dans la méthode.

Entrevista 2 from Jornades Llengües Lleida on Vimeo.

 » title= »Pourquoi Pas ! – Entretien avec Matilde Martinez, coauteure de Pourquoi Pas ! » target= »_blank »>

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