Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘Classe inversée’

Pédagogie inversée : une carte mentale pour bien procéder

Posted by Philippe Liria sur 12/01/2015

cartementale.jpgPetit à petit, la pédagogie inversée est en train de gagner sa place au soleil. Les formations et les sites FLE s’en font de plus en plus l’écho, même si sa mise en place dans la classe de langue semble encore très discrète. Question de temps… Il y a à peine un peu plus de deux ans, c’était les yeux écarquillés que l’on écoutait untel parler d’inverser la classe (à commencer par les miens – à lire). Aujourd’hui, cette pédagogie fait son bonhomme de chemin car elle contribue à merveille à renforcer les tendances actuelles en enseignement/apprentissage des langues : autonomie, implication, responsabilité… On pourrait dire que, même si elle n’est pas nouvelle en soi (je vous renvoie au témoignage de Marcel Lebrun qui expliquait comment il inversait déjà ses cours dans les années 70), plusieurs éléments en favorisent la mise en place. A ce sujet, je vous recommande la lecture d’un article de Sophie Blitman en décembre dernier dans Educprosf.fr (La classe inversée, un véritable bouleversement pédagogique ?). Les cours hybrides qu’on trouve dans plusieurs établissements du réseau AF / IF sont la preuve qu’il faut absolument réfléchir à innover pédagogiquement. Pas question de supprimer la classe, qui doit, à mon avis, rester un lieu privilégié de rencontre mais il faut qu’elle évolue. Nous ne pouvons continuer à concevoir l’enseignement/apprentissage comme il y a 100 ans – et pourtant ! – et la conséquence d’un tel constat entraîne des changements à tous les niveaux (Certains parlent de tsunami numérique pour reprendre le terme d’Emmanuel Davidenkoff). Les institutions doivent réfléchir à de nouvelles façons de faire circuler les savoirs ; les acteurs de la classe – profs et élèves – doivent s’impliquer différemment ; les supports ne peuvent plus être ceux d’hier (en tout cas pas seulement) et nous devons absolument nous interroger sur les nouveaux outils de la classe, notamment sur l’avenir des manuels (sommes-nous en train de refermer la « parenthèse Gutenberg » ? comme l’a déjà suggéré Sauerberg dans ce monde de transition vers le numérique) ; les espaces aussi doivent être revus, qu’ils soient réels ou virtuels et bien entendu les techniques de classe doivent être revisitées (comme ses espaces d’ailleurs) à la lumière de tout ce qui est à la portée des enseignants et des apprenants. Dans ce contexte, sans parler pour autant de formule « miracle » (celle-ci n’existe pas), la pédagogie inversée peut apparaître comme une réponse à une partie de ces questions que nous nous posons face à ces défis de la classe non plus de demain, mais bien d’aujourd’hui, même si l’odeur et la poussière de la craie et la présence de vieux pupitres aux côtés d’un vieux tableau noir à moitié cassé nous rappellent encore trop souvent le XIXè que ce XXIè siècle dans lequel nous nous trouvons pourtant bien.
Mais comment la mettre en place ? Comment procéder pour que cette inversion de la classe prenne ? Quelles sont ses implications ? Quels sont les outils à prendre en compte ? Quel rôle pour chacun ? Elèves et professeurs, bien sûr mais aussi l’administration de l’établissement que ce soit sur les aspects plus techniques et technologiques (place du smartphone dans la classe/école, accès à Internet…) que sur la question pédagogique (l’enseignant doit se sentir soutenu dans sa démarche). Combien d’expériences novatrices sont frustrées par des administrations trop frileuses, craignant de perdre des élèves car le projet pédagogique n’est pas bien expliqué aux parents ou directement aux élèves dans le cas des apprenants adultes ?
C’est à ces questions et bien d’autres encore au sujet de la pédagogie inversée qu’essaie de répondre efficacement Sophie Guichard à travers une carte mentale que vous pouvez retrouver sur Youtube. Ses explications sont claires, accompagnés d’exemples précis qui vont certainement contribuer à diffuser un peu plus ce nouveau « champ de pensée (…) au niveau de la pédagogie » comme elle le dit elle-même. Encore une fois, cet exemple n’appartient pas au domaine de l’enseignement des langues mais à celui des mathématiques. Mais pourquoi les sciences s’y prêteraient-elles plus que les langues ? Ne cherchons-nous pas dans nos classes à favoriser la pratique de la langue ? Pourquoi l’explication de la théorie de Pythagore ou des logarithmes seraient-elles plus passionnante dans une capsule vidéo que celle de la différence entre imparfait et passé composé ? J’espère en tout cas que cette vidéo que j’ai découverte grâce aux excellents liens que propose le Facebook Journées FLE 2014 Institut français d’Espagne (merci Valérie) vous donnera des pistes de travail pour la classe.

Publicités

Posted in Actualité du français, FLE et didactique | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comment éduquer au XXIe siècle ?

Posted by Philippe Liria sur 19/09/2014

Si vous ne l’avez pas encore eu entre les mains, je vous recommande le dernier numéro de Sciences humaines qui consacre un dossier sur l’éducation du XXIe siècle : Éduquer au 21eme siècle. Et pour compléter votre lecture, toujours sur le même sujet, lisez aussi la chronique Meirieu de Philippe Meirieu dans Le café pédagogique qui commente les innovations suggérées par Sylvain Marcelli dans son article « Huit idées pour réinventer l’école ». Philippe Meirieu propose notamment une réflexion sur la pédagogie inversée.

Posted in FLE et didactique, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

L’élément de Robinson en un simple coup d’oeil

Posted by Philippe Liria sur 22/08/2014

Robinson Format 30Je vous ai beaucoup parlé de Ken Robinson et de ses travaux. Il y a quelques mois, je vous avais présenté sur ce blog L’élément dans sa version française (cf. article), un ouvrage indispensable pour mieux comprendre la réflexion autour d’apprentissage et créativité. Hier, c’est une amie (Merci !) qui m’a signalé un résumé de ce livre sous forme de mindmap que vous pouvez retrouver sur Format 3.0, le blog de Marco Bertolini, consacré, entre autres, à la pensée visuelle, mais aussi à la formation et l’éducation et d’une façon plus générale à l’emploi des technologies dans l’enseignement.

Au-delà de ce que dit ou écrit Ken Robinson, il est temps que dans l’enseignement du FLE, nous approfondissions nos réflexions sur les implications de la créativité dans l’apprentissage, que nous interrogions nos pratiques de classe, le matériel que nous élaborons, les programmes que nous concevons et voir ce que nous pouvons faire pour améliorer la place faite au « comment apprennent mes élèves » plutôt que nous centrer sur le « comment j’enseigne ». Il parait que c’est un point de vue très anglo-saxon, comme le signale Emmanuel Davidenkoff dans un entretien sur Médiapart, mais si cela contribue à l’obtention de meilleurs résultats, pourquoi ne pas le prendre en compte ?
Évidemment, cette réflexion nous obligera à revoir une grande partie de nos croyances autour de ce qu’il faut enseigner et pour les apprenants, ce qu’ils doivent apprendre. Pas simple, pour personne ! Car l’on sait que les réticences ne viennent pas que du corps enseignant. Elles viennent aussi des apprenants, s’ils sont adultes, et dans les cas des plus jeunes, souvent de leurs parents qui continuent à associer l’apprentissage de la langue à une accumulation des connaissances, notamment grammaticales. Et aussi des institutions qui pour mille et une raisons préfèrent rester conservatrices plutôt que d’oser de nouvelles pratiques de classe et bien entendu d’évaluation, car si celle-ci n’évolue pas, rien ne servira de changer. A ce sujet, les apports de l’approche actionnelle, de la pédagogie différenciée ou de la classe inversée pourraient ouvrir de nouvelles perspectives à condition de prendre le temps de les mettre en place, de les tester, de les corriger… Pas simple dans ce monde du FLE si précaire !

Posted in Billet d'humeur, FLE et didactique | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Pédagogie inversée, un livre et une carte

Posted by Philippe Liria sur 02/05/2014

Voici deux informations concernant la pédagogie inversée…

La classe inverséeTout d’abord, une publication en français… Je ne l’ai pas encore lue mais on vient de me signaler – merci Rachel 🙂 -, la sortie en français d’un ouvrage sur la pédagogie inversée qui m’a l’air particulièrement intéressant. Il s’agit de La classe inversée
Technologie de l’éducation
de
Sams et Bergmann aux Éditions Reynald Goulet Inc. (2014). Il s’agit de la traduction de Flip Your Classroom: Reach Every Student in Every Class Every Day‘, livre qui fait référence sur le sujet.
Vous trouverez sur le site de l’éditeur le sommaire, la préface d’Isabelle Nizet, de l’université de Sherbrooke, et le premier chapitre en lecture en ligne.

J’en profite d’ailleurs pour reprendre en français ce qu’est et n’est pas la pédagogie inversée selon les auteurs de ce livre…
La pédagogie inversée, ce N’est PAS :

– Un synonyme de vidéo en ligne. La plupart du temps les personnes qui entendent parler de la pédagogie inversée font le lien avec des vidéos alors que ce qui le plus important, c’est l’interaction et les activités d’apprentissage pleines de sens pendant le temps d’échange ;
– Remplacer les enseignants par des vidéos ;
– Un cours en ligne ;
– Des apprenants travaillant sans structure ;
– Des apprenants qui passeraient leur temps en classe collés à l’écran ;
– Des apprenants qui travailleraient tout seuls dans leur coin.

La pédagogie inversée, C’EST :

– Un moyen d’augmenter le temps d’interaction et de contact personnel entre enseignants et apprenants ;
– Un environnement où les apprenants se responsabilisent de leur propre apprentissage ;
– Une classe où l’enseignant n’est pas le « sage en scène », mais le « guide sur le côté » ;
– Une combinaison entre l’instruction directe et l’apprentissage constructiviste ;
– Un cours où les apprenants absents parce qu’ils ont été malades ou ont dû s’absenter en raison d’activités extrascolaires (compétitions sportives par exemple) ne soient pas à la traine ;
– Un cours où les contenus sont systématiquement archivés pour la révision ou la remédiation ;
– Un cours où les apprenants sont pleinement impliqués dans leur apprentissage ;
– Un lieu qui favorise la pédagogie différenciée.
(traduction libre de l’anglais, version originale : The Flipped Classroom: What it is and What it is not)

La deuxième information, c’est cette carte heuristique que mentionne et commente Marcel Lebrun. Elle présente les différentes phases d’une séquence de pédagogiqe inversée. Scoop.iteLearning – entre pedagogies et technologies – between pedagogy et technology

Détail des 4 phases d’une séquence d’apprentissage en pédagogie inversée dans le premier degré. Différence fondamentale avec le second degré : l’ensemble du processus se passe en classe. Carte mentale établie par Claire Marotine, CPD Tice Marne

Marcel Lebrun‘s insight:

Une bien belle carte reprenant les principes de la classe inversée avec, en détail, certaines phases de l’enseignement stratégique : contextualisation, décontextualisation, recontextualisation … Je m’y retrouve pas mal. Cela pose la question de savoir si la première phase (en préalable aux activités et interactivités en classe) doit être une partie théorique (la matière, les fondements …) ou alors la quête des éléments de contextes qui seraient amenés en classe par les élèves. Amener la théorie en dehors de la classe ou amener les contextes dans la classe ?

See on 62141417866867c5ff5c-ac878b5da2116fb25d1bf1d01adb7707.ssl.cf3.rackcdn.com

Posted in FLE et didactique | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

A voir… conférence inversée et débat avec Marcel Lebrun

Posted by Philippe Liria sur 19/03/2014

La classe inversée… Nous en parlons de plus en plus mais savons-nous comment la mettre en place ? C’est certainement la question qui revient le plus souvent quand on la cite. En effet, il ne suffit pas de demander aux élèves de regarder une vidéo avant de venir en classe. Comme il le signale, il faut baliser le cours, préparer des questions… Bref, ça se prépare : une scénarisation pédagogique est nécessaire. Cette petite vidéo qu’a préparée Marcel Lebrun nous rappelle les principes de la classe inversée mais surtout, nous présente une proposition de déroulé du cours sur un temps donné où sont définis les différentes étapes à suivre et le rôle qu’auront les étudiants à chaque moment. Il est intéressant aussi de voir les opinions des élèves sur ce type de cours et une remarque intéressante sur le besoin de développer les savoirs autour du travail collaboratif. On en peut pas se contenter de dire qu’il faut le mettre en place, il faut aussi apprendre aux élèves à travailler de la sorte.

Le cas que nous présente Marcel Lebrun ne concerne évidemment pas le FLE mais je pense qu’il serait tout à fait possible d’extrapoler ce modèle de classe et de l’appliquer au cours de français. Nous commençons de plus en plus à parler de cours hybrides comme nous l’avons vu lors de certaines présentations lors du congrès des SEDIFRALE.
Conférence inversée - Marcel Lebrun
Pourquoi ce type de classe devrait-il être réservé aux cours de sciences ? Pourquoi ne pas s’appuyer en revanche sur ces expériences et ces modèles de scénarisation pour les transposer au cours de langue ?

Ne vous contentez pas de regarder les 12 minutes de « conférence inversée » mais aussi la deuxième partie qui est la vidéo du débat en présentiel. Marcel Lebrun y aborde l’évaluation, les compétences, la motivation, le rapport entre l’apprenant et l’apprentissage, la réussite « académique », le rôle de l’enseignant et ses nouveaux rapports avec les apprenants (puisqu’il en est plus proche)…
La classe inversée - Marcel Lebrun (le débat)

Et ce qui est clair, c’est que la classe inversée doit favoriser le travail d’équipe, indispensable dans des processus hybrides comme celui-ci et développer aussi le travail en présentiel non seulement sur la mise ne place de compétences mais aussi des savoirs. Mais travailler ensemble pour faire des choses ensemble… Eh bien, cela aussi ça s’apprend !

Ces vidéos sont bien entendu disponibles sur le blog de Marcel Lebrun.

Posted in Actualité du français, FLE et didactique | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La classe inversée, invitée de la Rue des écoles sur France culture

Posted by Philippe Liria sur 23/02/2014

audio France-culturePour toutes celles et ceux qui s’intéressent à la pédagogie inversée ou ne la connaissent pas encore, je vous invite à écouter l’émission Rue des écoles du 19 février 2014. Trente minutes sont consacrées à ce modèle pas vraiment nouveau mais qui connaît, avec notamment la Khan Academy, un véritable engouement. Cela fait déjà quelque temps que je vous en parle et je peux confirmer l’intérêt que suscite cette pédagogie auprès des enseignants. L’émission le rappelle, ce n’est pas simple à mettre en place et il ne s’agit pas non plus de transformer sa classe au point de tout inverser. Pourtant cette pédagogie, directement liée au socio-cognitivisme, fait son chemin comme vous allez l’entendre. Profitez-en aussi pour lire les différents billets traitant la question que j’ai publiés sur ce blog.
Le site de France Culture complète l’émission avec quelques liens sur la pédagogie inversée.

Posted in Actualité du français, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , | 1 Comment »

Pédagogie inversée : Et si ça prenait ?

Posted by Philippe Liria sur 02/02/2014

Il est certainement encore trop tôt pour savoir si toutes ces technologies dont nous parlons tant dernièrement vont finir par changer l’approche de l’enseignement-apprentissage ou si, comme cela s’est déjà vu dans le passé, nous aurons fini par faire couler beaucoup d’encre pour pas grand-chose. Je vous renvoie à ce sujet à la chronique d’Emmanuel Davidenkoff du mercredi 29 janvier. Il y évoquait les « rendez-vous manqués de l’école » avec les technologies et reprenait un excellent billet de Matt Novak sur ces 15 technologies qui auraient dû révolutionner le monde de l’éducation (15 Technologies That Were Supposed to Change Education Forever). Pour exemple, cette fillette qui dans les années 20 aurait retrouvé le goût de faire ses devoirs grâce à la radio à en croire les promesses de la revue Science and Education. Ne manquez surtout pas ce billet si vous ne l’avez pas encore lu !
The Radio Book of 1924
Mais on peut aussi imaginer que, à la différence de ce qui s’est passé à d’autres moments de l’histoire de l’éducation, la sauce prendra et que cela marchera. Ô miracle ! On constate d’ailleurs que de plus en plus d’établissements scolaires ou universitaires sont en train de changer leur façon de transmettre les savoirs, parce que leurs étudiants ont changé. L’usage des technologies est en plein essor. Aux États-Unis, près de la moitié des professeurs de l’enseignement supérieur est en train d’abandonner sa façon traditionnelle d’enseigner pour aller vers des modèles où les technologies liées au numérique prennent de plus en plus d’importance. Il ne s’agit pas de renoncer à un enseignement « classique » mais plutôt de chercher à mettre en place un système hybride. Cette combinaison entre numérique et nouvelle façon d’envisager la dynamique de la classe est certainement fondamentale d’autant que les étudiants d’aujourd’hui attendent autre chose de la classe que d’écouter la classe et prendre des notes. Les étudiants d’aujourd’hui ont grandi avec Internet haut débit, les jeux vidéos et les portables. On ne peut pas l’ignorer quand on envisage non pas la classe de demain mais bien celle d’aujourd’hui. La majorité souhaite que les parties plus théoriques de l’apprentissage se déroulent hors classe et permettent une plus grande autonomie tout en attendant de l’espace-classe qu’il favorise le travail en groupe et l’échange.
C’est ce qui nous fait penser que la pédagogie inversée (‘flipped classroom’) a certainement toute sa place dans l’évolution de l’enseignement-apprentissage. Le concept n’est pas nouveau en soi mais il est évident que l’arrivée en force des technologies en favorise rapidement le développement. Il motive différemment les élèves qui se sentent beaucoup plus impliqués dans leur apprentissage : l’espace-classe n’est plus un lieu de réception des savoirs, disponibles ailleurs et sur des supports variés. Il sert plutôt à l’échange, aux questions entre élèves et avec l’enseignant et à activer ses savoirs autour d’un projet. Les apprenants s’impliquent beaucoup plus dans la résolution des problèmes posés : ils sont plus créatifs, ils communiquent plus et interagissent beaucoup plus. Cela donne plus de sens à leur apprentissage.

Et en FLE?
Dans le domaine du FLE, nous voyons que de plus en plus de coordinateurs et d’enseignants s’y intéressent et commencent à mettre en place des initiatives pour que la pédagogie inversée fasse sont entrée dans la classe. Des expériences sont menées qui, espérons-le, déboucheront sur des résultats concrets et positifs. En tout cas, la réflexion sur la question a toute sa place puisqu’elle peut contribuer à envisager un espace-classe où les élèves puissent utiliser la langue ou s’interroger dessus après avoir visionné des capsules vidéo chez eux. Les notions de base sont ainsi préparées en amont à partir de la vidéo pour que l’espace-classe serve plutôt à une vérification et surtout une mise en pratique de ces notions en réalisant une tâche ou un projet.
Des capsules en ligne existent déjà comme celle que propose le site canadien de La machine à écrire. Pas conçu pour un public FLE, il est trop difficile pour des niveaux débutants, mais les explications sont tout à fait accessibles pour des apprenants de B1 et plus, ce qui permet de réviser chez soi les règles tout en vérifiant si l’on a compris. Et puis, cela peut donner des idées sur l’édition de ces capsules : pas questions d’avoir en face, sur l’écran, le visage d’un enseignant, ce qui serait soporifique pour l’apprenant, mais plutôt une animation, en musique, qui illustre les propos pour rendre l’explication plus claire.
Capture d’écran 2014-02-02 à 09.51.47
J’imagine, à un niveau A1/A2, la leçon sur le passé composé : la maison du verbe « être » animée dans un diaporama que l’apprenant pour voir et revoir autant de fois qu’il veut avec des exemples précis d’emploi. Tout se passe hors classe. Et quand il arrive dans la salle, ce n’est pas pour écouter le professeur expliquer que certains verbes se conjuguent avec l’auxiliaire « être » mais pour poser des questions sur ce qui ne serait resté flou ou pour échanger avec les autres apprenants de la classe à partir d’un questionnaire que le professeur aurait élaboré afin de motiver la réflexion autour de ce point de langue et finalement réaliser une tâche, plus ou moins développée, dans laquelle les apprenants devraient utiliser le passé composé voire expliquer à leur tour la règle. Ce ne sont d’ailleurs pas les exemples qui manquent où l’on voit des élèves mettre en images et en musique le célèbre couple Dr & Mrs Vandertramp – nom issu des principaux verbes conjugués avec « être »-. Voici deux exemples de travaux d’élèves d’un lycée de Monterrey (Mexique) expliquant l’utilisation d' »être » :
Capture d’écran 2014-02-02 à 09.39.42

Capture d’écran 2014-02-02 à 09.45.19

Et puis les leçons n’ont pas besoin d’être forcément traditionnelles. On peut justement les rapper comme on le voit dans cet exemple sur les participes passés proposé par le CEGEP de Jonquière :
Rap des participes passés
Ce changement, profond changement dans la dynamique de la classe, ne peut bien entendu être mis en place sans un accompagnement des enseignants et la mise à disposition des conditions matérielles pour que justement la technologie soit au service de l’apprentissage. Il faut notamment que les professeurs apprennent à éditer ces capsules et à proposer un contenu dynamique.
Des conseils existent en ligne comme ceux de Fiona Boughey qui explique sur son prezi (en anglais) comment mettre en place la pédagogie inversée en classe de français.
Je vous renvoie sur ce point à un billet précédent dans lequel je vous parlais d’un dossier sur la classe inversée qui apportait des pistes de travail pour la mise en place de cette pédagogie.
Alors cela prendra-t-il ? Trop tôt encore pour savoir si la montagne accouchera d’une souris, mais je suis convaincu que l’expérience en vaut la chandelle. Et vous, avez-vous essayé ?

Note : une partie des informations de ce billet sur la pédagogie inversée dans l’enseignement supérieur aux États-Unis est tirée de
Colleges Go Proactive with Flipped Classrooms par Wylie Wong dans EdTech.

Posted in Actualité du français, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

La pédagogie inversée… Conseils et exemples pour sa mise en place

Posted by Philippe Liria sur 06/01/2014

Quand vous parliez de pédagogie inversée ou de « flipped classroom » il y a encore quelque temps, on vous regardait avec des yeux d’étonnement. Alors que de nombreux pédagogues du Québec en parlait et que la presse québécoise s’en était fait l’écho (ex.:
La pédagogie inversée: qu’est-ce ? dans La Presse), c’est à peine si le sujet avait été traité en France. D’ailleurs, côté FLE, il me semble qu’une revue spécialisée comme Le Français dans le monde n’a pas encore abordé le sujet. Dommage! Ça viendra certainement…

Ceci dit, depuis septembre les choses ont l’air de bouger un peu (pas en FLE mais dans la classe de façon plus général) : l’arrivée de la Khan Academy en France et le développement des MOOC (et les doutes qu’ils soulèvent) dont le FUN ont suscité un certain intérêt qui a permis de donner une certaine diffusion de la pédagogie inversée et des concepts qu’elle développe. La presse généraliste française a publié de nombreux articles sur la pédagogie inversée (ex. : Le blog Internet Actu du journal Le Monde en octobre) et des expérimentations à grande échelle sont en train de se mettre en place. Je pense notamment à celle que mène depuis octobre 2013 le lycée Marguerite Yourcenar d’Erstein dans le Bas-Rhin. Les professeurs de 2nde et de 1re de plusieurs disciplines (Français, Sciences économiques et sociales, Histoire, SVT, Allemand et Anglais) et deux niveaux de classe se sont impliqués dans un projet qui combine la pédagogie inversée et l’approche actionnelle. Cette expérimentation est filmée. Je vous conseille de vous rendre sur le site et de visionner les différentes capsules en ligne (trois épisodes divisés en plusieurs parties pour le moment mais les autres seront disponibles à mesure qu’avancera l’année scolaire) : vous pourrez y voir des exemples concrets de mise en place de la pédagogie dans la classe, voir la préparation des contenus didactisés, écouter les réactions des enseignants et des lycéens et vous pourrez vous-mêmes réagir ou poser des questions en intervenant sur le forum de cette websérie pédagogique.
Cet intérêt, je le constate moi-même sur ce blog en voyant comment depuis quelques mois vous êtes de plus en plus nombreuses/-eux à chercher des informations sur cette pédagogie.

Si l’envie vous prend de mettre en place une expérimentation de pédagogie inversée, vous pouvez aussi être intéressés par « dossier classe inversee« , un petit dossier, petit mais très complet, paru au printemps 2013 pour que vous puissiez justement vous lancer. Élaboré par Audrey Miller pour le compte d’Infobourg et de Carrefour éducation, il a pour objectif de proposer « de faire le tour de la question et de prendre connaissance de l’expérience de certains enseignants. Ainsi, chacun
sera en mesure de voir si l’option peut lui convenir.
 » Après un rappel des caractéristiques de la pédagogie inversée, le dossier passe en revue les outils qui en permettent la mise en place puis s’attarde sur le comment faire pour vraiment passer de la théorie à la pratique, sans oublier quelques trucs fort utiles. Finalement, vous y trouverez un guide de ressources pour en savoir plus sur la pédagogie inversée et pour trouver des exemples concrets de mise en pratique. Vous verrez que la plupart sont des exemples en lien avec des disciplines non linguistiques, et plutôt scientifiques. Comme je l’ai déjà signalé dans des billets précédents sur la pédagogie inversée, il semblerait que pour le moment il n’y ait pas vraiment d’expérimentation menée dans le domaine des langues, notamment du FLE. J’attends rapidement d’être corrigé et pouvoir écrire un billet sur les exemples qui pourraient exister…
Finalement, et merci à Elena Pérez pour la suggestion, je voudrais signaler comment la baladodifusion vidéo peut être mise au service de la pédagogie inversée comme le montre ce diaporama proposé par Samuel Bernard, encore un professeur de mathématiques ! Mais cela peut donner des idées…

Posted in Actualité du français, FLE et didactique, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le numérique en classe de FLE… On en a parlé à la Rencontre FLE 2013

Posted by Philippe Liria sur 24/11/2013

Table ronde - Rencontre FLE Barcelone 2013 (photo, Garcia Ortega)

Table ronde – Rencontre FLE Barcelone 2013 (photo, Garcia Ortega)

Vendredi dernier, s’est tenue la première table ronde de la Rencontre FLE de Barcelone qu’organisent les Éditions Maison des langues en collaboration avec Difusión et l’Institut Français de Barcelone. C’était l’heure de la sobremesa, moment idéal pour la tertulia, ce moment de discussion autour d’un café sur un sujet qui général fait débat.
Le nôtre, c’était Le numérique et l’enseignement/apprentissage du français dans lequel nous voulions parler de tout ce qui de près ou de loin est en lien avec les TNI, les manuels numériques, les tablettes, les accès à Internet, les Smartphones dans la classe, le web 2.0, les plateformes, les CLOM (Cours Ouvert et Massif en Ligne), ce gallicisme pour MOOC (ces Massiv Open On-line Courses) dont on parle tant, etc. Et un long etcétéra souvent accompagnés de nombreuses et légitimes questions. Des questions autour des supports et surtout de leur utilisation. En effet, tout ça, c’est bien, souvent très beau… mais pour quoi faire finalement ? À quoi bon tous ces outils si nous ne changeons pas les habitudes d’enseignement ? D’autant que celles de l’apprentissage aussi évoluent, parce que nos apprenants aussi. Certes, c’est facile à dire, mais pas forcément facile à mettre en place…
Autour de cette table, virtuelle d’ailleurs, étaient présents Bernard Gillman de l’Institut français de Barcelone, Christelle Combe Célik de l’Université de Franche-Comté, Nathalie Bittoun de l’Universitat Oberta de Catalunya et François Blondel de l’Institut français de Madrid. Toutes et tous nous ont présenté leur point de vue et leur expérience par rapport au numérique.
Et cette table ronde n’a pas été le seul espace pour en parler. Des ateliers, un de échanges d’expérience et la conférence de clôture (prononcée par Christelle Combe Célik et que vous pourrez prochaine retrouver en podcast sur le site de la Rencontre) ont permis d’entrer encore plus dans le vif du sujet.
conférence C. Combe Célik, Rencontre FLE Barcelone 2013 (photo : Garcia Ortega)

conférence C. Combe Célik, Rencontre FLE Barcelone 2013 (photo : Garcia Ortega)


Alors comment mettre en place un enseignement avec des tablettes ? Une plateforme ? Un espace virtuel d’apprentissage où élèves et tuteurs peuvent interagir ? L’interaction, c’est justement un des points qui soulèvent le plus de questions chez les enseignants. Peut-on vraiment la maintenir à distance ? Et surtout, maintenir l’affectif que crée cette interaction dans un espace de classe réel. François Blondel a voulu insister sur ce point : le virtuel aide à développer l’autonomie de l’apprenant, ce qui va l’aider dans la classe en présentiel.
Rien d’incompatible donc. Du moins si on voit ces expériences menées par l’Institut français avec sa plateforme ou la Universitat Oberta de Catalunya (UOC) et son Langblog – cliquer ici pour en savoir plus -, pour reprendre les exemples cités respectivement par Bernard Gillman, directeur de l’Institut français de Barcelone ou de Nathalie Bittoun, la coordinatrice des langues de l’Escola de llengües de la UOC
(Photo : Garcia Ortega)

(Photo : Garcia Ortega)

Les doutes voire les réticences sont toutefois présents. Un certain scepticisme se fait sentir à en croire les commentaires entendus dans la salle sur la possibilité de mettre en place de façon efficace toutes ces technologies au service d’une nouvelle pédagogie. Dans la salle et sur scène aussi : Christelle Combe Célik est plutôt sceptique quant à l’usage que l’on fait des TNI et s’interroge sur la véritable nécessité d’en étendre l’usage. Il faudrait peut-être plutôt regarder ce qui se passe du côté, par exemple, des tablettes et des leçons en ligne à travers de plateformes comme Moodle, qui permettent le développement d’une pédagogie différente comme celle de la classe inversée (flipped classroom). À ce sujet, laissez-moi illustrer cette classe inversée avec une vidéo (en anglais) que Christelle Combe Célik a partagée avec nous pendant sa conférence et qui nous vient du Flipped Institute.
Nathalie Bittoun la rejoint aussi sur les doutes émis quant à l’objectif réel des MOOC, du moins de certains contrôlés par les grandes universités américaines et qui viseraient surtout à faire de l’argent. Je vous renvoie ici à ce qu’en dit notamment Thierry Karsenti.
Les MOOC ont d’ailleurs été parmi les points qui ont, semble-il, retenu le plus de curiosité, même s’ils sont encore mal connus par beaucoup de professeurs, vu ce qui s’est entendu, non seulement lors de cette table ronde mais plus généralement pendant toute la durée de la Rencontre. Christelle Combe Célik nous signalait que les langues ont l’air d’être les grandes absentes de ces MOOC. C’est aussi ce que nous dit Mathieu Cisel dans un billet d’août dernier dans lequel il semblait s’étonner que « les langues, pourtant l’un des principaux marchés de l’apprentissage en ligne, restent à la marge (…) » mais laissait entrevoir les possibilités qu’offre la ludification, dont nous a parlé Fatiha Chahi dans son échange d’expérience. Cette approche, que certains connaîtront comme « gamerisation » permettrait de combiner l’interaction – et donc la dimension collective, encore mal exploitée par les MOOC – avec l’évaluation.
Pour les lecteurs qui voudraient en savoir plus sur les MOOC, outre les billets que j’ai consacrés au sujet dans ce blog, vous pouvez aussi visionner l’ensemble des vidéos (17) du dossier que lui a consacré TV5 Monde début 2013 pendant Expolangues.
Alors que les doutes existent autour des MOOC ou des TNI, la tablette semble, elle, faire ses preuves comme le montre Laurent Carlier dans ses ateliers (lire : Les tablettes, et si vous vous y mettiez ? et cet article du Cafe du fle : TICE. Tablettes tactiles et sélection d’applications utiles en classe ! Rencontre avec Laurent Carlier) ou encore l’École numérique dont je vous conseille vivement les épisodes de l’expérience de classe immersive menée avec des enfants de primaire. Bien sûr, ça ne concerne pas que les langues (même si le nº16 de l’École numérique était consacré au FLE/FLS/FLSco) mais ça peut nous donner des idées!

Quoi qu’il en soit, ce qui paraît se dégager de toutes ces discussions, c’est qu’il est essentiel de s’interroger sur l’apprentissage de demain qui passe nécessairement par l’intégration de ces outils, outils qui évoluent en permanence d’où la nécessité pour les professeurs, dont ceux de FLE, de mettre en place une veille technologique afin de les connaître et surtout de les intégrer dans leurs cours. La motivation des apprenants d’aujourd’hui et plus encore de ceux de demain devra composer avec ces éléments qui contribuent à ouvrir la classe sur l’extérieur. Célestin Freinet à son époque avait ouvert l’école sur le monde ; aujourd’hui, le numérique contribue à reprendre ce concept d’ouverture, nous rappelait José Segura, professeur des écoles et co-auteur de Zoom (Editions Maison des Langues, 2013). Il n’a pas tort. Aux professeurs d’accompagner les apprenants dans cette découverte. Les enseignants ont un rôle fondamental, différent mais indispensable, celui de guide. Ils doivent absolument mettre de côté leurs craintes du numérique, cesser de le percevoir comme leur ennemi, pour, au contraire, apporter tous leurs savoirs afin qu’au milieu de cette jungle d’outils et d’informations en ligne, ils puissent aider leurs élèves à discerner ce qui est vraiment important et à interpréter ce qu’ils voient et ce qu’ils lisent pour être formés à être autonomes dans la société de demain, dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est que le numérique occupera certainement une place centrale.

Posted in Actualité du français, Ateliers et formations, FLE et didactique, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

La pédagogie inversée sera prochainement l’invitée des Matinées du e-learning

Posted by Philippe Liria sur 22/09/2013

pedagogie_inverse_schemaDepuis quelques mois déjà, je reviens régulièrement à travers des notes et billets sur la pédagogie inversée. Cette scénarisation pédagogique mérite certainement une attention toute particulière dans un moment où nous sommes en train de repenser les façons de faire classe. Et justement ce matin, Marcel Lebrun, spécialiste en technologies de l’éducation, a publié sur son Facebook l’annonce d’une intervention qu’il réalisera le 14 octobre 2013 sur le sujet : ‘Flipped classroom’ : pédagogie inversée et scénarisation pédagogique dans le cadre des Matinées du e-learning.
C’est ce qui m’a justement permis de découvrir en plus cette excellente initiative qui entre dans sa quatrième saison et dont le but est d’aborder à travers des conférences-ateliers autour de méthodes pédagogiques innovantes, l’impact des technologies sur l’apprentissage et les lieux d’apprentissage. Co-organisées par les Universités Lyon2 et Lyon3, l’INSA de Lyon, L’ENS de Lyon, VétagroSup, l’Ecole Centrale de Lyon, l’IEP de Lyon et l’Université de Lyon, ces matinées proposent donc cinq sessions par an de réflexion autour l’e-learning, afin de permettre « une meilleure maîtrise des outils numériques » comme le revendique leur slogan.
La conférence de Marcel Lebrun analysera La scénarisation pédagogique « flipped classrooms » puis un autre intervenant s’intéressera plus particulièrement aux « droits applicables aux modules pédagogiques ».
Le site des Matinées du e-learning propose aussi de retrouver les principales interventions en vidéo : différents thèmes y sont traités comme l’Open education, les mondes virtuels, Twitter, les cartes heuristiques… Particulièrement intéressantes aussi, et en lien direct avec l’utilisation des technologies, les interventions autour des réflexions sur les droits (d’auteur, droits d’image, plagiat, contrefaçon, emprunt, exceptions pédagogiques…), un monde complexe que nous maitrisons mal, voire pas du tout et auquel nous sommes pourtant régulièrement confrontés, non seulement ceux, qui comme moi travaillons dans l’édition mais aussi enseignants et apprenants qui utilisent de plus en plus de ressources en ligne pour faire nos blogs, nos diaporamas, etc. et surtout de les diffuser.

Pour en revenir à la pédagogie inversée, alors que la Khan Academy vient de faire son entrée en France (toute la presse française en parle depuis la fin août), je constate, je ne sais si par méconnaissance ou reticence, que celle-ci n’a pas l’air de trop séduire l’enseignant FLE. Je me trompe peut-être et suis demandeur d’exemples de mise en place d’expériences en classe de français langue étrangère de cette pédagogie. Nous y reviendrons certainement…

Pour en savoir plus sur :
Les matinées du e-learning : Les matinées du e-learning

Au sujet du Khan Academy en France à travers la presse :
Khan Academy Français
Le ‘Khan Academy’ arrive en France. (France culture)
Khan Academy : l’école de demain arrive en France. (Franceinfo)
L’éducation face à la révolution des MOOC. (Les Échos)

Posted in Ateliers et formations, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , , | 3 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :