Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

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Le TNI en classe de FLE… quel avenir à l’ère de la tablette ?

Posted by Philippe Liria sur 22/02/2014

Le TNI en classe

Le TNI en classe de FLE

Que le numérique soit désormais présent dans la plupart de nos classes, cela ne fait aucun doute. Et si ce n’est pas encore le cas, cela ne saurait tarder : nous ne pouvons continuer à concevoir la classe comme au XIXe siècle. Nous ne pouvons ignorer le phénomène qui devrait « révolutionner » la classe, même s’il exige que nous interrogions nos pratiques d’enseignement et nous intéressions aussi de plus près à l’apprentissage. Ce qui n’est pas simple, j’en conviens. Bien entendu, il ne suffit pas d’avoir un accès Internet ou un tableau numérique interactif (TNI) dans la classe pour dire que nous avons intégré le numérique en classe, et encore moins pour prétendre y faire la « révolution ». Car au-delà de l’outil, il faudra revoir notre dynamique de classe. Rien ne sert d’avoir la technologie si nous délaissons la pédagogie. Par contre, l’un et l’autre mis ensemble peuvent former un excellent duo au service d’une approche active de l’apprentissage, notamment des langues. Le TNI est certainement l’un de ces partenaires, même si on peut se poser des questions – déjà – sur son avenir alors que supports et activités se développent sur les tablettes ?
Tablettes et TNI peuvent-ils faire bon ménage ?

Tablettes et TNI peuvent-ils faire bon ménage ?

Cependant, je voudrais ici m’intéresser plus particulièrement aux TNI et leur aspect technologique puisque ce mois de février est particulièrement bien fourni sur les réseaux du FLE de l’Internet en analyse de ce support. À commencer par le dossier spécial « Allume ton tableau » (ADF Podcast nº11, janvier 2014, à partir de 10’40’’) que le site Arts du FLE qu’anime Sébastien Durietz a élaboré sur les TBI – même si je préfère personnellement parler de TNI, mais ce n’est qu’une nuance, quoique… -. Ce dossier proposé par Jean Condé d’InteractiFLE (site consacré à la formation et au partage de ressources TBI en classe de FLE) sur le Podcast des ArtsduFLE passe en revue différents aspects techniques au sujet des TNI pour ensuite aborder la question plus pédagogique de leur utilisation, ce qui n’est pas inintéressant du tout pour éviter que cet outil ne devienne le nouveau veau d’or de la classe de FLE. Des remarques très pertinentes de Jean Condé pour une utilisation intelligente du TNI.

Les dangers du TNI

Les dangers du TNI


On appréciera aussi l’échange critique entre Sébastien Durietz et Jean Condé sur les ressources disponibles pour TNI de façon à garantir une qualité des activités : peu de choses et finalement un constat d’échec de la mutualisation de la création des ressources pour TNI.
Pour compléter cette interview, je vous recommande vivement la lecture de deux articles de Laurent Carlier* sur les TNI (et les VPI) et publiés sur le site T’enseignes-tu (le FLE) ?. Ces articles devraient vous aider à mieux choisir le TNI et connaître les logiciels (partie 1) afin de permettre une bonne utilisation en classe (partie 2). Il rappelle, en outre, les questions à se poser avant toute installation, comme celle de la formation des enseignants.
Ce dossier et ces articles sont vraiment importants pour peut-être aider à dépoussiérer ces quantités de TNI qui sont présents dans les salles de classe mais restés sans usage. Ils sont là, à dormir parce qu’à un moment donné il y a eu des budgets pour en acheter en masse. Malheureusement, leur arrivée s’est faite sans forcément être accompagnée de la formation nécessaire pour les rendre utiles en classe. Et si vous n’en avez pas encore dans votre établissement, de bien vous informer avant de vous précipiter à en acheter pour vos salles de classe.
Le TNI n’est certainement pas un outil mort-né mais il faut bien avouer qu’il est largement infra utilisé (souvent employé comme simple vidéoprojecteur à peine amélioré) et certains pensent qu’il est même dépassé par l’arrivée en masse des tablettes numériques. N’exagérons pas, celles-ci se développent et on constate que de plus en plus d’écoles en sont dotées – comme j’ai pu le vérifier de plus en plus dans de nombreux établissements privés du secondaire en Amérique latine -, mais le TNI peut constituer un exellent outil pour la classe.

Toujours autour du matériel numérique et toujours sur le site Arts du FLE, cette fois en collaboration avec Agito, le blog de Fred, ne manquez pas le podcast nº12 qui propose un comparatif de l’offre numérique chez les éditeurs FLE et… aussi un entretien que j’ai eu avec Sébastien Durietz (à partir de 56’29 ») que je remercie pour m’avoir permis de présenter le contenu numérique FLE des Éditions Maison des langues (EMDL)

Credit : Azam

Credit : Azam

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*J’en profite pour signaler que Laurent Carlier animera une formation sur l’usage des tablettes le 7 mars prochain (une des premières sur le sujet). Dans cette formation, il s’agira de faire le tour de cet outil, son intégration dans la classe, ses plus values pour le travail de l’enseignant et pour la mise en place d’une pédagogie collaborative et différenciée. De brèves apartés seront faites pour réfléchir aux aspects essentiels (technique et formation) avant tout déploiement en établissement.
Pour en savoir plus, lisez l’entretien de Laurent Carlier sur fle.fr du mois de septembre dernier.

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Rayonnement ? Non, éblouissement !

Posted by Philippe Liria sur 12/11/2013

laurent_fabiusQuand j’ai vu que mon ministre répondait aux questions de Sébastien Langevin dans le dernier numéro du Français dans le Monde (FDLM, nov./déc. 2013, n°390), je me suis précipité dessus. Parce que, monsieur Fabius, vous êtes en quelque sorte mon ministre. En effet, même si je ne suis plus professeur de français langue étrangère, je continue à partager avec eux un même cercle. Ce cercle qui se trouve justement dans votre champ ou devrais-je dire votre « rayon » d’action ?
J’avais très envie de vous lire. Cela vous paraîtra peut-être très corporatiste, mais je voulais surtout savoir ce que vous alliez dire sur les professeurs de français. Normal après tout, la revue s’adresse quand même à eux. J’ai donc un peu « zappé » vos propos sur notre grandeur. Je l’admets et m’en excuse car il ne fait nulle doute que c’est grâce à notre force économique au-delà de nos frontières que nous maintiendrons vivant l’intérêt pour apprendre notre langue. Nous ne pouvons l’ignorer. Et les questions de Sébastien Langevin vous ont permis d’expliquer en long et en large les enjeux que suppose cette politique extérieure dont vous êtes le plus haut dignitaire. Rassurez-vous, j’ai bien retenu l’essentiel : la France rayonne dans toute sa puissance sur le monde. Enfin, à vous lire, c’est que nous retenons.
Je ne sais plus combien de fois vous utilisez le mot ‘rayonnement’, peut-être un peu trop d’ailleurs… et je dirais que tout ce soleil dans les yeux finit par éblouir et il ne nous laisse plus voir la réalité. Non pas cette réalité de salon, celle qu’on se plaît à ressortir dans un discours d’ambassade, verre à la main et petit four dans la bouche. Réalité de salon que vous reprenez en citant des chiffres sur la Francophonie ; ces chiffres qu’on publie un peu partout, sortis dont ne sait trop où – apparemment personne ne le sait vraiment – mais qui en font sourire plus d’un. Peu importe, ceux-ci nous promettent un monde idéal, tout plein de citoyens du monde qui dans une trentaine d’années parleront français. 750 millions ! Quelle merveille ! Je veux y croire. Si si, sérieusement ! Voyant les procédés auxquels on a recours pour faire grossir les chiffres (sans doute sous une bonne exposition au rayonnement solaire) en rendant francophones dans les statistiques des populations qui, à l’exception de leurs élites, n’ont parfois jamais entendu un mot de français. Mais il est vrai que sous certaines latitudes se sont nos hommes d’affaires qui sont éblouis par toutes ces richesses qui émanent de la terre…
Éblouissement encore quand vous parlez de ces étudiants étrangers… Certes la France continue a distribuer des bourses mais n’oubliez pas que que depuis quelques temps ce n’est plus vers la France que la plupart regarde, mais de plus en plus vers le Québec. Pas grave, et même si le soleil y brille moins fort que sur la Côte d’Azur (ça rayonne moins diriez-vous), les portes y sont un peu moins fermées que dans l’Hexagone où il faut montrer « pattes blanches »… Au pluriel vue toute la paperasse à fournir… Quant au blanc, espérons qu’un certain bleu d’une triste et inquiétante marée montante ne le transforme en condition d’entrée ! D’aileurs, connaissez-vous la galère de ces jeunes étudiants? Avez-vous vu l’espoir d’un avenir meilleur briller dans leurs yeux, espoir qui ne faiblit pas malgré les heures et les heures de queue pour accéder à un bureau de Campus France. Parfois après des centaines ou des milliers de kilomètres en bus ! Éblouis eux aussi par une France rêvée, un peu trop sans doute, ils attendent, diplômes et DELF B1 ou B2 en poche, que les portes de cette grande France s’ouvrent. Entre-temps ces courageux futurs étudiants étrangers en France, s’ils n’abandonnent pas le combat en chemin, auront peut-être cessé de croire en notre pays dont vous vantez si bien les valeurs. Images ternies. La réalité brille un peu moins que ne rayonnent vos mots.
Avant d’atteindre la question sur les profs de FLE, et donc votre réponse, je me suis quand même arrêté aussi sur celle concernant l’Institut français. Et j’ai cherché la réponse dans vos propos… Je la cherche encore, mais je ne doute pas que la lumière se fera et que j’y verrai plus clair. Ce doit être l’effet d’éblouissement qui m’empêche de la trouver ou de la trouver un peu floue. La lueur semble être dans la formation… Ah la formation !! En attendant, heureusement que celle-ci vient d’ailleurs dans bien des cas parce que depuis certaines institutions, on la fait miroiter à beaucoup mais peu la voient. L’Institut… Éblouissement ? À en croire les différents articles parus dans la presse, il semblerait que depuis cette interview, vous avez été plus clair sur l’avenir de cette institution. L’heure du glas aurait-elle sonné pour elle, deux après sa création ? (cf. Le Monde, 23/10/2013).
Arrive la fin de l’interview et nous en venons (enfin) aux professeurs de français. La chaleur de vos remerciements sera appréciée. Sincèrement, je ne rigole pas. Votre prédécesseur ne semblait même pas se souvenir de l’existence de ces petits soldats de plomb que j’ai évoqués dans un modeste billet sur leur situation ou plutôt leurs conditions professionnelles. Cela fait toujours plaisir. Ça n’aide pas les établissements ni les directeurs d’établissements locaux ou du réseau à disposer de plus de crédits, ni les coordinateurs pédagogiques ou les professeurs… mais ça nous met du baume au coeur. Même si ça fait un peu discours de salon, vous en conviendrez. Ah cette diplomatie française ! Ce n’est pas pour rien que vous en êtes le plus haut représentant.
Alors éblouissement ? Il faudra peut-être poser la question à ces professeurs, indissociables de cet « enjeu de la politique du français » pour reprendre vos propos. Ils apprécieront de vous lire, entre 6h du matin et 22h, dans les nombreux transports qui les mènent de cours en cours pour faire leur 30, 32, … 37 heures de cours hebdomadaires (les préparations sont à part, vous pensez bien) pour des salaires qui peuvent atteindre, accrochez-vous bien au siège de votre jet qui vous ramène à Paris, les 1500 euros, et pour le coup, comme on dit, c’est vraiment bien payé ! Et je sais, car comme vous, je consulte fle.fr, qu’il y a des postes à 3000 euros si j’ai deux masters et j’accepte de m’enfermer dans une zone sécurisée d’Afghanistan pendant six mois.
Rassurez-vous, malgré ces conditions pas vraiment brillantes pour ces représentants de la France et de sa langue que sont les professeurs de FLE, ceux-ci continuent dans leurs cours à parler de ces valeurs, des droits de l’Homme, de la société d’accueil… Bref ils sont les vrais ambassadeurs de ce rayonnement, sans bla-bla ni bling-bling. Sans vains mots, ni discours de salon ni éblouissement, mais du vrai, de l’authentique et une motivation incroyable par-dessus tout pour que partout dans le monde on continue à apprendre notre langue.

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Nouvelle rubrique : centres pour apprendre le français dans le monde

Posted by Philippe Liria sur 15/07/2012

Apprendre le français, suivre un cours de perfectionnement ou encore un stage de formation pour professeurs… Les offres sont nombreuses, pendant toute l’année, en France, bien sûr, mais aussi en Belgique, en Suisse, au Québec… Sans avoir la prétention d’être exhaustif, j’espère que cette nouvelle rubrique vous aidera à trouver des solutions appropriées pour vos élèves ou pour vous-même. Rendez-vous sur Centres pour apprendre le français dans le monde.

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En route vers le DELF scolaire et junior A2

Posted by Philippe Liria sur 04/07/2010

Ça fait toujours plaisir de sortir un nouveau titre. Avec mes collègues, Jean-Paul Sigé et Emmanuel Godard, nous venons de publier une adaptation du livre Les clés du nouveau DELF A2. Cette fois-ci, il s’agit de suivre le même principe que celui qui fait le succès de notre collection pour le DELF adulte mais spécialement conçu pour la certification adressée au public junior et à celui des collèges. C’est l’objectif d’En route vers le DELF scolaire et junior A2. Un titre indispensable pour une préparation efficace des candidats dont le nombre n’a cesse de croître.

Nous espérons que les professeurs apprécierons cette adaptation et qu’ils feront de cet ouvrage un véritable outil pour les élèves obtiennent l’examen. Si vous êtes intéressé(e), vous pouvez télécharger un exemple sur le site de la maison d’édition.

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