Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘flipped class’

Classe inversée : un mur de capsules lancé par Marie Soulié. Participez !

Posted by Philippe Liria sur 15/03/2015

Français et numérique

Voici le lien vers le Padlet lancé par Marie Soulié, professeur de français au collège d’Orthez, qui invite les professeurs de français (FLE compris…) à coller leurs capsules pour les partager et les proposer aux enseignants qui utilisent la classe inversée en cours. C’est aussi l’occasion de voir d’autres manières de faire des capsules, de partir à la pêche aux nouvelles idées. Merci Marie pour cette formidable initiative !

Padlet lancé par Marie Soulié Padlet lancé par Marie Soulié

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Classe inversée, capsule et étymologies grecques et latines

Posted by Philippe Liria sur 15/03/2015

Français et numérique

Dans le cadre de la semaine de la Francophonie, la langue française est à l’honneur et c’est l’occasion pour nos 9emes de découvrir quelques étymologies utiles. Nous allons tester la classe inversée dans le cadre du cours de langue en revisitant le support pédagogique donné l’année dernière

– pour créer un horizon d’attente chez les élèves qui devraient arriver en sachant de quoi il va être question

– et pour pouvoir passer à l’action dès l’entrée en classe afin de supprimer le cours magistral que je faisais habituellement : on transfère en amont le concept d’étymologies et on garde le plaisir de la découverte et des hypothèses pour le présentiel.

On teste !

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Pédagogie inversée : une carte mentale pour bien procéder

Posted by Philippe Liria sur 12/01/2015

cartementale.jpgPetit à petit, la pédagogie inversée est en train de gagner sa place au soleil. Les formations et les sites FLE s’en font de plus en plus l’écho, même si sa mise en place dans la classe de langue semble encore très discrète. Question de temps… Il y a à peine un peu plus de deux ans, c’était les yeux écarquillés que l’on écoutait untel parler d’inverser la classe (à commencer par les miens – à lire). Aujourd’hui, cette pédagogie fait son bonhomme de chemin car elle contribue à merveille à renforcer les tendances actuelles en enseignement/apprentissage des langues : autonomie, implication, responsabilité… On pourrait dire que, même si elle n’est pas nouvelle en soi (je vous renvoie au témoignage de Marcel Lebrun qui expliquait comment il inversait déjà ses cours dans les années 70), plusieurs éléments en favorisent la mise en place. A ce sujet, je vous recommande la lecture d’un article de Sophie Blitman en décembre dernier dans Educprosf.fr (La classe inversée, un véritable bouleversement pédagogique ?). Les cours hybrides qu’on trouve dans plusieurs établissements du réseau AF / IF sont la preuve qu’il faut absolument réfléchir à innover pédagogiquement. Pas question de supprimer la classe, qui doit, à mon avis, rester un lieu privilégié de rencontre mais il faut qu’elle évolue. Nous ne pouvons continuer à concevoir l’enseignement/apprentissage comme il y a 100 ans – et pourtant ! – et la conséquence d’un tel constat entraîne des changements à tous les niveaux (Certains parlent de tsunami numérique pour reprendre le terme d’Emmanuel Davidenkoff). Les institutions doivent réfléchir à de nouvelles façons de faire circuler les savoirs ; les acteurs de la classe – profs et élèves – doivent s’impliquer différemment ; les supports ne peuvent plus être ceux d’hier (en tout cas pas seulement) et nous devons absolument nous interroger sur les nouveaux outils de la classe, notamment sur l’avenir des manuels (sommes-nous en train de refermer la « parenthèse Gutenberg » ? comme l’a déjà suggéré Sauerberg dans ce monde de transition vers le numérique) ; les espaces aussi doivent être revus, qu’ils soient réels ou virtuels et bien entendu les techniques de classe doivent être revisitées (comme ses espaces d’ailleurs) à la lumière de tout ce qui est à la portée des enseignants et des apprenants. Dans ce contexte, sans parler pour autant de formule « miracle » (celle-ci n’existe pas), la pédagogie inversée peut apparaître comme une réponse à une partie de ces questions que nous nous posons face à ces défis de la classe non plus de demain, mais bien d’aujourd’hui, même si l’odeur et la poussière de la craie et la présence de vieux pupitres aux côtés d’un vieux tableau noir à moitié cassé nous rappellent encore trop souvent le XIXè que ce XXIè siècle dans lequel nous nous trouvons pourtant bien.
Mais comment la mettre en place ? Comment procéder pour que cette inversion de la classe prenne ? Quelles sont ses implications ? Quels sont les outils à prendre en compte ? Quel rôle pour chacun ? Elèves et professeurs, bien sûr mais aussi l’administration de l’établissement que ce soit sur les aspects plus techniques et technologiques (place du smartphone dans la classe/école, accès à Internet…) que sur la question pédagogique (l’enseignant doit se sentir soutenu dans sa démarche). Combien d’expériences novatrices sont frustrées par des administrations trop frileuses, craignant de perdre des élèves car le projet pédagogique n’est pas bien expliqué aux parents ou directement aux élèves dans le cas des apprenants adultes ?
C’est à ces questions et bien d’autres encore au sujet de la pédagogie inversée qu’essaie de répondre efficacement Sophie Guichard à travers une carte mentale que vous pouvez retrouver sur Youtube. Ses explications sont claires, accompagnés d’exemples précis qui vont certainement contribuer à diffuser un peu plus ce nouveau « champ de pensée (…) au niveau de la pédagogie » comme elle le dit elle-même. Encore une fois, cet exemple n’appartient pas au domaine de l’enseignement des langues mais à celui des mathématiques. Mais pourquoi les sciences s’y prêteraient-elles plus que les langues ? Ne cherchons-nous pas dans nos classes à favoriser la pratique de la langue ? Pourquoi l’explication de la théorie de Pythagore ou des logarithmes seraient-elles plus passionnante dans une capsule vidéo que celle de la différence entre imparfait et passé composé ? J’espère en tout cas que cette vidéo que j’ai découverte grâce aux excellents liens que propose le Facebook Journées FLE 2014 Institut français d’Espagne (merci Valérie) vous donnera des pistes de travail pour la classe.

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La pédagogie inversée… Conseils et exemples pour sa mise en place

Posted by Philippe Liria sur 06/01/2014

Quand vous parliez de pédagogie inversée ou de « flipped classroom » il y a encore quelque temps, on vous regardait avec des yeux d’étonnement. Alors que de nombreux pédagogues du Québec en parlait et que la presse québécoise s’en était fait l’écho (ex.:
La pédagogie inversée: qu’est-ce ? dans La Presse), c’est à peine si le sujet avait été traité en France. D’ailleurs, côté FLE, il me semble qu’une revue spécialisée comme Le Français dans le monde n’a pas encore abordé le sujet. Dommage! Ça viendra certainement…

Ceci dit, depuis septembre les choses ont l’air de bouger un peu (pas en FLE mais dans la classe de façon plus général) : l’arrivée de la Khan Academy en France et le développement des MOOC (et les doutes qu’ils soulèvent) dont le FUN ont suscité un certain intérêt qui a permis de donner une certaine diffusion de la pédagogie inversée et des concepts qu’elle développe. La presse généraliste française a publié de nombreux articles sur la pédagogie inversée (ex. : Le blog Internet Actu du journal Le Monde en octobre) et des expérimentations à grande échelle sont en train de se mettre en place. Je pense notamment à celle que mène depuis octobre 2013 le lycée Marguerite Yourcenar d’Erstein dans le Bas-Rhin. Les professeurs de 2nde et de 1re de plusieurs disciplines (Français, Sciences économiques et sociales, Histoire, SVT, Allemand et Anglais) et deux niveaux de classe se sont impliqués dans un projet qui combine la pédagogie inversée et l’approche actionnelle. Cette expérimentation est filmée. Je vous conseille de vous rendre sur le site et de visionner les différentes capsules en ligne (trois épisodes divisés en plusieurs parties pour le moment mais les autres seront disponibles à mesure qu’avancera l’année scolaire) : vous pourrez y voir des exemples concrets de mise en place de la pédagogie dans la classe, voir la préparation des contenus didactisés, écouter les réactions des enseignants et des lycéens et vous pourrez vous-mêmes réagir ou poser des questions en intervenant sur le forum de cette websérie pédagogique.
Cet intérêt, je le constate moi-même sur ce blog en voyant comment depuis quelques mois vous êtes de plus en plus nombreuses/-eux à chercher des informations sur cette pédagogie.

Si l’envie vous prend de mettre en place une expérimentation de pédagogie inversée, vous pouvez aussi être intéressés par « dossier classe inversee« , un petit dossier, petit mais très complet, paru au printemps 2013 pour que vous puissiez justement vous lancer. Élaboré par Audrey Miller pour le compte d’Infobourg et de Carrefour éducation, il a pour objectif de proposer « de faire le tour de la question et de prendre connaissance de l’expérience de certains enseignants. Ainsi, chacun
sera en mesure de voir si l’option peut lui convenir.
 » Après un rappel des caractéristiques de la pédagogie inversée, le dossier passe en revue les outils qui en permettent la mise en place puis s’attarde sur le comment faire pour vraiment passer de la théorie à la pratique, sans oublier quelques trucs fort utiles. Finalement, vous y trouverez un guide de ressources pour en savoir plus sur la pédagogie inversée et pour trouver des exemples concrets de mise en pratique. Vous verrez que la plupart sont des exemples en lien avec des disciplines non linguistiques, et plutôt scientifiques. Comme je l’ai déjà signalé dans des billets précédents sur la pédagogie inversée, il semblerait que pour le moment il n’y ait pas vraiment d’expérimentation menée dans le domaine des langues, notamment du FLE. J’attends rapidement d’être corrigé et pouvoir écrire un billet sur les exemples qui pourraient exister…
Finalement, et merci à Elena Pérez pour la suggestion, je voudrais signaler comment la baladodifusion vidéo peut être mise au service de la pédagogie inversée comme le montre ce diaporama proposé par Samuel Bernard, encore un professeur de mathématiques ! Mais cela peut donner des idées…

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