Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘Français langue étrangère’

Marion Charreau nous invite à un voyage illustré dans le territoire du français

Posted by Philippe Liria sur 11/11/2015

francais_ciel.jpg(Mise à jour : le 15/12/15)

L’Île des Noms, la Montagne des Verbes… Quels sont donc ces territoires au nom si mystérieux ? Des territoires que traverse un personnage à la découverte de la langue française, tel Lancelot à la quête du Graal ou plus fantastique encore, Alice déambulant dans cet univers inquiétant en apparence mais magique si on n’a pas peur d’emprunter parfois des raccourcis comme le Tube des Pronoms.
Je n’en ai vu que des extraits mais ceux-ci donnent envie de faire la valise et partir dans ce merveilleux voyage initiatique et illustré de la langue française auquel nous invite Marion Charreau – que nous connaissons pour ses formations et son site, Territoires des Langues – dans son livre, Le français vu du ciel. Un voyage qui commence à Barcelone pour nous plonger dans les rouages du français – on ne perd pas de vue l’aspect pédagogique des cartes heuristiques (ou cartes mentales) qui lui sont si chères – à travers 40 planches illustrées.

Cette nouvelle cartographie du français s’inscrit dans une démarche originale pour poser un regard différent sur les verbes, les prépositions, etc. Le français vu du ciel, c’est un beau livre pour tous, francophiles et francophones, apprenants ou enseignants, qui montre que l’apprentissage d’une langue doit aussi – voire surtout – être un moment de plaisir qui n’est pas incompatible avec cette créativité, encore trop souvent délaissée dans une partie du monde de l’éducation. Et ne ratez pas son très intéressant passage sur RFI le 14 décembre. Interviewée par Yvan Amar pour son émission la Danse des mots, Marion nous parle avec passion de ce magnifique livre.Marion Charreau_0

Je vais vite me rendre sur le site de son éditeur, Zeugmo Editions, pour me faire un petit cadeau…

Pour en savoir plus :
http://territoiresdeslangues.com/2015/11/10/le-francais-vu-du-ciel-1-introduction/

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Rencontre FLE 2013… Le rendez-vous incontournable de Barcelone pour les professionnels du FLE

Posted by Philippe Liria sur 25/08/2013

Rencontre FLE 2013Pour la 8e année consécutive, la Rencontre FLE de Barcelone se veut le rendez-vous des professionnels du FLE. Venus d’Espagne, mais aussi du reste de l’Europe et même de bien plus loin, enseignants, coordinateurs, directeurs… prennent part à cet évènement FLE. Certainement le plus important qu’accueille la capitale catalane avec ses quelque 300 participants ! Cette année, un programme alléchant sur deux jours comme d’habitude, les 22 et 23 novembre prochains, qui combine conférences, ateliers, table ronde et échanges d’expérience. On y parlera de la classe, de son environnement, de ses acteurs et de ses outils.
Les conférences
sylvie-poissonLa première conférence portera sur la grammaire… Une vieille question et pourtant au coeur de l’actualité FLE. C’est d’ailleurs la QUESTION qui revient systématiquement dans presque tous les ateliers car les enseignants ont souvent l’impression d’être pris entre deux feux, celui des didacticiens d’un côté et celui des apprenants de l’autre. Une question qui anime les débats, influence les décisions pédagogiques et méthodologiques… Sylvie Poisson-Quinton, qui connaît bien la question, essaiera d’apporter des pistes pour concilier ces deux façons de percevoir la grammaire.
christelle-combe-celikLa deuxième conférence abordera un sujet tout aussi d’actualité, qui parfois inquiète, mais aussi motive, c’est celui de la place des TIC dans l’enseignement/apprentissage des langues. Cette conférence sera prononcée par Christelle Combe Celik, spécialiste de la communication médiée par les technologies, de l’enseignement et du tutorat via les plateformes de formation en ligne (Moodle), de l’utilisation d’outils comme les forums, la visioconférence ou les réseaux sociaux.
Les deux conférencières prolongeront leur intervention par un atelier pratique.

Les ateliers
Ce sont 11 ateliers qui sont proposés aux participants. Ils aborderont la classe FLE sous tous ses angles : la dynamique de classe, la variété des publics (enfants, FLS…), la grammaire en classe, le conte, les DNL, les besoins spécifiques, les TIC, l’acquisition du lexique avec les cartes heuristiques…

À ces deux grands volets, s’ajoutent une session d’échanges d’expériences et, nouveauté 2013, une table ronde.

Et bien entendu, tous les autres moments de rencontre qui sont tout autant d’occasions pour échanger et créer de nouveaux liens.

Cette Rencontre FLE est organisée par les Éditions Maison des Langues en collaboration avec l’Institut français de Barcelone.ifb

Pour en savoir plus et vous inscrire, rendez-vous sur le site de la Rencontre FLE.

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AFRASE 2012… le bilan !

Posted by Philippe Liria sur 06/12/2012

1eres Assises du Français en Asie du Sud-Est 2012

1eres Assises du Français en Asie du Sud-Est 2012

Retour à la réalité de cette Europe qui se cherche ! Pas simple après cette grande bouffée d’air frais qui nous vient du Sud-Est asiatique d’où j’arrive après avoir assisté aux 1ères Assises du Français dans la région. Une occasion de rencontrer plus de 200 professionnels de l’enseignement du français de l’ensemble des pays membres de l’ASEAN. Ces deux journées ont été l’occasion de faire le point sur la place du français dans la région, d’exposer différents projets que mènent les différents partenaires… Et on constate que le français ne se porte pas si mal que ça, que le nombre des apprenants est en pleine croissance, que le niveau augmente et qu’il y a une forte demande de formation de la part des enseignants. Il y a bien sûr les pays francophones mais aussi tous ceux qui ne le sont pas mais qui n’oublient pas l’importance du français dans leurs relations commerciales ou dans les domaines de la recherche. Certes l’anglais et le chinois occupent une bien meilleure place mais les responsables locaux sont aussi conscients que l’apprentissage d’une troisième langue ne peut être qu’un atout dans cette société globale.
Deux jours qui ont servi aussi pour analyser les offres pédagogiques pour améliorer l’enseignement/apprentissage de la langue, notamment l’offre numérique avec des ateliers où on a pu constater le haut degré de connectivité des enseignants et des apprenants mais aussi les difficultés encore existantes à faire entrer ces technologies dans la salle de classe. Dans le même temps, on constate le développement des plateformes et la nécessité de mutualiser les ressources pour un apprentissage plus efficace.
Atelier P. Liria

Atelier P. Liria


Ces 1ères Assises ont sans aucun doute atteint leur objectif premier qui était de faire le lien pour que dans tous les pays de l’ASEAN se mettent en place des politiques éducatives en faveur du français notamment dans les systèmes éducatifs locaux et le développement des certifications reconnaissant des compétences en français que ce soit pour travailler ou poursuivre des études supérieures.
Assises_francais_jakarta_2012_02

Assises_francais_jakarta_2012_02

Téléchargez le compte rendu : CR AFRASE_2012
Consultez le blog de l’AFRASE 2012.

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Sagesse numérique, motivation, apprendre à apprendre… Repenser l’apprentissage

Posted by Philippe Liria sur 26/08/2012

Cette semaine, ce sont deux liens fournis par des amis de Facebook qui ont retenu mon attention. Curieusement, les deux s’interrogent sur le sens de l’éducation et il m’a paru intéressant de partager avec les lecteurs de ce blog ces quelques réflexions. La première part d’un article sur la pédagogue étatsunienne Cathy Davidson et l’autre sur le film documentaire La educación prohibida (Argentine, août 2012). Dans les deux cas, la réflexion nous amène à nous poser des questions sur nos pratiques de classe, dont celles de la classe de FLE.

Marc Prensky

Dans un entretien sur RSLN, Marc Prensky évoque sa vision de l’école de demain ou plutôt celle d’après-demain. Prensky, vous le connaissez certainement car c’est l’auteur du concept de « migrant numérique » et de « natif numérique ». Il parle aujourd’hui de « sagesse numérique » (cf. son ouvrage From digital nativ to digital wisdom: Hopeful essays for 21st Century Learning – 2012 Corwin, 240 pages) ce qui nous renvoie à ce idée de l’homme posant des questions, analysant les situations… Bref, l’homme de l’avenir ne doit plus apprendre pour apprendre mais comme on le répète depuis déjà longtemps « apprendre à apprendre » afin d’être autonome. C’est ce qui fait dire à Tommy Pouilly, animateur sur le blog de RSLN, que l’éducation de demain ou d’après-demain devrait peut-être ressembler à celle d’avant-hier (cf. l’article de Tommy Pouilly). Pourquoi ? Parce que la classe d’aujourd’hui ressemble encore trop au système éducatif d’hier, c’est-à-dire des XVIIIe et XIXe siècles comme le rappelle d’ailleurs l’introduction du film-documentaire La educación prohibida. Un système qui n’a pas grand-chose à voir avec le monde à venir. Par contre, si nous creusons un peu plus, nous verrons que les méthodes socratiques (questions/réponses) du disciple éveillé par la curiosité d’un phénomème qui fait qu’il interroge le maître pour mieux comprendre sans pour autant espérer la solution mais plutôt des éléments qui le guideront vers celle-ci.

Cathy Davidson

C’est que suggère Cathy Davidson dans son livre Now you see it sur lequel se base l’article de Pouilly. Cathy Davidson, dont je vous recommande le blog, pense que cette approche répond mieux aux réalités actuelles et surtout à venir où l’imprévisible reprend le dessus sur le monde prévisible que des dernières décennies. C’est pourquoi l’éducation doit se charger de fournir aux élèves les outils pour qu’ils sachent (se) poser les bonnes questions pour progresser plutôt que d’apporter des savoirs déjà mis en boîte, peu motivants et surtout déconnecter du monde qui les attend.

Cette remise en cause de l’éducation telle qu’on la pratique actuellement, c’est aussi le sens du film documentaire La educación prohibida (L’éducation interdite)* du réalisateur argentin German Doin et de toute son équipe. Réalisé sur le principe du crowdfunding, à partir d’une enquête menée dans sept pays d’Amérique latine et en Espagne auprès de quelque quatre-vingts spécialistes (éducateurs, professeurs, pédagogues…), ce document s’interroge sur la nature même de l’apprentissage, les choix des apprenants, leurs motivations, l’importance de l’affectif dans le développement de l’individu, membre d’une société dont il est acteur. Il passe en revue les deux derniers siècles de tradition scolaire pour ensuite récupérer des réflexions autour d’autres voies qui ont osé remettre en question le modèle d’école traditionnelle. On y retrouve les expériences éducatives de différentes écoles (Montessori, Home schooling, pedsistema, edupopular, educación libre, logosófica, proyecto Kilpatrick, AC activa, escuela democrática, Waldorf…) qui ont toutes en commun de placer l’enfant au centre d’un projet éducatif où l’autonomie d’apprentissage est fondamentale ; des expériences qui montrent que l’enfant s’intéresse aux choses qu’il fait parce qu’elles ont du sens.

Un film sur l'éducation centrée sur l'amour, le respect, la liberté et l'apprentissage

La educación prohibida (Argentine, 2012)

*Ce film est en espagnol mais la version sous-titrée en français est disponible à partir du site. Toujours sur ce site, vous y trouverez de nombreuses références et des liens vers toutes les écoles et tous les spécialistes qui ont participé à ce projet.

Après cette réflexion sur ces deux sujets, penchons-nous sur ce que nous demandons à nos élèves dans le domaine de l’enseignement du français langue étrangère. Et que constatons-nous ? Combien il est difficile d’adapter nos pratiques à ces nouvelles exigences, même si le souci d’y parvenir est bel et bien présent depuis quelques années dans les tentatives de mise en place d’une part, de nouvelles pratiques en lien avec l’approche actionnelle et, d’autre part, en cherchant à introduire des activités s’appuyant sur les plateformes d’échanges et les wiki (des expériences existent sur Moodle ou sur des blogs comme ceux de Babelweb ou le web 2.0 des méthodes FLE Version Originale ou Nouveau Rond-Point).
Pas simple. Nous voyons en effet que malgré ces essais, beaucoup d’enseignants continuent de privilégier les exercices fermés, du déjà mis en boite, prêts à servir avec des réponses fermées. Car même en ligne, ces exercices ont conservé la même dynamique ; ce qui a changé, c’est qu’ils sont tout simplement plus esthétiques et plus agréables. Par contre, nous observons les difficultés à proposer un apprentissage qui aurait recours à ces espaces virtuels plus ouverts et certainement plus motivants pour les élèves. On sait que ce n’est pas simple et cette mise en place ne dépend pas forcément ou pas uniquement de l’enseignement mais aussi de l’environnement dans lequel professeurs et élèves se trouvent (les curricula, le nombre d’heures présentielles, les outils dont on dispose et la formation proposée aux enseignants ou le temps qu’ils ont pour préparer leurs cours, etc.).
Alors que nos élèves devraient savoir écrire des courriels dans des différents registres, des textos, de tweeter… nous continuons de leur demander d’écrire des cartes postales et des lettres administratives ; alors que les B2 et les C1 doivent savoir faire des exposés et rédigés des compte rendus – certainement utiles – qui leur enseigne à monter des powerpoints (et l’accompagnement – oral la plupart du temps qui va avec) ? Nous commençons à peine à accepter que le téléphone portable devienne un outil de plus en classe et non pas un objet qui dérange. Il y a un décalage, qui n’a cesse de se creuser mais savons-nous vraiment y remédier ? Permettons-nous à nos élèves de poser les questions, de découvrir la langue à travers le plaisir ? Les objectifs du CECRL sont bien beau mais si, comme c’est le cas, les programmes, les curricula, les traditions d’apprentissage – le passé composé s’étudie à tel moment et pas un autre, etc. – reprennent le dessus – a-t-on jamais pu vraiment les écarter ? -, nous ne parviendront pas à motiver les élèves. Il faut donc que nos classes de langue soient de plus en plus en contact avec la réalité, c’est que permet l’outil internet pour que les élèves n’aient plus l’impression qu’apprendre le français, ça ne sert qu’à améliorer une note globale.
Depuis quelques années, les propositions autour de l’actionnel et le développement de l’interdisciplinarité contribuent certainement à aller dans ce sens, contribuent à repenser notre perception de la classe de langue et donc celle qu’en auront les élèves.

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Retour en Europe… Assez d’un français franco-français en FLE !

Posted by Philippe Liria sur 08/07/2012

Centrer l’apprentissage sur un français trop franco-français, une erreur de perspective ? Après ce séjour en Colombie, je reviens avec la profonde conviction, déjà exprimée à d’autres occasions, qu’il est grand temps que nous cessions de nous regarder le nombril. Enseigner le français, écrire ou éditer des ouvrages de FLE ne doit pas, ne doit plus être orienter sur la France. Apprendre le français, c’est disposer d’un outil pour communiquer dans cette langue sans qu’aucun des interlocuteurs n’ait ou n’ait eu un contact avec la France ou sa culture. C’est cette dimension, pas si nouvelle que ça mais que les francophones hexagonaux avons du mal à comprendre, qu’il faut prendre en compte. D’ailleurs, si la langue français veut se maintenir au rang de langue de communication dans le monde des affaires ou de la culture, il faut qu’elle cesse de chercher à s’identifier à cet espace européen qu’est la France pour s’ouvrir à l’ensemble de l’espace où le français est justement langue d’usage.
Si un Colombien, un Mexicain ou un Chilien doit travailler avec un Québécois pourquoi doit-il chercher ailleurs les outils socioculturels utiles à son apprentissage alors que s’il devait travailler avec un Parisien, il trouverait tous les éléments dans son livre de français ? Quelque chose ne va pas. Et il est temps qu’on en parle et qu’on change nos habitudes. Il est temps que nous formions des équipes d’auteurs aux accents pluriels, qui vivent en français de Montréal ou en français de Genève, où dans n’importe quel autre coin du monde où le français est une réalité qui n’a pas l’accent parisien ! Et il ne s’agit pas de tomber dans les clichés où celui qui a l’accent est un personnage exotique qui vient du froid ou de la côte sénégalaise mais une personne « normal » qui fait des choses de son quotidien (il passe un coup de fil professionnel à une collègue tout aussi « normale » que lui ou il a des habitudes de « diner » propre de tous professionnels québécois à la pause de midi, par exemple). Pas simple, car il y a encore une sorte fausse conviction qu’il faudrait que nous projetions une certaine image du français associé à la tour Eiffel et à la France. Mais attention, il ne s’agit pas de tout jeter, de faire table rase de tout ce que nous avons fait jusqu’à présent. Pas du tout. Il s’agit plutôt d’apprendre à intégrer le plus naturellement possible de nouveaux ingrédients que nous n’avons pas su incorporer pour le moment dans les pages de nos ouvrages, au-delà des traditionnelles pages de culture. Ce travail ne sera certainement pas simple et il nous allons devoir apprendre, et beaucoup. Pourtant, à mon avis, c’est la voie à suivre si, depuis l’Hexagone justement, nous voulons vraiment proposer des ouvrages qui comprennent la Francophonie dans sa globalité, loin des lieux communs qui trop souvent prétendent la représenter. La Francophonie n’est pas une institution, ni un chiffre variable selon les intérêts des uns et des autres, ni la photo de Montréal ou la recette d’un plat créol. La Francophonie est une réalité qui appartient aux quotidiens de millions de citoyens qui partagent une langue, le français. C’est ce que nous devons réussir à représenter dans nos manuels pour qu’ils aient cette dimension francophone recherchée. Tâche ardue mais certainement passionnante et que nous devons mettre en oeuvre dès maintenant.

Depuis l’Amérique latine, il est clair que le pays francophone qui attire le plus, c’est le Québec.
Pour en savoir plus sur le français du Québec et les raisons pour apprendre le français si on veut s’installer au Québec, consultez le site Immigration et communautés culturelles du Québec.
Vous pouvez aussi vous rendre sur le site de l’office québécois de la langue française : http://www.oqlf.gouv.qc.ca/

Au Canada, il n’y a pas que le Québec à être francophone. On parle d’ailleurs du français pancanadien. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Conseil des ministres canadiens de l’Éducation : http://www.cmec.ca/217/Programmes-et-initiatives/Langues-officielles/Education-de-langue-francaise-en-milieu-minoritaire/Projet-pancanadien-de-francais-langue-premiere–Phase-I/index.html/

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Français du Canada et apprentissage du français

Posted by Philippe Liria sur 24/06/2012

En tournée en Colombie, je ne peux que constater l’intérêt des Colombiens pour le français… du Québec ! La nouvelle n’en est pas vraiment une. Lors de mon dernier passage dans ce pays, j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier le vif intérêt que suscitait le français de nos cousins d’Amérique, au grand dam parfois de certains enseignants de français de France. Pourtant, je crois qu’on ne peut plus se contenter de constater ce phénomène croissant, qui, rien qu’en Colombie représente plus de 30% des apprenants de français si on en croit les motivations qu’ils signalent au moment de s’inscrire dans une Alliance française. Intérêt à ne limiter qu’aux apprenants colombiens ? Certainement pas même si les chiffres manquent pour pouvoir vraiment déterminer la dimension du marché d’élèves de français qui regardent plutôt en direction du pays à la feuille d’érable que vers la France.
On constate ainsi une demande de matériel pour la classe or celui fait cruellement défaut. Pas ou très peu, sans parler de l’erreur encore très courante de penser que ce besoin est comblé parce qu’on a glissé dans le manuel une page culturelle sur le Québec. Il est grand temps que les éditeurs, nous cessions de détourner le regard et que nous nous posions les questions pertinentes sur la présence d’autres francais dans nos ouvrages, une présence qui ne se limiterait pas seulement à la page culturelle. Et qui ne se limiterait pas non plus au francais québécois mais prendrait certainement en compte les autres formes de francais parlées au Canada. Bref, il faudrait d’une part s’interroger sur la place du francais du Québec, nécessaire car c’est ce francais et pas un autre que les candidats à l’immigration doivent connaître pour s’installer dans la Belle Province ; mais aussi la place du pan-canadien, promu par les autorités canadiennes hors Québec. L’affaire, on le voit, n’est pas simple, mais il faut absolument commencer à l’aborder. Peut-être pourrions-nous commencer par regarder les pratiques dans le domaine qu’ont les Anglophones qui précisent de quel type d’anglais il s’agit (UK, US ou autre) sur le matériel utilisé.
Combler ce vide, ce sera répondre au besoin d’un public dont le nombre est croissant et qui ne vient pas seulement d’Amérique latine mais aussi d’Asie ou d’Afrique puisque ces populations voient comment leurs opportunités d’un avenir meilleur auront plus de chances de se concrétiser au Canada qu’en France.

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La didactique des langues interrogée par les compétences

Posted by Philippe Liria sur 17/06/2012

L’autre jour, j’ai eu le grand plaisir de trouver sur la table de mon bureau un petit paquet. Il arrivait de l’Université de Bourgogne. À l’intérieur, le dernier ouvrage de Jean-Jacques Richer : La didactique des langues interrogée par les compétences. J’ai découvert Les écrits de Jean-Jacques Richer quand nous préparions notre livre sur l’approche actionnelle dans l’enseignement des langues. Son point de vue, indiscutablement situé dans une perspective de rupture entre approche communicative et actionnelle m’intéressait alors particulièrement. Nous lui avions commandé alors un article sur la question.
C’est en poursuivant ses recherches en didactique, qu’il propose maintenant d’aller encore plus loin dans son analyse tout en s’arrêtant un temps pour essayer de faire le point car, non sans raison, il considère que la didactique des langues se trouve dans une période d’hésitation. Pour cela, il convient de s’interroger sur la notion de « compétence » depuis la définition de Chomsky jusqu’à la situation présente. Comme Puren, Richer considère que nous devons aller au-delà de l’état programmatique dans laquelle se trouve la perspective actionnelle pour « ouvrir de nouveaux chantiers » sur la typologie textuelle, la tâche, le projet…
L’ouvrage, divisé en trois parties, propose d’analyser la notion de compétence à partir d’un passage en revue du terme même pour ensuite s’interroger sur ce qu’est le Cadre européen commun de référence pour les langues : simple reconduction du communicatif ou nouveau paradigme méthodologique ? Finalement, admettant que celui-ci est à peine esquissé par le Cadre, il propose d’essayer de développer la linguistique actionnelle, les compétences langagières et de stratégie, mais aussi de revisiter la définition de la tâche en faisant la différence entre celle-ci et le projet. Ce qui, selon lui, implique aussi une redéfinition de la séquence didactique et une reprécision du rôle de l’enseignant.

Pour en savoir plus, voici les références de l’ouvrage :
La didactique des langues interrogée par les compétences, Jean-Jacques Richer. Coll. Proximités « Didactique », E.M.E. Bruxelles, 2012. 196 pages.
À lire aussi, la note de lecture que Christian Puren a mise sur son site.

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Dans la peau de l’auteur

Posted by Philippe Liria sur 06/06/2012

Rendez-vous vendredi et samedi prochains pour la Rencontre FLE de Paris. J’espère y retrouver certains d’entre vous. Pour l’occasion, j’animerai un tout nouvel atelier pour essayer de rapprocher le monde des profs de celui des éditeurs. Je vous attends donc pour assister à l’atelier Dans la peau de l’auteur.

Descriptif :
Dans cet atelier, nous allons analyser la structure d’une unité didactique : les composants, les documents, les activités, la place de la grammaire ou du lexique, les consignes, le public et son contexte,les rôles de l’apprenant et de l’enseignant… mais aussi les liens avec l’édition. Bref, tous ces éléments que l’auteur doit prendre en compte et savoir combiner pour qu’ils forment une unité didactique. Cette première partie se basera sur des exemples d’unités de niveau A1 de manuels pour grands adolescents et adultes et leur va-e-tvient avec l’édition.

Mise en pratique : dans un deuxième temps, les participants se mettront dans la peau de l’auteur de manuels FLE et devront façonner leur propre unité sans perdre de vue d’une part les objectifs didactiques et d’autre part les contraintes liées à la réalité de l’édition (public cible, méthodologie, contraintes externes, etc.).

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Rencontre FLE.

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Le web 2.0 en classe de langue. Une réflexion théorique et des activités pratiques pour faire le point

Posted by Philippe Liria sur 29/03/2012

À lire cette note de lecture sur l’ouvrage Le web 2.0 en classe de langue. Une réflexion théorique et des activités pratiques pour faire le point.

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Curieuse question… La langue française va-t-elle disparaître ?

Posted by Philippe Liria sur 29/03/2012

Curieuse question… La langue française va-t-elle disparaître ? Des langues qui disparaissent, il y en a. On le sait et en France, on le vit : un pays qui a réduit ses autres langues à l’anecdote culturelle ! Mais le français ? Que les pessimistes se rassurent… En tout cas, voici une interview d’Alain Rey et de Claude Hagège que je recommande vivement aux professeurs de français… À noter les remarques que ces deux linguistes font sur la grammaire et l’évolution de la langue. Cela fait du bien aussi d’entendre des spécialistes de notre langue remettre les pendules à l’heure au sujet de la pseudo-universalité de certaines langues, dont le français. Non, la langue française ne va pas disparaître ! Acceptons en revanche qu’elle évolue sinon, comme le rappelle Alain Rey, une langue malade est une langue vivante. Si elle n’évolue, si elle n’est pas « malade », c’est qu’elle est morte.

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