Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘Journées pour le français’

Formation FLE en Italie… Rendez-vous le 8 mars prochain à Rome pour la Rencontre !

Posted by Philippe Liria sur 26/01/2013

Rencontre FLE - Rome 2013

Rencontre FLE – Rome 2013

Quand nous avons lancé la Rencontre FLE de Barcelone en 2006, ils n’étaient pas nombreux à croire en ce projet. Il existait bien sûr les Journées de français de Barcelone mais celles-ci avaient une dimension « nationale » puisqu’elles ne s’adressaient, a priori, qu’à des enseignants de français exerçant en Espagne. Pourtant dès la première édition, et a fortiori, les années suivantes, la provenance du public s’est élargie alors que dans le même temps le rendez-vous barcelonais se consolidait en tant qu’évènement incontournable du FLE. L’une des raisons de ce succès, c’est très certainement la volonté des Éditions Maison des Langues de mettre en avant les contenus pédagogiques par dessus les aspects plus commerciaux propres, et légitimes, d’une maison d’édition. Bref, c’est la formation qui est privilégiée et ce n’est pas une moindre chose à un moment où celle-ci, un peu comme tout, traverse une période de crise. Cette volonté de chercher à répondre aux besoins de formation des enseignants, c’est ce qui incite les promoteurs de la Rencontre à ne pas se contenter du rendez-vous annuel barcelonais mais de l’étendre à d’autres aires géographiques… Et le premier rendez-vous de l’année de la Rencontre se tiendra à Rome, le 8 mars prochain. Le format est certes plus simple que celui des Rencontres en Catalogne ou à Paris mais pas moins intense si on se plonge dans le programme qui propose une conférence animée par Manuela Ferreira Pinto, quatre ateliers et des échanges d’expériences.
Sans vouloir faire de l’ombre aux Journées pour le français (JPF) qu’organisent l’Institut français d’Italie et le réseau des Alliances françaises d’Italie, cette journée du 8 mars souhaite aussi être un point de rencontre nationale des professeurs de français en Italie, quel que soit le niveau dans lequel ils exercent. Ce n’est pas simple, on le sait, parce que souvent, en raison de la situation de l’enseignement des langues vivantes dans le pays, les professeurs se trouvent dans des situations de plus en plus complexes, de plus en plus précaires qu’on ne saurait oublier. Pourtant, malgré ces difficultés, il est indispensable de miser sur la formation continue qui permettra à toutes et tous d’intégrer dans les classes des pratiques novatrices.
Une hirondelle ne fait pas le printemps et ce n’est pas une journée de formation qui changera l’enseignement du français. Mais elle a la prétention de s’ajouter à ces JPF, malheureusement trop courtes elles aussi – mais que j’adore car elles sont l’occasion de rencontrer les enseignants au plus près de leur réalité quotidienne, pour qu’en Italie, l’apprentissage du français ne devienne pas la cinquième roue du carosse, comme on le voit dans d’autres pays voisins – suivez mon regard en direction de la Péninsule ibérique.
J’espère donc que nous aurons l’occasion de nous voir (ou revoir) à l’occasion de cette journée que proposent les Editions Maison des Langues en collaboration avec l’Institut français d’Italie, la Fédération des Alliances françaises d’Italie et bien entendu l’Institut français-Centre Saint-Louis qui fait l’honneur d’accueillir cette 1re Rencontre FLE en Italie. A presto…

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Espagne : le français est victime des coups de ciseaux et de la LOMCE !

Posted by Philippe Liria sur 07/10/2012

Je rentre tout juste de Madrid où j’ai assisté aux Journées du français qu’organisait l’Institut Français de Madrid. Deux jours riches en conférences et ateliers en tout genre pour que les enseignants repartent dans leurs cours avec des idées plein la tête pour motiver encore plus leurs élèves.
Cependant, ce qui a retenu le plus mon attention, c’est la teneur du débat de la table ronde que moderait M. Pascal Sanchez, l’Attaché de Coopération éducative et linguistique de l’Ambassade de France. Je ne sais pas si les organisateurs de ces journées ont filmé le débat. Ce serait pourtant bien que l’ensemble des enseignants non seulement de français mais aussi des autres langues qui font partie du groupe des Segunda lengua voient et surtout écoutent les présidents de différentes associations de professeurs de français faire le point sur la place de cette deuxième langue dans leur Communauté respective : c’est tout simplement la catastrophe ! Mon ami Julián Serrano, le président de la Federación Española de Asociaciones de Profesores de Francés a raison d’en appeler à la mobilisation si on ne veut pas que les différentes coupures budgétaires et l’avant-projet de loi de réforme de l’Education (20120925-anteproyecto-LOMCE) que concocte M. Wert, le ministre de l’Education espagnol, ne mettent définitivement fin à l’enseignement du français dans les collèges et lycées. J’exagère ? Mais vous savez, si laisser le français au collège signifie le faire enseigner par le prof d’histoire ou d’EPS autant dire que c’est comme ne pas l’enseigner. Les cas se multiplient où on demande à l’enseignant de se mettre à enseigner le français parce que dans sa jeunesse, il l’a étudié !! L’Espagne prétend-elle s’en sortir en limitant l’accès des élèves à une deuxième langue vivante ? Pense-t-elle que la population déjà plongée dans une crise sans précédent va pouvoir payer à ses enfants les écoles privées où ministres et députés y envoient les leurs ? Tout le monde le sait, l’avenir appartient à celles et ceux qui dans les compétences qu’ils auront acquises pendant leur scolarité, se trouveront les langues vivantes… Au moins une de plus à part l’anglais et si possible une autre encore. Et que ce ne soit pas une option mais bel et bien une matière à part entière ! Mais ce qui se passe en Espagne, c’est justement le contraire : on préfère payer les indemnités à ces banquiers qui ont ruiné le pays et ses citoyens que de donner priorité à l’éducation, dont l’apprentissage des langues – et dans les langues – est fondamental pour assurer l’avenir et ainsi commencer à faire reculer le chômage des jeunes (presque 45% des moins de 25 ans !). Alors on supprime des postes de professeurs de langue vivante, on ferme des écoles de langues – un modèle unique en Europe et dont l’Espagne pouvait être fière -… Et tout ça, avec la complicité de l’Europe qui veille à ce que les réformes du gouvernement de Rajoy permette de payer la dette, peu importe sur pour cela on mette sur l’autel la tête des jeunes espagnols !
Je ne veux pas être défaitiste mais je crains que le couperet ne soit prêt et bien affilé, à moins peut-être qu’on finisse vraiment par délier non seulement nos langues mais aussi nos poings et que ces ciseaux ne se retournent contre ceux qui les manient depuis maintenant trop longtemps !

Lien utile :
Federación Española de las Asociaciones de Profesores de Francés (à partir de ce lien, vous pourrez trouver les coordonnées de l’association de professeurs de français la plus proche de votre lieu de travail. Et s’il n’y en a pas ou que vous ne la trouvez pas assez dynamique, eh bien, plutôt que de baisser les bras, devenez un membre actif !)

À lire en lien avec le sujet :
Ecoles Officielles de Langues… Une vidéo pour qu’elles ne meurent pas ! (article que j’ai publié le 5/01/2013)

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