Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘L’approche actionnelle dans l’enseignement des langues’

Réponse à Jean-Philippe Blondel

Posted by Philippe Liria sur 29/12/2012

Je remercie Jean-Philippe Blondel, l’auteur de G229, pour avoir réagi à mon billet au sujet de l’approche actionnelle et dans lequel je le citais en reprenant un article de Christian Puren. D’après J.-P. Blondel, il n’y aurait rien de nouveau sous le soleil… Et pourtant… « faire atteindre un même objectif à des groupes hétérogènes », pour reprendre Claire Bourguignon, ce n’est pas simple… En tout cas, c’est certainement plus difficile que de faire faire des exercices sur le passé compose sans pour autant rejeter la maîtrise de connaissance. Bref, une approche actionnelle demande d’aller au-delà de la maîtrise des connaissances et des savoir-faire mais aussi de savoir les mobiliser au bon moment pour réaliser la tâche ou le projet… (Lire la réponse)

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La didactique des langues interrogée par les compétences

Posted by Philippe Liria sur 17/06/2012

L’autre jour, j’ai eu le grand plaisir de trouver sur la table de mon bureau un petit paquet. Il arrivait de l’Université de Bourgogne. À l’intérieur, le dernier ouvrage de Jean-Jacques Richer : La didactique des langues interrogée par les compétences. J’ai découvert Les écrits de Jean-Jacques Richer quand nous préparions notre livre sur l’approche actionnelle dans l’enseignement des langues. Son point de vue, indiscutablement situé dans une perspective de rupture entre approche communicative et actionnelle m’intéressait alors particulièrement. Nous lui avions commandé alors un article sur la question.
C’est en poursuivant ses recherches en didactique, qu’il propose maintenant d’aller encore plus loin dans son analyse tout en s’arrêtant un temps pour essayer de faire le point car, non sans raison, il considère que la didactique des langues se trouve dans une période d’hésitation. Pour cela, il convient de s’interroger sur la notion de « compétence » depuis la définition de Chomsky jusqu’à la situation présente. Comme Puren, Richer considère que nous devons aller au-delà de l’état programmatique dans laquelle se trouve la perspective actionnelle pour « ouvrir de nouveaux chantiers » sur la typologie textuelle, la tâche, le projet…
L’ouvrage, divisé en trois parties, propose d’analyser la notion de compétence à partir d’un passage en revue du terme même pour ensuite s’interroger sur ce qu’est le Cadre européen commun de référence pour les langues : simple reconduction du communicatif ou nouveau paradigme méthodologique ? Finalement, admettant que celui-ci est à peine esquissé par le Cadre, il propose d’essayer de développer la linguistique actionnelle, les compétences langagières et de stratégie, mais aussi de revisiter la définition de la tâche en faisant la différence entre celle-ci et le projet. Ce qui, selon lui, implique aussi une redéfinition de la séquence didactique et une reprécision du rôle de l’enseignant.

Pour en savoir plus, voici les références de l’ouvrage :
La didactique des langues interrogée par les compétences, Jean-Jacques Richer. Coll. Proximités « Didactique », E.M.E. Bruxelles, 2012. 196 pages.
À lire aussi, la note de lecture que Christian Puren a mise sur son site.

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L’approche actionnelle… mise en pratique

Posted by Philippe Liria sur 29/04/2012

Au cours de mes nombreux déplacements, quand les enseignants me posent des questions sur l’approche actionnelle, il s’agit en général de demandes faites sur un ton plutôt sceptique : actionnelle, oui mais quand et comment avec le temps, les effectifs, les programmes que lon a !!! J’essaie de les convaincre que l’actionnelle n’est pas une utopie et qu’elle peut très bien être mise en pratique. Les meilleurs exemples ne viennent finalement pas du discours que je peux tenir mais des faits, c’est-à-dire des travaux que mettent en oeuvre les professeurs qui travaillent dans cette perspective avec leurs élèves. Et il y en a… Je me souviens d’une professeure FLE d’un lycée du Costa Rica qui m’expliquait comment elle mettait en place de véritables projets qui impliquaient ces lycéens ou encore ces enseignants d’une école de tourisme au Nicaragua qui mettent en pratique l’actionnel appliqué au tourisme. Plus récemment, c’est un professeur qui enseigne aux États-Unis qui nous en parle sur son blog. Une mise en pratique bien réelle aussi, c’est celle qui utilise le web 2.0 pour créer un espace d’échange : visitez-la sur le blog de la Revue du Monde, qu’animent aussi bien des enseignants que des élèves. On y voit clairement comment les élèves qui contribuent à ce blog se servent de la langue pour agir, que ce soit pour s’informer sur les cultures auxquelles ils s’intéressent ou pour mettre en ligne des informations sur leur propre culture, et cherche ainsi à échanger avec leurs interlocuteurs. Il s’agit bien d’un exemple où l’utilisation de la langue au-delà des quatre murs de la classe en répondant à des objectifs clairement désignés dans des situations de communication vraiment authentiques, comme les tâches que nous proposons aussi dans les trois premiers niveaux de Version originale.

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Université d’Été d’Izmir 2012 (Turquie)

Posted by Philippe Liria sur 17/03/2012

Après le succès de l’édition de 2009, l’Association des Professeurs de Français d’Izmir (APFIZ) vous donne à nouveau rendez-vous pour une semaine de conférences et d’ateliers. Cette deuxième édition se tiendra du 18 au 22 juin. Retrouvez l’ensemble du programme sur le site de l’association. J’aurai le plaisir de pouvoir y animer un atelier sur la mise en place d’une unité didactique dans une démarche actionnelle et j’y présenterai aussi l’ensemble de notre fonds de publication.

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L’actionnel, aussi pour les ados !

Posted by Philippe Liria sur 01/06/2011

On dit souvent que l’actionnel marche bien avec les adultes mais qu’avec les adolescents, c’est une autre paire de manches ! La mise en oeuvre de cette méthologie qui favorise le travail collaboratif à travers des activités en groupes et la réalisation de tâche n’est pourtant absolument pas incompatible avec les adolescents. La méthode français Pourquoi Pas ! nous le démontre : vous êtes des centaines de professeurs de français à travers le monde à nous faire régulièrement part de la satisfaction que vous avez à travailler avec cette collection.
Pour mieux vous accompagner dans ce travail, vous disposez maintenant du Pack de ressources de Pourquoi Pas ! 1. Ce matériel compémentaire comprend un CD avec le livre numérique et deux autres de fiches thématiques et de travail (lexique, grammaire…), ainsi que des fiches interdisciplinaires. Ce matériel, comme l’ensemble de la collection est disponible sur www.emdl.fr
Regardez cette vidéo où l’une des auteures de Pourquoi Pas ! nous parle de l’actionnel en classe et dans la méthode.

Entrevista 2 from Jornades Llengües Lleida on Vimeo.

 » title= »Pourquoi Pas ! – Entretien avec Matilde Martinez, coauteure de Pourquoi Pas ! » target= »_blank »>

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Le web 2.0 en classe de fle

Posted by Philippe Liria sur 24/05/2011

Mercredi dernier, Christian Ollivier présentait dans les locaux des Éditions Maison des Langues son livre Le web 2.0 en classe de langue qu’il a co-écrit avec Laurent Puren. Christian Ollivier est un spécialiste de la didactique des langues, des TICE et du web 2.0. C’est la combinaison de ces spécialités qui lui permettent d’aborder d’une façon originale l’enseignement des langues dans une démarche collaborative qui va au-delà des murs de la salle de classe. Il faut aller plus loin. Et pour aller plus loin, nous devons nous munir d’outils nouveaux dans des espaces nouveaux. Pour Ollivier, le web 2.0 est à la fois cet outil et cet espace. C’est une façon pour les apprenants de ne plus associer la langue qu’ils apprennent à un espace donné mais au contraire de l’activer dans des contextes variés pour échanger et surtout pour faire, avec d’autres apprenants – ou pas d’ailleurs ! -.
Comme l’écrit C. Ollivier, cet ouvrage se veut aussi « résolument pratique et tourné vers l’action et l’interaction, (pour élargir) la perspective actionnelle définie par le Cadre européen commun de référence pour les langues en fournissant, à partir d’une réflexion théorique, des exemples concrets de tâches exploitant une sélection de sites et applications du web 2.0. »

Pour en savoir plus, je vous propose de retrouver le blog de Christian Ollivier et Laurent Puren sur l’utilisation du web 2.0, un blog qui complète l’ouvrage consacré à la question : Le web 2.0 en classe de langue (EMDL, Paris, 2011)

Web 2.0 en classe de langue

Vient de paraître. EMDL 2011. Un ouvrage pour mieux comprendre le web 2.0 avec des exemples pratiques pour son utilisation en classe de langue.

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À lire aussi, la présentation sur le site Emilangues

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Version Originale, mise en oeuvre d’une unité (Proposition de Christian Puren)

Posted by Philippe Liria sur 23/05/2011

Christian Puren propose régulièrement sur son site des tâches dans le cadre de son cours en ligne « La didactique
des langues-cultures comme domaine de recherche ». Cette fois-ci, il propose une analyse des manuels et à élaborer un corrigé dans lequel il compare les manuels Version Originale (EMDL) et Latitudes (Didier). Je vous les recommande vivement pòur mieux comprendre les notions de tâche ou de projet.
Retrouvez l’ensemble du cours et articles de Christian Puren sur son site. Téléchargez le PDF: PUREN_2011d_Mise_oeuvre_PA_Latitudes2_VO1

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Document authentique ou processus de langue authentique ?

Posted by Philippe Liria sur 30/01/2011

À l’occasion des événements qui ont marqué le mois de janvier en Tunisie, le site Educafrances a proposé de travailler un document authentique : l’entretien d’un spécialiste[1] donnant son opinion sur les faits qui ont entrainé la fuite du dictateur et la mise en place d’un gouvernement provisoire. Je me demande si on peut continuer à proposer des exercices à trous en guise d’exploitation pédagogique alors que nous pouvons, à partir de documents authentiques créer aussi des processus de travail collaboratifs et ancrés dans l’authenticité des processus de langue.

La consigne expliquait que, grâce à ce document, les apprenants pourraient améliorer leur compréhension du français ; en revanche aucune mention à la teneur des propos de ce spécialiste. Pourtant, il me paraît intéressant de s’interroger sur la fonction du document authentique. En effet, l’exploitation d’un tel document peut-il se limiter à « améliorer la compréhension de l’oral » ? Or, à en croire la proposition qui accompagnait l’énoncé, il s’agissait surtout de remplir des espaces vides de la transcription par les mots ou expressions de l’interviewé. Ce type d’activité est donc avant tout un exercice portant sur l’identification d’éléments de détail. Quel en est l’intérêt ?

Par ailleurs, on m’a fait remarquer qu’il appartient à chaque professeur d’intégrer ce document et son exploitation dans son contexte de classe, ce qui serait le signe de notre liberté d’enseignant. Je crois qu’on exagère mes propos : ma critique de l’exploitation proposée ne revient pas à dire qu’il faudrait tout donner à l’enseignant et par conséquent limiter sa liberté ; par contre il me paraît utile de réfléchir au type d’exploitation que l’on veut donner à un enseignant. En quoi proposer une fiche pédagogique plus complète limiterait-il la liberté du professeur ?

Donner une vidéo et un texte à trous, avec comme objectif clairement énoncé de chercher à « améliorer la compréhension de l’oral », présente un intérêt très limité. On se demande même pourquoi prendre un document authentique. L’exercice à trous est de plus en plus banni des cours car on sait qu’il n’apporte rien à l’apprentissage. En plus d’être une activité peu « authentique ». Or l’authenticité réside bien plus dans le processus que dans l’objet sur lequel se fonde le travail. Et ce document permettrait d’aller beaucoup plus loin sans pour autant porter atteinte à liberté du professeur. On veut seulement fournir une fiche un peu plus élaborée.

Dans le cas contraire, l’apprenant risque de se retrouver face à un document difficile d’accès, sans aucun support d’aide (photos, vidéo des événements) et où ils devront finalement simplement s’intéresser aux mots qui manquent. Peu motivant, à mon avis.

Ci-dessous, sur la base de cette même interview, quelques suggestions…

Janvier… La Tunisie se soulève !

Objectif : écoutez une interview d’un spécialiste du monde arabe et musulman et réagir à ses propos dans un courrier des lecteurs d’un journal ou sur la page « commentaires » (en ligne). (Niv. B2 du CECR)

1)   Demandez à vos élèves s’ils ont entendu parler des évènements qui se déroulent dans le monde arabe, en Tunisie ou en Égypte par exemple. Que peuvent-ils dire ?
On pourra envisager d’apporter des photos de manifestation, de slogans (une occasion en plus pour prendre conscience de la place du français), etc.

2)   Lisez les documents fournis et élaborer un court texte sur la situation actuelle en Tunisie.
On pourra apporter inviter les élèves à s’informer aussi sur la Tunisie (à travers Wikipédia par exemple), leur suggérer la lecture de quelques articles qui leur permettront de se familiariser à la problématique. Comme on attend des élèves une production écrite à la fin de la séquence didactique, on s’arrangera pour que dans les documents écrits fournis, il y ait des modèles répondant à la fois à la forme (courrier des lecteurs / commentaires) et au contenu (réaction, c’est-à-dire donner son avis).

3)   Écoutez l’interview de V. Geisser et relevez les informations qui vous paraissent importantes et, en groupe, élaborez un résumé de ses propos.
La prise de notes (compétence B2) débouche sur une négociation afin d’obtenir un texte unique résumant cet entretien. En recoupant leurs différentes notes, les élèves peuvent vérifier leur compréhension et doivent se mettre d’accord pour que le résumé soit cohérent.
Ils pourront bien sûr réécouter plusieurs l’entretien. La compréhension orale détaillée n’a pas de sens ici, comme elle n’a pas de sens dans la réalité : nous ne le faisons jamais nous-mêmes.

4)   À partir du résumé et de ce que vous connaissez sur la situation, élaborez votre courrier des lecteurs ou vos commentaires. Si vous le souhaitez, vous pourrez mettre en ligne vos réactions sur un des nombreux sites consacrés à ces événements.
Les élèves doivent être compétents pour réaliser cette activité sans la transcription de l’interview.

Ces pistes de travail correspondent, à mon sens, bien plus à ce qu’on peut attendre d’un élève de niveau B2. Elles permettent de s’intéresser avant tout au sens en apportant les outils dont l’élève a besoin pour réagir à ce qu’il entend. Faut-il, dès lors, travailler le texte à trous de l’interview ? Dans le meilleur des cas, cette étape ne serait pas la première mais au contraire, la dernière même si je ne saisis pas vraiment son intérêt.

Je comprends qu’il s’agit seulement d’un avis et j’invite tout le monde à réagir, améliorer cette exploitation du document voire la rejeter.

Mais il clair que pour moi, ce qui compte vraiment, c’est ce qui se passe avec un document, ce qu’on en fait et qui doit véritablement avoir du sens. Ce que je cherche quand je conçois une classe, c’est la dynamique de tout ce qui va tourner autour d’un document central pour que ce que devront faire les élèves soient le plus authentique possible. Ce qui est bien plus motivant que d’utiliser un document authentique et de le transformer en une passoire. Aucun intérêt et aucune motivation !


[1] Vincent Geisser, chercheur au CNRS, spécialiste du monde arabe et musulman

 

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L’approche actionnelle et les tâches : dissiper les malentendus

Posted by Philippe Liria sur 13/12/2010

Il est bien de faire le point de temps en temps. Il y a un an, nous publiions une série d’articles sur l’approche actionnelle et la pédagogie des tâches. Des chercheurs et des practiciens analysaient cette démarche qui est en train de gagner du terrain dans les pratiques de la classe de FLE. Parmi ces plumes, il y avait les Willis. Malheureusement peu connus dans le monde du FLE, ces experts des TBL contribuaient dans leur article à montrer combien on peut et de façon très eficace, enseigner dans une démarche dont la base tourne sur l’axe de la tâche. Il manquait certainement un auteur – qui sait s’il nous rejoindra dans la deuxième édition – : c’était Rod Ellis. Ce chercheur de l’Université d’Auckland et de celle de Shanghai est peu, voire pas connu du tout, des enseignants en FLE. On trouve pourtant dans ses articles une analyse particulièrement fine de la tâche. Au dernier trimestre 2009, il publiait un article très intéresant sur les TBLT et les malentendus qui existent sur leur efficacité dans l’apprentissage de l’anglais mais que nous pouvons transférer au monde du FLE. On ne peut que regretter qu’un article de ce type n’ait pas été diffusé avant – il est en anglais certes, mais on ne demande que de la réception écrite – ! A lire, notamment les différentes définitions de la tâche ou encore la réflexion sur la place de la grammaire.

À lire: Rod Ellis – Task-based Language Teaching sorting out the misunderstandings

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Faire faire ? sur Franc-parler

Posted by Philippe Liria sur 14/04/2010

Le webzine du FLE, Franc-parler vient de proposer un chat sur l’approche actionnelle. En complément, les éditeurs ont aussi mis en ligne un dossier trpes complet sur la question. J’en recommande vivement la lecture. Vous pourrez aussi y trouver des liens d’intérêts et des pistes de lecture. À lire et à télécharger.

Avez-vous déjà essayer cette approche dans vos cours ? Qu’est-ce que vous en pensez ? Et des tâches ? Quelle est la différence en tâche et projet ? Réagissez…

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