Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘manuel numérique’

En classe… à l’ère numérique.

Posted by Philippe Liria sur 06/01/2013

L'usage de la tablette en classe

L’usage de la tablette en classe

À l’ère numérique, nous sommes tous en quête d’information sur ce qui se fait pour la classe, ce qui motive les élèves, qui pourrait être mis en place… pour que nos cours « marchent » tout en intégrant ces outils, multiples et divers, qui nous obligent à maintenir une veille pédagogique. À la mi-décembre, juste avant les congés, le ministère français de l’Éducation nationale a publié un dossier très complet intitulé Faire entrer l’école dans l’ère numérique (télécharger Faire entrer l’ecole dans l’ere numerique) qui analyse les services destinés aux élèves et aux enseignants. D’une part pour que ces derniers ne restent pas passifs face à l’évolution technologique mais bel et bien acteurs et, d’autre part, pour que ceux-là apprennent à utiliser efficacement les nouvelles technologies, car comme le rappelait récemment un article du quotidien catalan, La Vanguardia, les plus jeunes, même s’ils connaissent les outils et sont en apparence plus à l’aise dans leur maniement, ne sont pas forcément compétents dans l’usage qu’ils en font.
Le dossier ne porte pas spécifiquement sur l’enseignement des langues, et moins encore sur le FLE, mais il comprend des éléments d’information intéressant qui sont autant de pistes pour que les professeurs réflechissent à une meilleure intégration du manuel numérique, du TNI, du smartphone, de la tablette dans la classe.
À propos de la tablette justement, je voudrais en profiter pour signaler une page très intéressante, encore du MEN, et qui s’intéresse à la place de cet outil dans l’enseignement. Il s’agit d’un dossier très complet – Tablette tactile et enseignement – dont l’objectif est « de montrer l’intérêt pédagogique des tablettes tactiles, de l’école au lycée, en France et à l’étranger et de rendre compte des expérimentations en cours. » Vous y trouverez des repères techniques et des exemples d’usages pédagogiques. Ce dossier recense également des applications utiles pour l’enseignement même s’il y en a forcément de nouvelles puisque la mise à jour du site remonte à janvier de l’année dernière or on sait que ces outils évoluent très vite. Intéressant aussi dans ce dossier, les exemples d’usages, avec les succès mais aussi les échecs subis, dans le monde entier.
La lecture de l’ensemble du document est intéressante mais pour ceux qui ne souhaiteraient en faire qu’une lecture en diagonal, il ne faut pas manquer les points 6, 7 et 8. Les exemples ne portent pas forcément sur les langues, mais peu importe. Je crois qu’il s’agit aussi de voir les ressources et les pratiques existantes, au-delà de la matière qui nous intéresse, et de s’interroger sur les possibilités de les transposer dans nos classes.
Nous pouvons être un accro des technologies numériques ou, au contraire, être critiques par rapport à leur place dans l’enseignement mais nous n’avons pas le droit de les ignorer. À partir des informations et des formations que nous recevrons sur leurs possibilités, nous pourrons alors juger de la pertinence de leur introduction dans nos classes. Pour ma part, il n’y a pas de place au doute : ces nouveaux outils nous permettent de proposer aux élèves un contact authentique avec la langue pour travailler l’ensemble des compétences. L’ignorer, c’est aussi ignorer la réalité du monde qui nous entoure ; un peu comme si nous pouvions enseigner une langue sans prendre en compte son contexte. Les apprenants d’aujourd’hui viennent en classe avec des smartphones, des tablettes… ils sont d’une façon ou d’une autre connectés à Internet et reliés entre eux par un réseau social, quel qu’il soit. C’est le nouveau défi de l’enseignement. Reste que nous devons apprendre à en faire bonne usage.

Pour aller au-delà, vous pouvez aussi consulter ces autres pages du site du ministère dont je reproduis ici quelques liens :
L’utilisation du numérique et des TICE à l’école.

Compétences numériques et informationnelles
Rechercher sur Internet : méthodologie et outils
Éducation aux médias et à l’Internet
B2i, C2i… compétences informatique et Internet

Lectures numériques
Lecture sur écran
Livre électronique
Manuel numérique
Les métamorphoses du livre… numérique

Apprendre avec de nouveaux outils
ENT : quels usages pour l’enseignement ?
Jeux sérieux et mondes virtuels

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Le numérique à l’école traine des pieds…

Posted by Philippe Liria sur 09/04/2012

Voici un mois, le CNNum rendait son rapport sur le rapport du numérique avec l’école. Ses auteurs montrent dans leur conclusion combien la culture numérique et la maîtrise des outils numériques ont du mal à faire leur entrée dans l’École. Pourtant, ces éléments comme le développement du Cloud (ou informatique en nuage), des tablettes et des plate-formes devraient contribuer à une meilleure présence du numérique dans l’apprentissage.
Ce rapport suggère des pistes de travail pour remédier à cette situation pour que le numérique puisse véritablement être exploité comme il se doit. Même si les auteurs n’entrent pas dans le détail des usages qu’on pourrait faire des outils numériques, on peut imaginer l’intérêt que cela représente dans le domaine de l’enseignement/apprentissage des langues ou dans l’organisation de la classe (envoi ou partage des documents grâce aux nuages ou aux tablettes par exemple).
Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le rapport en cliquant CNN_numerique_mars_2012.

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Quelle place pour les nouvelles technologies en classe ?

Posted by Philippe Liria sur 04/01/2012

Le New York Times organise un intéressant débat sur la place des nouvelles technologies en classe. Ce n’est pas la classe de FLE mais la réflexion en vaut la peine alors que nous voyons entrer dans nos salles de classe les TNI, les smartphones et autres outils qu’on englobe dans cette appellation de « nouvelles technologies ». Or nos impressions, celles des professeurs que je rencontre un peu partout dans le monde, sont souvent partagées. On s’interroge, légitimement, sur les bénéfices qu’en tirent véritablement nos élèves et on se demande souvent si ces outils contribuent vraiment à mieux apprendre.
Je vous invite donc à lire les différentes opinions de ce débat que nous propose la « Room for Debate » du NYT, vous y trouverez des opinions, variées, et une somme d’exemples fort intéressants qui pourront peut-être vous donner des pistes pour l’utilisation de ces outils dans vos classes.
Pouvons-nous, par exemple, ignorer les smartphones ? Nos élèves – et nous-mêmes de plus en plus – les utilisons à tout moment. Il est donc certainement nécessaire d’admettre cette réalité et de chercher des façons de les rendre utiles à l’apprentissage, peut-être comme un prologement de la classe. C’est la réflexion à laquelle nous invite Will richardson, Powerful learning practice, qui revendique l’utilisation du smartphone comme reflet de la réalité de notre monde numérisé.
Sans les rejeter, Paul Thomas, membre du Radical Scholarship, rappelle que la technologie doit accompagner l’enseignant dans son travail quotidien ; or, pour Paul Thomas, les nouvelles technologies n’auraient fait qu’augmenter les coûts en achat de matériel – particulièrement onéreux – au détriment de la formation des professeurs sans qu’on ait vraiment démontrer les bénéfices de ces « nouvelles technologies ». Il demande à ce que l’école de se laisse pas aveugler par ces outils et n’oublient pas les enseignants. Ce n’est pas l’avis d’Eric Shenninger qui dénonce la mise à l’index qui est souvent fait des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Il reproche aux enseignants d’ignorer le pouvoir de ces outils dans l’enseignement/apprentissage. Il rappelle qu’ils contribuent à la communication, à la collaboration entre les apprenants et donc à leur créativité. Ces outils, qui font partie de leur quotidien, les impliquent encore plus ce qui contribue à les motiver dans leur apprentissage. Un exemple concret de mise en oeuvre des nouvelles technologies, c’est celui que nous donne Shekemma Silveri qui à travers ces cours à distance et grâce à l’utilisation des réseaux sociaux en ligne fait entrer le monde dans l’espace-classe. Ou encore celui que nous donne Ann Leaness, membre du bureau de la fondation Edcamp Foundation et fervente utilisatrice du TNI et qui décrit son expérience de classe où le tableau interactif n’est qu’un outil de plus qui n’empêche en rien que ces classes soient des lieux de travail en groupe réduit, de débats, etc.
On peut retenir aussi un bémol, celui de Vicki Davis, co-fondatrice de Flat Classroom Projects qui, sans remettre en cause les nouvelles technologies en soi, au contraire, souhaiterait que celles-ci permettent de faciliter l’individualisation de l’apprentissage, notamment au moment d’évaluer.
Des échanges à lire et qui surtout devraient en permettre d’autres, notamment par rapport à la place que nous donnons, nous, aux nouvelles technologies dans nos classes.

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 » Aucune école ne doit investir dans la technologie sans investir de manière substantielle dans la formation des enseignants. »

Posted by Philippe Liria sur 25/09/2011

« Aucune école ne doit investir dans la technologie sans investir de manière substantielle dans la formation des enseignants. » Cette phrase est tirée d’un article d’Hubert Guillaud (Dans les salles de classe, les résultats ne progressent pas)sur le blog qu’il co-anime avec Xavier de La Porte et Rémi Sussan, Inter Actu. Cette affirmation n’est pas anodine et soulève une question bien présente aujourd’hui dans les établissements. On sait ce qui se passe, on implante les technologies comme les TNI dans les salles de classe, on dote les élèves d’ordinateur portable et un certain technodéterminisme nous fait croire qu’avec ça, on a trouvé une réponse à tous les problèmes de la classe. Pourtant, dans certains États des Etats-Unis où ces technologies ne sont plus au stade de l’expérience, on se pose légitimement des questions sur les résultats des élèves et la place du prof. On a vu, comme le rappelait le NYT dans un article de mars dernier des écoles qui pensent que la technologie peut remplacer les enseignants comme ces classes virtuelles en Floride qui prétendent résoudre le problème des sureffectifs. (Disponible en français sur le site du Courrier International)
En Europe, on voit comment les investissements en technologie se font souvent au détriment de la formation des enseignants. On voit même des enseignants fonder leur choix non pas sur des critères pédagogiques mais sur des questions technologiques. Peu importe le contenu, ce qui importe c’est l’emballage : plus il est interactif, mieux c’est. Quant à l’interaction, elle viendra après, s’il y a le temps.
Je reprends un autre extrait de l’article de Guillaud qui cite la chercheuse américaine, Cathy Davidson : « Nous ne sommes pas responsables en tant qu’éducateurs si nous ne faisons qu’enseigner avec la technologie, car il faut également enseigner à travers elle, sur elle et à cause d’elle. Nous devons faire comprendre aux enfants sa puissance, son potentiel, ses dangers, ses usages. Ce n’est pas seulement un investissement qui en vaut la peine, mais c’est un investissement qu’il serait irresponsable d’éviter. » Et elle a certainement raison à condition, comme elle le dit par ailleurs, que nous aidions à comprendre la technologie et pour cela, il faut que les enseignants non seulement la connaissent mais surtout la maîtrise. Or, nombreux sont ceux qui découvrent ces technologies en même temps que leurs élèves (voire même après dans certains cas).
En fait la question n’est pas d’être pour ou contre les technologies dans la salle de classe, je crois que tout le monde est d’accord qu’elles sont devenues un outil de plus au service de l’apprentissage. Dans le même temps, leur entrée se fait souvent très, trop vite sans qu’on ait eu le temps de « repenser l’éducation ».

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L’actionnel, aussi pour les ados !

Posted by Philippe Liria sur 01/06/2011

On dit souvent que l’actionnel marche bien avec les adultes mais qu’avec les adolescents, c’est une autre paire de manches ! La mise en oeuvre de cette méthologie qui favorise le travail collaboratif à travers des activités en groupes et la réalisation de tâche n’est pourtant absolument pas incompatible avec les adolescents. La méthode français Pourquoi Pas ! nous le démontre : vous êtes des centaines de professeurs de français à travers le monde à nous faire régulièrement part de la satisfaction que vous avez à travailler avec cette collection.
Pour mieux vous accompagner dans ce travail, vous disposez maintenant du Pack de ressources de Pourquoi Pas ! 1. Ce matériel compémentaire comprend un CD avec le livre numérique et deux autres de fiches thématiques et de travail (lexique, grammaire…), ainsi que des fiches interdisciplinaires. Ce matériel, comme l’ensemble de la collection est disponible sur www.emdl.fr
Regardez cette vidéo où l’une des auteures de Pourquoi Pas ! nous parle de l’actionnel en classe et dans la méthode.

Entrevista 2 from Jornades Llengües Lleida on Vimeo.

 » title= »Pourquoi Pas ! – Entretien avec Matilde Martinez, coauteure de Pourquoi Pas ! » target= »_blank »>

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Le web 2.0 en classe de fle

Posted by Philippe Liria sur 24/05/2011

Mercredi dernier, Christian Ollivier présentait dans les locaux des Éditions Maison des Langues son livre Le web 2.0 en classe de langue qu’il a co-écrit avec Laurent Puren. Christian Ollivier est un spécialiste de la didactique des langues, des TICE et du web 2.0. C’est la combinaison de ces spécialités qui lui permettent d’aborder d’une façon originale l’enseignement des langues dans une démarche collaborative qui va au-delà des murs de la salle de classe. Il faut aller plus loin. Et pour aller plus loin, nous devons nous munir d’outils nouveaux dans des espaces nouveaux. Pour Ollivier, le web 2.0 est à la fois cet outil et cet espace. C’est une façon pour les apprenants de ne plus associer la langue qu’ils apprennent à un espace donné mais au contraire de l’activer dans des contextes variés pour échanger et surtout pour faire, avec d’autres apprenants – ou pas d’ailleurs ! -.
Comme l’écrit C. Ollivier, cet ouvrage se veut aussi « résolument pratique et tourné vers l’action et l’interaction, (pour élargir) la perspective actionnelle définie par le Cadre européen commun de référence pour les langues en fournissant, à partir d’une réflexion théorique, des exemples concrets de tâches exploitant une sélection de sites et applications du web 2.0. »

Pour en savoir plus, je vous propose de retrouver le blog de Christian Ollivier et Laurent Puren sur l’utilisation du web 2.0, un blog qui complète l’ouvrage consacré à la question : Le web 2.0 en classe de langue (EMDL, Paris, 2011)

Web 2.0 en classe de langue

Vient de paraître. EMDL 2011. Un ouvrage pour mieux comprendre le web 2.0 avec des exemples pratiques pour son utilisation en classe de langue.

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À lire aussi, la présentation sur le site Emilangues

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Dépassés par les TICE ?

Posted by Philippe Liria sur 06/01/2011

En France, on le sait, malgré le discours dominant, les TICE sont encore à la traine. En Espagne et plus particulièrement en Catalogne, pour parler d’un cas que je connais bien, on voit les contradictions entre discours et réalité : les élèves sont prêts, mais les écoles n’ont pas ou mal implanté les ordinateurs ou les TBI, les livres ne sont pas disponibles ou que partiellement et surtout, les professeurs ne sont pas formés. Ce constat est aussi valable dans des pays qui ont pourtant depuis longtemps misé sur Internet et l’ordinateur en classe comme c’est le cas du Québec (à lire : Nos écoles en retard dans le Journal de Montréal). Or, on ne pourra vraiment tirer profit de ces nouveaux outils que si on met en place une véritable politique de formation des enseignants. On en parle beaucoup, mais j’ai l’impression qu’il s’agit d’une autre Arlésienne. Au cours de mes différents voyages à travers le monde, j’ai pu malheureusement constaté que c’est trop souvent le cas un peu partout, même si on peut applaudir d’excellentes initiatives prises en Amérique Latine et qui vont dans le bon sens : on cherche à former les professeurs tout en distribuant des ordinateurs, en développant la présence d’internet dans les lieux les plus reculés, etc. À ce sujet, je recommande la lecture de ¡Basta de historias! de Andrés Oppenheimer.

 

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Le multimédiaction

Posted by Philippe Liria sur 04/04/2010

Les TBI entrent de plus en plus dans la classe. Que ce soit en Europe ou en Amérique latine, en Asie ou en Afrique, les établissements sont en train d’être équipés en tableaux interactifs. Les supports varient, ils peuvent être plus ou moins développés, mais ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas d’un simple effet de mode mais d’une tendance appelée à se généraliser. Pourtant, si l’on parle avec les enseignants, des questions et des doutes pointent. Ils se demandent souvent à quoi va leur servir ce tableau si la formation et les contenus n’accompagnent pas le support.

En effet, le TBI n’est qu’un support. Un TBI sans contenu, c’est comme un ordinateur vide. Et si en plus, la formation ne suit pas, nous risquons de nous retrouver face au même problème qu’au début de la généralisation des ordinateurs dans les écoles, souvenez-vous : l’ordinateur était dans un coin et on lui préférait la machine à écrire ! Et je ne parle pas d’un temps si lointain…

Bref, il est important de créer des contenus pour le TBI. Les nouveaux manuels doivent donc à la fois contenir des éléments spécifiques pour ce nouveau support tout en préservant la dynamique préconisée ces dernières années qui rend l’apprenant acteur de son apprentissage. Il faut donc favoriser un apprentissage qui passe par les nouveaux et nombreux moyens que nous proposent les nouvelles technologies sans perdre de vue que l’interactivité, l’action, doit avoir dans la classe. Cette combinaison, c’est le multimédiaction. Il s’agit de fournir aux professeurs un outil complet et complexe qui va au-delà du simple flipbook interactif. On ne se contente pas de tourner les pages mais on y trouve des interactions, parfois simples comme l’écoute ou la projection d’un document ; parfois plus complexe car d’un clic, on se retrouve sur une page d’activités dynamiques ou sur un site web 2.0 qui cherche à créer des interactions entre les apprenants de français des quatre coins de la planète. Derrière le multimédiaction, il y a donc l’idée de regrouper un large éventail des possibilités qu’offrent aujourd’hui les nouvelles technologies pour rendre l’apprentissage plus efficace dans la classe et au-delà de ses murs.

Le multmédiaction a été utilisé pour la première fois par la maison d’édition Difusión/Éditions Maison des Langues pour désigner l’ensemble des contenus pour TBI et web 2.0 qu’elle présente à l’intérieur d’une clé USB.

La clé USB de Version Originale 1

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Quel avenir pour le livre scolaire dans un monde numérique ?

Posted by Philippe Liria sur 02/01/2010

En août dernier, le New York Times publiait un article sur l’avenir des manuels scolaires et il faut bien reconnaître que celui-ci n’était guère optimiste vue l’évolution des technologies… Il est vrai que les apprenants d’aujourd’hui sont familiers des nouvelles technologies, parfois plus que les enseignants et que les supports numériques sont sans aucun doute plus attrayants que le support papier.

Manuel scolaire numérique

La question de l’avenir des manuels scolaires dans un monde numérique est certainement légitime et on constate d’ailleurs que de plus en plus de pays commencent à proposer des manuels interactifs avec des prolongements sur des plateformes numériques. La pratique est encore limitée et on sait que les établissements manquent souvent de moyens et les enseignants de formation. Pourtant, nous avançons inexorablement vers une classe où le virtuel, notamment dans l’enseignement des langues, permettra de faire de cet espace-classe un lieu d’interactions véritables avec une vraie présence de la langue-cible. De plus, l’accès généralisé à Internet – et donc sa socialisation – rend possible le prolongement de la classe dans la maison et ainsi la réalisation et le suivi d’activités en ligne, notamment les plus systématiques. Ce qui permet, par conséquent, de rentabiliser le facteur temps dans la classe.

Évidemment, il va falloir pour cela que les différents acteurs qui participent à la création des manuels scolaires de langue intègrent, et rapidement, ces nouveaux éléments pour que le livre, contrairement à la prédiction du NYT et de celle d’autres prophètes de la fin du manuel scolaire, continue à être fondamental dans l’apprentissage mais dans un nouveau rôle qu’il faudrait peut-être comprendre plutôt comme portail vers d’autres lieux de connaissances et non plus seulement que la source de celles-ci.

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