Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘numérique’

Un MOOC pour enseigner et former avec le numérique en langues

Posted by Philippe Liria sur 22/09/2014

Il semblerait que les enseignants de langues soyons parmi les plus réticents à intégrer le numérique dans nos classes. C’est du moins ce qui ressortait d’un récent rapport sur la place des différents outils numériques dans la classe, en France (je ne retrouve plus le lien mais dès que je mets la main dessus…). Les motifs évoqués sont multiples pour expliquer le phénomène mais on peut espérer qu’avec le temps, un peu plus de moyens et surtout de la formation, ce décalage s’estompera. Et c’est justement de formation dont il est question dans ce post (j’en avais rapidement informé la semaine dernière). L’Université Stendhal Grenoble 3 propose, sous la direction de François Mangenot, un MOOC sur l’intégration du numérique à une classe de langue. Dans ce MOOC, ouvert « aux enseignants de langues, aux enseignants de FLE (…), aux étudiants de Master ou Doctorat en didactique, aux étudiants des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) », ainsi qu’aux responsables pédagogiques de centres de langues, aux ingénieurs pédagogiques et aux les formateurs d’enseignants, il s’agira de passer en revue les outils et les méthodes qui ont fait leur preuve dans le domaine de l’enseignement/apprentissage des langues.
Les organisateurs ont mis en ligne le plan du cours qui se concentrera sur…

– les formations hybrides qui permettent aux apprenants de suivre une partie du cours à distance grâce au numérique. On en voit de plus en plus se mettre en place ;
– l’intercompréhension, afin de ne pas apprendre une mais plusieurs langues en parallèle en aidant les apprenants à développer des stratégies de compréhension ;
– la télécollaboration pour favoriser l’interaction en ligne entre apprenants de langues et cultures différentes ;
– le web social, qui permet une utilisation de la langue en « contexte authentique ». Un MOOC dont les mots-clés sont la communication, l’accompagnement, les tâches et les scénarios pédagogiques.
L’inscription est entièrement gratuite et déjà ouverte à partir du site de FUN.
Vous y trouverez tous les renseignements nécessaires, une brève biographie de l’équipe enseignante et des lectures recommandées pour vous préparer à ce cours qui commence le 27 octobre prochain et durera un mois.
Pour en savoir plus, visionnez la capsule de présentation.
Une fois de plus, il ne s’agit pas de dire que tout doit passer par le numérique. Ce n’est pas la numérisation de la classe qui va tout changer. Mais l’ignorer ou la mépriser est certainement une erreur. Par contre, il faut apprendre à en connaitre les outils pour savoir lesquels s’adaptent le mieux à nos cours, quels avantages ils présentent par rapport à des approches plus classiques et aussi être conscients des limites qu’ils ont.

Publicités

Posted in Actualité du français, Le monde des langues, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

De quoi les fournitures scolaires sont-elles le nom ? – Educavox

Posted by Philippe Liria sur 05/09/2014

Un article particulièrement intéressant sur la place du numérique en classe et la nécessité de l’intégrer au plus vite dans la formation de l’élève, justement pour freiner la brèche socionumérique qui s’élargit. Une meilleure intégration mettrait plus facilement à la portée de tous un outil extraordinairement puissant pour développer l’apprentissage. Ce n’est pas la réticence de certains qui en freinera l’influence. Mieux vaut donc fournir les outils qui permettront aux apprenants de l’apprivoiser que de faire comme si le numérique n’existait pas ou représentait une certaine culture honnie, plus par méconnaissance d’ailleurs qu’autre chose. À lire : De quoi les fournitures scolaires sont-elles le nom ? – Educavox.
Lire le reste de cette entrée »

Posted in Actualité du français, Techno-pédagogie | Tagué: , , | Leave a Comment »

Le tsunami numérique, d’Emmanuel Davidenkoff

Posted by Philippe Liria sur 19/08/2014

Interview DavidenkoffLe numérique est parmi nous, il l’est encore plus chez nos élèves, surtout les plus jeunes qui ne conçoivent pas un monde sans. Ce constat doit inéluctablement nous obliger à nous interroger sur le rôle qu’a et surtout devra avoir le numérique dans l’éducation car mieux vaut dès maintenant se poser des questions, errer peut-être dans certaines réponses que de détourner le regard. Il en va du modèle éducatif que l’on veut mettre en place pour demain. Et qu’on le fasse dans un état d’esprit d’ouverture, notamment vers ce qui se fait dans les systèmes anglo-saxons, mais pas uniquement. Non pas pour copier mais bien pour savoir prendre ce qu’il y a d’efficace dans ces systèmes. Cette réflexion autour du numérique dans l’enseignement, c’est celle à laquelle nous invite Emmanuel Davidenkoff dans son ouvrage Le tsunami numérique dont la récente publication a été l’occasion pour lui de répondre aux questions de Mediapart dans cette interwiew particulièrement intéressante.
Ces réflexions sont bien entendu à mettre en lien avec celles de Karsenti sur la place du numérique dans l’enseignement.
Bien que portant sur l’ensemble de l’enseignement, je ne peux m’empêcher de penser à la présence du numérique dans la classe de langue : on voit bien comment l’outil numérique permet de favoriser le contact des apprenants avec la langue cible, en réception bien entendu mais pas seulement : la production est elle aussi renforcer, à l’écrit et à l’oral, et elle prend une dimension véritablement authentique.
Il ne s’agit pas de tout faire passer par le numérique, ni de ne jurer que par cette révolution. Encore moins de vénérer des outils en particulier. N’oublions pas la presque dévotion envers le TNI pour que très rapidement on se rende compte, alors que les mises en garde existaient, qu’on avait surtout gaspillé beaucoup d’argent dans le support, inutile sans une bonne pédagogie d’accompagnement mais les caisses étaient alors vides pour former les profs ! Mais ce n’est pas parce qu’il y a eu ces erreurs que nous devons fermer la porte au numérique. Par contre, il est fondamental que des formations soient mises en place pour garantir la réalisation d’activités s’appuyant sur le numérique et qui contribuent réellement à améliorer l’apprentissage.

A lire :
Le-tsunami-numérique-de-Emmanuel-DavidenkoffLe tsunami numérique, Tout va changer. Êtes-vous prêt ? E. Davidenkoff. Stock, Paris 2014.

Posted in Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le numérique à l’école traine des pieds…

Posted by Philippe Liria sur 09/04/2012

Voici un mois, le CNNum rendait son rapport sur le rapport du numérique avec l’école. Ses auteurs montrent dans leur conclusion combien la culture numérique et la maîtrise des outils numériques ont du mal à faire leur entrée dans l’École. Pourtant, ces éléments comme le développement du Cloud (ou informatique en nuage), des tablettes et des plate-formes devraient contribuer à une meilleure présence du numérique dans l’apprentissage.
Ce rapport suggère des pistes de travail pour remédier à cette situation pour que le numérique puisse véritablement être exploité comme il se doit. Même si les auteurs n’entrent pas dans le détail des usages qu’on pourrait faire des outils numériques, on peut imaginer l’intérêt que cela représente dans le domaine de l’enseignement/apprentissage des langues ou dans l’organisation de la classe (envoi ou partage des documents grâce aux nuages ou aux tablettes par exemple).
Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le rapport en cliquant CNN_numerique_mars_2012.

Posted in Actualité du français, Le monde des langues, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Quelle place pour les nouvelles technologies en classe ?

Posted by Philippe Liria sur 04/01/2012

Le New York Times organise un intéressant débat sur la place des nouvelles technologies en classe. Ce n’est pas la classe de FLE mais la réflexion en vaut la peine alors que nous voyons entrer dans nos salles de classe les TNI, les smartphones et autres outils qu’on englobe dans cette appellation de « nouvelles technologies ». Or nos impressions, celles des professeurs que je rencontre un peu partout dans le monde, sont souvent partagées. On s’interroge, légitimement, sur les bénéfices qu’en tirent véritablement nos élèves et on se demande souvent si ces outils contribuent vraiment à mieux apprendre.
Je vous invite donc à lire les différentes opinions de ce débat que nous propose la « Room for Debate » du NYT, vous y trouverez des opinions, variées, et une somme d’exemples fort intéressants qui pourront peut-être vous donner des pistes pour l’utilisation de ces outils dans vos classes.
Pouvons-nous, par exemple, ignorer les smartphones ? Nos élèves – et nous-mêmes de plus en plus – les utilisons à tout moment. Il est donc certainement nécessaire d’admettre cette réalité et de chercher des façons de les rendre utiles à l’apprentissage, peut-être comme un prologement de la classe. C’est la réflexion à laquelle nous invite Will richardson, Powerful learning practice, qui revendique l’utilisation du smartphone comme reflet de la réalité de notre monde numérisé.
Sans les rejeter, Paul Thomas, membre du Radical Scholarship, rappelle que la technologie doit accompagner l’enseignant dans son travail quotidien ; or, pour Paul Thomas, les nouvelles technologies n’auraient fait qu’augmenter les coûts en achat de matériel – particulièrement onéreux – au détriment de la formation des professeurs sans qu’on ait vraiment démontrer les bénéfices de ces « nouvelles technologies ». Il demande à ce que l’école de se laisse pas aveugler par ces outils et n’oublient pas les enseignants. Ce n’est pas l’avis d’Eric Shenninger qui dénonce la mise à l’index qui est souvent fait des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Il reproche aux enseignants d’ignorer le pouvoir de ces outils dans l’enseignement/apprentissage. Il rappelle qu’ils contribuent à la communication, à la collaboration entre les apprenants et donc à leur créativité. Ces outils, qui font partie de leur quotidien, les impliquent encore plus ce qui contribue à les motiver dans leur apprentissage. Un exemple concret de mise en oeuvre des nouvelles technologies, c’est celui que nous donne Shekemma Silveri qui à travers ces cours à distance et grâce à l’utilisation des réseaux sociaux en ligne fait entrer le monde dans l’espace-classe. Ou encore celui que nous donne Ann Leaness, membre du bureau de la fondation Edcamp Foundation et fervente utilisatrice du TNI et qui décrit son expérience de classe où le tableau interactif n’est qu’un outil de plus qui n’empêche en rien que ces classes soient des lieux de travail en groupe réduit, de débats, etc.
On peut retenir aussi un bémol, celui de Vicki Davis, co-fondatrice de Flat Classroom Projects qui, sans remettre en cause les nouvelles technologies en soi, au contraire, souhaiterait que celles-ci permettent de faciliter l’individualisation de l’apprentissage, notamment au moment d’évaluer.
Des échanges à lire et qui surtout devraient en permettre d’autres, notamment par rapport à la place que nous donnons, nous, aux nouvelles technologies dans nos classes.

Posted in Ateliers et formations, FLE et didactique, Le monde des langues, Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 » Aucune école ne doit investir dans la technologie sans investir de manière substantielle dans la formation des enseignants. »

Posted by Philippe Liria sur 25/09/2011

« Aucune école ne doit investir dans la technologie sans investir de manière substantielle dans la formation des enseignants. » Cette phrase est tirée d’un article d’Hubert Guillaud (Dans les salles de classe, les résultats ne progressent pas)sur le blog qu’il co-anime avec Xavier de La Porte et Rémi Sussan, Inter Actu. Cette affirmation n’est pas anodine et soulève une question bien présente aujourd’hui dans les établissements. On sait ce qui se passe, on implante les technologies comme les TNI dans les salles de classe, on dote les élèves d’ordinateur portable et un certain technodéterminisme nous fait croire qu’avec ça, on a trouvé une réponse à tous les problèmes de la classe. Pourtant, dans certains États des Etats-Unis où ces technologies ne sont plus au stade de l’expérience, on se pose légitimement des questions sur les résultats des élèves et la place du prof. On a vu, comme le rappelait le NYT dans un article de mars dernier des écoles qui pensent que la technologie peut remplacer les enseignants comme ces classes virtuelles en Floride qui prétendent résoudre le problème des sureffectifs. (Disponible en français sur le site du Courrier International)
En Europe, on voit comment les investissements en technologie se font souvent au détriment de la formation des enseignants. On voit même des enseignants fonder leur choix non pas sur des critères pédagogiques mais sur des questions technologiques. Peu importe le contenu, ce qui importe c’est l’emballage : plus il est interactif, mieux c’est. Quant à l’interaction, elle viendra après, s’il y a le temps.
Je reprends un autre extrait de l’article de Guillaud qui cite la chercheuse américaine, Cathy Davidson : « Nous ne sommes pas responsables en tant qu’éducateurs si nous ne faisons qu’enseigner avec la technologie, car il faut également enseigner à travers elle, sur elle et à cause d’elle. Nous devons faire comprendre aux enfants sa puissance, son potentiel, ses dangers, ses usages. Ce n’est pas seulement un investissement qui en vaut la peine, mais c’est un investissement qu’il serait irresponsable d’éviter. » Et elle a certainement raison à condition, comme elle le dit par ailleurs, que nous aidions à comprendre la technologie et pour cela, il faut que les enseignants non seulement la connaissent mais surtout la maîtrise. Or, nombreux sont ceux qui découvrent ces technologies en même temps que leurs élèves (voire même après dans certains cas).
En fait la question n’est pas d’être pour ou contre les technologies dans la salle de classe, je crois que tout le monde est d’accord qu’elles sont devenues un outil de plus au service de l’apprentissage. Dans le même temps, leur entrée se fait souvent très, trop vite sans qu’on ait eu le temps de « repenser l’éducation ».

Posted in Techno-pédagogie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quel avenir pour le livre scolaire dans un monde numérique ?

Posted by Philippe Liria sur 02/01/2010

En août dernier, le New York Times publiait un article sur l’avenir des manuels scolaires et il faut bien reconnaître que celui-ci n’était guère optimiste vue l’évolution des technologies… Il est vrai que les apprenants d’aujourd’hui sont familiers des nouvelles technologies, parfois plus que les enseignants et que les supports numériques sont sans aucun doute plus attrayants que le support papier.

Manuel scolaire numérique

La question de l’avenir des manuels scolaires dans un monde numérique est certainement légitime et on constate d’ailleurs que de plus en plus de pays commencent à proposer des manuels interactifs avec des prolongements sur des plateformes numériques. La pratique est encore limitée et on sait que les établissements manquent souvent de moyens et les enseignants de formation. Pourtant, nous avançons inexorablement vers une classe où le virtuel, notamment dans l’enseignement des langues, permettra de faire de cet espace-classe un lieu d’interactions véritables avec une vraie présence de la langue-cible. De plus, l’accès généralisé à Internet – et donc sa socialisation – rend possible le prolongement de la classe dans la maison et ainsi la réalisation et le suivi d’activités en ligne, notamment les plus systématiques. Ce qui permet, par conséquent, de rentabiliser le facteur temps dans la classe.

Évidemment, il va falloir pour cela que les différents acteurs qui participent à la création des manuels scolaires de langue intègrent, et rapidement, ces nouveaux éléments pour que le livre, contrairement à la prédiction du NYT et de celle d’autres prophètes de la fin du manuel scolaire, continue à être fondamental dans l’apprentissage mais dans un nouveau rôle qu’il faudrait peut-être comprendre plutôt comme portail vers d’autres lieux de connaissances et non plus seulement que la source de celles-ci.

Posted in Techno-pédagogie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »