Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘Perspective actionnelle’

Quand l’actionnel et la classe inversée font bon ménage !

Posted by Philippe Liria sur 30/05/2016

classeinverseenantesTâches finales et projets actionnels s’imposent
Voilà près de 15 ans que nous parlons de l’approche ou de la perspective actionnelle. Entrée discrètement par l’arrière-porte du FLE, elle est aujourd’hui présente dans les cours à la fac et dans les recommandations officielles et autres feuilles de route de la plupart des institutions où le FLE a son mot à dire. Les principaux outils qui accompagnent profs et élèves dans la classe, comme le sont les manuels, ont tous, à des degrés différents et avec plus ou moins de réussite, intégré l’actionnel (devenu d’ailleurs substantif au grand dam des correcteurs de nos ordinateurs !) : des tâches finales aux projets en passant par les unités scénarisées pour garantir que processus et produit soient un succès. Enfin presque… Pourquoi ? Parce que sur le papier, tout ça, c’est très bien, mais dans la réalité de la classe, à en croire les nombreux témoignages que les professeurs nous transmettent – et ils sont nombreux -, la mise en oeuvre de cette fameuse approche actionnelle ne va pas de soi. Plusieurs raisons peuvent expliquer la difficulté à travailler dans une démarche actionnelle et surtout rendre possible la réalisation du projet mais je dirais que la principale est en lien direct avec l’organisation de la classe en soi. En effet, nous avons souvent cherché à coller le projet dans le programme sans remettre en cause ce qui se passe en classe. Bref, tout ce qui se faisait en classe avant l’actionnel est toujours présent avec peu voire pas de changement. Pis encore : à ce projet s’ajoutent aussi les maintes évaluations qui complètent les examens finaux. Le temps de classe est le même or nous devons y mettre plus de contenus. Un défi impossible à relever pour beaucoup d’enseignants, et on les comprend !!

Quand le projet passe à la trappe
Résultat des courses ? C’est le projet qui en pâtit ! Combien d’enseignants reconnaissent, parfois en secret pour ne pas se faire taper sur les doigts, qu’ils sont bien obligés de faire passer le projet à la trappe !! Ils sont légions. Or, comme je le dis souvent dans les ateliers de formation, ne pas faire réaliser la tâche finale ou le projet, c’est comme dire aux footballeurs qu’ils ne joueront pas le match – vous avez le droit de remplacer le foot par le basket si vous n’aimez pas le ballon mais prenez un sport collectif dans tous les cas -. Car travailler dans une pédagogie du projet ou jouer à un sport collectif, c’est très similaire : un entraînement qui met en place une pédagogie différenciée, le développement de l’autonomie de l’apprenant, la mise en oeuvre d’un travail collaboratif, des phases théoriques au service du projet ou de la tâche, la mise en place de stratégies… Le rôle de l’entraîneur (coach) par rapport aux joueurs et la place de chacun sur le terrain (side by side) nous rappelle bien les recommandations que nous faisons pour la classe pour nous éloigner du cours magistral (face to face).

La classe inversée au secours du projet ?
Si nous sommes convaincus des bienfaits du projet, nous devons donc trouver des solutions pour éviter que la réalité de la classe ne le fasse disparaître ou le transforme en une activité extra qu’on ne ferait que s’il y a le temps. En foot, on ne joue pas le match s’il y a le temps mais on organise le temps de façon à ce que tout le monde soit prêt pour le jouer avec la plus grande efficacité possible. Et c’est là que la classe inversée a certainement un rôle à jouer. Je ne reviendrai pas sur la définition de cette démarche (pédagogie ?) dont on parle beaucoup depuis déjà quelques années mais qui a l’air de tarder un peu à faire son entrée dans la classe de FLE alors qu’elle est de plus en plus présente dans d’autres matières. Elle l’est bien sûr dans les sciences pures. D’ailleurs ce sont des professeurs de sciences physiques et de mathématiques qui ont été les premiers à lancer dans sa version moderne la classe inversée. Mais depuis, le monde des lettres et celui des langues ont aussi introduit la classe inversée dans leur démarche. J’entends dire parfois dans les formations FLE que ce n’est pas possible en français. Pourquoi ? Si ça l’est en anglais comme nous pouvons le voir dans ce témoignage de Rafika Selmi, « une jeune professeure d’anglais au collège Les rives du Léman à Evian [qui] se propose de « Transformer la salle de classe, rendre les élèves plus actifs et plus confiants (…) avec la classe inversée. » (lisez ici son entretien dans Le café pédagogique du 28/01/2016). Dans le document où elle décrit la séquence, elle conclut que « La classe inversée bouleverse non seulement nos pratiques mais aussi les habitudes de travail de nos élèves. Inverser pour simplement libérer du temps peut être extrêmement bénéfique de prime abord, mais sans repenser les supports proposés (qui doivent être différenciés), le retour en classe, ainsi que la cohérence des contenus, la pédagogie inversée finit par s’essouffler et par lasser nos élèves. C’est ainsi que la classe « start-up » – qui se caractérise tout d’abord par son caractère extrêmement bruyant parfois déroutant où les idées foisonnent – n’est pas vide de sens. Elle s’inscrit foncièrement dans notre conception de la classe inversée car elle concrétise dans ses moindres effets ce que les élèves ont appris en amont et permet à ces derniers de donner la pleine mesure de leur potentiel et de leurs atouts divers mais parfois peu ou pas exprimés.« . A l’occasion de la journée académique sur le numérique, deux témoignages d’enseignants d’anglais – à lire sur le site de l’Académie de Nantes – nous montrent combien la classe inversée a contribué à améliorer la motivation et les résultats de leurs collégiens.

Un accompagnement nécessaire
Nous le voyons, si cela est possible en classe d’anglais, c’est bien évidemment possible en classe de FLE. Reste que ce n’est pas simple à mettre en place. La classe inversée doit intégrer un projet d’établissement qui implique l’équipe pédagogique, la direction et les apprenants – ainsi que les parents dans le cas des élèves mineurs -. La démarche doit être expliquée et sa mise en place devra être progressive. L’implication de l’équipe facilitera notamment l’élaboration du matériel nécessaire pour une classe inversée réussie. Je pense ici aux fameuses capsules pédagogiques dont on parle tant. Souvent ce sont ces capsules qui font peur. Elles peuvent s’avérer chronophage et on imagine les réactions technophobes alors que si l’on connaît un peu la technique – Marc Oddou vient de commettre une petite capsule tutorielle pour créer… une capsule pédagogique – et les outils (gratuits et ils sont nombreux), elles ne sont pas difficiles à créer. Par contre, le travail d’équipe est indispensable car il serait absurde que chaque professeur crée dans son coin une capsule sur le passé composé. Et puis, si c’est difficile, nous pouvons demander aux apprenants de niveau supérieur de créer des capsules pour des niveaux plus bas. Un projet au service de l’apprentissage et collaboratif entre apprenants de niveaux différents.
Une critique qui revient souvent, c’est celle du travail non fait : « Et si les élèves ne regardent pas la capsule ? ». Certes, c’est une probabilité ; comme d’autres ne font pas leurs devoirs – ce qui n’empêche pas de donner des rédactions à faire à la maison – mais je crois que nous ne pouvons pas réfléchir à de nouvelles pratiques sans prendre des risques. Les résultats et les témoignages tendent à montrer que globalement les élèves sont plus motivés et qu’ils progressent comme nous pouvons l’écouter dans cette vidéo d’une classe de Terminale au lycée La Colinière à Nantes. D’autres témoignages ainsi que des conseils sont disponibles en ligne sur la mise en place de la classe inversée sur le site dédié du même nom.

Comme vous pouvez le constater, actionnel et classe inversée font plutôt bon ménage car celle-ci contribue à nous faire gagner du temps tout en rendant l’apprenant plus autonome. Ces deux points sont justement ceux dont a besoin la classe pour que nous puissions plus aisément mettre en place les tâches finales ou les projets. Alors pourquoi ne pas essayer ?

Je serai présent à Azurlingua (Nice) la semaine du 25 juillet pour un module de formation sur la classe inversée. Pour en savoir plus, consultez le programme de la formation « Et si nous mettions la classe à l’envers« .

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Changer nos pratiques d’enseignement car l’apprentissage change

Posted by Philippe Liria sur 29/03/2015

Alors que l’on a l’air de peiner à vraiment mettre en place une pédagogie du projet dans la classe de FLE, les expériences dans le domaine scolaire semblent vouloir donner raison à celles et ceux qui y croient. Je pense à cet article publié dans The Independent sur les réformes de l’école en Finlande ou à cet autre article lu dans El País et qui rapporte l’expérience que mène un collège jésuite en Catalogne.
En Finlande, on parle de reléguer les matières du moins en tant que tel – elles ne disparaissent pas vraiment comme le précise le site finnois Theconversation mais seront intégrées dans des thématiques plus globales. Les matières seront mises au service de projets interdisciplinaires, ce qui permettra ainsi de les contextualiser donc de leur donner plus de sens.
En Catalogne, c’est le collège Claver Raimat (Lleida) qui a lancé l’expérience d’une école différente dont l’apprentissage n’est plus basé sur des matières mais sur la transversalité des connaissances et des savoir-faire. Limitée à certaines classes, l’initiative, fruit d’une réflexion entre experts, enseignants, parents et bien entendu les élèves, devrait s’étendre petit à petit aux autres niveaux. L’école devient un lieu où les élèves ne répondent plus aux questions du professeur qui vérifierait s’ils ont bien appris leur leçon mais au contraire, ils cherchent à répondre à des questions qui n’ont pas encore de réponse ce qui est une véritable motivation à mobiliser ensemble (travail collaboratif) des compétences dans le but de faire car « c’est en faisant qu’on apprend ». L’élève n’est pas simplement un apprenant, il participe activement au processus créatif du projet et donc de ses propres connaissances. Comme on le fait remarquer dans l’article d’El País, il n’est pas anodin de retenir que ce changement de paradigme se produit dans un collège jésuite, l’ordre qui d’une certaine façon imposa le modèle éducatif « traditionnel » et qui pour le moment domine encore le monde éducatif mais dont les jours sont peut-être comptés.
Et c’est dans ce contexte de changement que je reviens à la classe de langue, en particulier celle de français. Voilà plus de 10 ans maintenant que nous parlons d’être plus actif en classe. La perspective actionnelle est dans la bouche de tous les experts et dans les recommandations de toutes les institutions du Réseau. Bref, parler de tâche finale ou de projet, de travail collaboratif… ce n’est absolument pas nouveau. Et pourtant, il suffit de visiter la plupart des établissements dudit Réseau pour constater que la réalité est souvent à des années-lumière des recommandations. Les outils facilitateurs ont certes fait leur entrée dans la classe depuis le manuel « actionnel » (tous les sont plus ou moins depuis 2004) jusqu’au numérique (du simple vidéoprojecteur aux tablettes et à l’accès à Internet) ; les coordinateurs ont aussi remanié les programmes et les progressions car il faut que les niveaux du CECRL soient visibles – en oubliant peut-être qu’il ne suffit pas d’indiquer ces niveaux pour que les contenus soient reflétés dans la classe ; les professeurs sont sensibilisés à la question, moins les élèves… C’est d’ailleurs un des points qu’il faudrait peut-être revoir : on ne peut prétendre changer la façon d’enseigner sans impliquer directement l’ensemble des acteurs ; or, les élèves qui proviennent souvent d’autres habitudes d’apprentissage se retrouvent tout à coup plongés dans une classe de français qui ne répond pas à l’idée qu’ils se font de la classe. Si ce changement n’est pas accompagné, il risque de provoquer le rejet avec pour conséquence une chute des effectifs que la direction de l’établissement va vouloir freiner en… revenant à de vieilles pratiques parce que « c’est ce qu’attendent nos élèves« . Curieuse façon de trouver des solutions au problème posé. Et puis, changer nos pratiques de classe, cela demande du temps, de l’implication. Difficilement compatible avec des emplois du temps qui ne prennent pas en compte la réalité de la classe : on ne peut prétendre à un enseignement de qualité, basé sur des paramètres modernes et novateurs si les enseignants doivent courir entre trois et quatre établissements, travailler avec trois ou quatre manuels différents sur trois ou quatre niveaux différents avec un total d’heures d’enseignement plus près des 40 heures que des 20 heures (celles-ci sont pour les très priviligiés, mais il n’y en a pas beaucoup dans la profession !). Alors la pédagogie du projet, si belle sur le papier, si bien mise en avant dans les manuels ces dernières années, eh bien cette pédagogie, elle passe à la trappe ! Tant pis pour le projet, on le fera… peut-être, si on a le temps. Et on revient à des outils de travail qui vont nous simplifier la vie, le manuel qu’on n’aura qu’à suivre sans se poser de question et la bonne vieille leçon de grammaire accompagnée de ses bons vieux exercices qui nous font croire que les élèves seront compétents parce qu’ils ont compris et qui font croire aux élèves qu’ils le seront parce qu’ils ont bien fait les exercices. Quel leurre !
Pouvons-nous continuer à vivre dans cette contradiction ? La classe de français, et a fortiori celle qu’on propose dans les établissements du Réseau ne peut ignorer que nous sommes au XXIè siècle et que la pédagogie à mettre en place doit être en phase avec les besoins de la société d’aujourd’hui. Pour y arriver, il faut s’en donner les moyens. Il ne faut pas renoncer aux budgets de formation. C’est bien d’avoir donné des enveloppes pour acheter des dizaines et des dizaines de TNI (qui après avoir passé un temps dans des cartons car personne n’avait pensé qu’il fallait les installer) mais il fallait aussi accompagner cette initiative fort louable d’un plan de formation pédagogique (peu en ont vraiment bénéficié) pour ne pas être utilisés comme de vulgaires tableaux blancs voire noirs). Et maintenant, c’est au tour des tablettes mais ne commettons pas les mêmes erreurs : formons les profs à une utilisation pédagogique en classe ! Il faut trouver aussi une solution pour que les enseignants de ce Réseau puissent vraiment préparer des cours « actionnels » (donc avoir du temps pour mettre en pratique ce qu’on leur explique dans les stages ou les mastères FLE). C’est aussi ce qui fait la qualité et le prestige de ces établissements, y renoncer revient à remettre en cause la raison d’être de ce Réseau. Ce serait bien dommage et je n’ose imaginer que ce serait la secrète idée qui courrait du côté de certains ministères. Alors, pour y arriver, il ne faut pas que ces changements de paradigme d’enseignement soit perçus comme une imposition venue de l’extérieur mais comme une réflexion à mener dans chaque établissement sur la façon de les introduire. Tous doivent y être impliqués, y compris les élèves. Pure utopie ? Non, condition sine qua non pour qu’on puisse véritablement changer la classe en adaptant les recommandations générales à la réalité locale, mais sans y renoncer. Cette adaptation, c’est aussi la clé du succès de l’enseignement en Finlande ou de ce collège de Lleida.

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Non, l’approche actionnelle n’est pas un phénomène de mode !

Posted by Philippe Liria sur 26/12/2012

Dernièrement à l’occasion d’une rencontre avec des enseignants de français, l’atelier que je devais animer s’est transformé en débat sur l’approche actionnelle, une approche qui ne serait qu’un phénomène de mode comme l’aurait été l’approche communicative. D’après ces enseignants, didacticiens et maisons d’édition n’ont aucune idée de la pratique enseignante et des réels besoins des apprenants.
Ce n’est pas la première fois que je me retrouve confronté à des réticences dans la mise en place de la démarche actionnelle dans le curriculum d’un établissement même si je dois avouer que cette fois, l’opposition était particulièrement virulente. Selon cette équipe d’enseignants, les apprenants sont demandeurs de grammaire et de lexique avant tout et que nos manuels ne leur permettent pas d’apprendre la langue car toujours selon ces enseignants, si les élèves apprenaient il y a 30 ans à partir d’exercices de grammaire et de lexique, pourquoi vouloir tout changer ?
Le débat semblait difficile pourtant j’insistais que je n’interviens pas pour prêcher la bonne parole, convaincu moi-même qu’il n’y en a pas mais qu’au contraire les meilleures pratiques d’enseignement/apprentissage sont le résultat d’une somme de méthodologie. Je n’en rejette aucune mais essaie plutôt de les combiner selon les besoins, les moments, les apprenants… Et justement quand je réfléchissais à cette question, je suis tombé sur un article de mon ami et grand expert de la quesiton, Christian Puren. Il venait de publier sur le site de l’APLV un article initulé La perspective actionnelle, dernière mode officielle avant la prochaine ? (puren_commentaire_extrait_blondel_2012_12). Cet article est en fait un commentaire qui part d’un extrait de G229, un livre de Jean-Philippe Blondel publié chez Buchet-Castel (2011). Le passage en question reprend le moment où l’on demande aux enseignants d’introduire la perspective actionnelle dans leurs pratiques car…

« il faut injecter de l’action parce qu’avant ils étaient passifs passifs et maintenant ils vont être actifs actifs en imaginant des affiches qu’on pourrait exposer au CDI, des posters sur tout, les Amish aux États-Unis, contre la drogue, on se mélange un peu, on s’excuse, des posters, ah d’accord, mais pas seulement des posters, hein, l’actionnel il est partout tout le temps, on joue des sketches, on écrit des dialogues des
lettres des sujets d’argumentation, c’est de l’actionnel.
 »

L’analyse de Puren est certes basée sur les pratiques de l’enseignement des langues vivantes de le système éducatif français mais les réflexions qu’il fait pourraient très bien s’appliquer à ce qui se passe en ce moment dans cette mise en place généralisée de la perspective actionnelle dans les différents espaces d’enseignement du FLE : l’imposition d’une nouvelle méthodologie pas toujours accompagnée de la formation pourtant indispensable, des évaluations souvent en contradiction avec les nouvelles exigences mais sans que rien ne soit vraiment fait pour que celles-ci changent, des programmes en phase avec les objectifs du CECRL et de la perspective actionnelle mais avec un timing qui en rend impossible la mise en place à moins de fermer les yeux sur la progression réelle des apprenants… Bref, même si je ne partage pas l’avis de ces enseignants qui me parlaient de cet effet de mode en référence à la mise en place de la perspective actionnelle, je peux comprendre qu’il y ait un problème à la base et qu’on ne sache pas vraiment comment le résoudre ou qu’on y consacre pas vraiment les moyens et le temps.
Certainement que nous ne pouvons nous contenter de dire qu’il faut mettre en place l’approche actionnelle et celle-ci se mettra justement « en action » dans la classe. Nous devons prendre en compte différents facteurs et chercher de vraies réponses. Certaines commencent à poindre comme d’une part la place d’une grammaire inductive qui implique véritablement l’apprenant dans la réflexion sur la construction de la langue-cible mais sans perdre de vue sa langue-source et les autres langues qu’il connaîte – à des degrés différents – et d’autre part la place des exercices voire de la leçon à proprement dit sur la langue – avant même les moments de réflexions. Et cette place, grâce au développement et la démocratisation de la technologie, peut sans doute être ailleurs qu’en classe ; elle peut être virtuelle de façon à ce que dans l’espace classe en soit pas un lieu de réalisation d’exercices répétitifs et de corrections vides de sens, mais bien un espace d’échange sur notre apprentissage. Une idée qu’on retrouve dans la classe inversée. Une piste de travail qu’il faudrait suivre de plus près comme tant d’autres pour que les nouvelles approches, s’ajoutant aux anciennes, contribuent à ce que nos élèves soient plus compétents dans l’ensemble des domaines de la langue-cible, dont la langue mais pas seulement si nous voulons vraiment qu’ils agissent ensemble, qu’ils travaillent ensemble dans cette société multi/pluri-culturelle en construction.

Je vous invite aussi à lire les réponses/commentaires suite à cet article de Puren. Vous les trouverez directement sur le site de l’APLV.

Pour en savoir sur…
Jean-Philippe Blondel et son livre G229
Les jardins d’Hélène, blog consacré à la littérature. Vous y trouverez une note de lecture sur le livre G229.
Babelion.com, site sur lequel vous trouverez des opinions et des citations de G229.
Biblioblog, autre site consacré à l’opinion des lecteurs sur G229.
Extrait vidéos de G229. Extrait sonore de différents passages du livre. Intéressant la réflexion sur la classe en U (jusqu’à la 1’25 »).
Jean-Philippe Blondel parle de son livre. (vidéo, 2’03 »)

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Rencontre FLE – Paris 2012

Posted by Philippe Liria sur 17/03/2012

Depuis 2006, se tient à Barcelone la Rencontre FLE qui réunit des professionnels du Français langue étrangère du monde entier pour se pencher sur l’actualité didactique et pédagogique du moment. Cette rencontre combine la théorie dans un cycle de conférences et la pratique de classe au travers d’une douzaine d’ateliers.

Sur ce modèle les Éditions Maison des Langues souhaitent aujourd´hui vous proposer la première Rencontre FLE à Paris. Cette première Rencontre intitulée Passons à l’action ! Conférences, ateliers et pratiques de classe se déroulera les 8 et 9 juin 2012, à l’Alliance Française de Paris.

Le préprogramme sera mis en ligne fin mars.

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Version Originale, mise en oeuvre d’une unité (Proposition de Christian Puren)

Posted by Philippe Liria sur 23/05/2011

Christian Puren propose régulièrement sur son site des tâches dans le cadre de son cours en ligne « La didactique
des langues-cultures comme domaine de recherche ». Cette fois-ci, il propose une analyse des manuels et à élaborer un corrigé dans lequel il compare les manuels Version Originale (EMDL) et Latitudes (Didier). Je vous les recommande vivement pòur mieux comprendre les notions de tâche ou de projet.
Retrouvez l’ensemble du cours et articles de Christian Puren sur son site. Téléchargez le PDF: PUREN_2011d_Mise_oeuvre_PA_Latitudes2_VO1

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Atelier pédagogique 27 avril 2011 – Universidad de Granada

Posted by Philippe Liria sur 24/04/2011

L’unité didactique dans une approche actionnelle

Mercredi 27 avril, j’aurais le plaisir d’animer un atelier à la Facultad de Filosofía y Letras de l’Université de Grenade. Cet atelier s’adresse non seulement aux professeurs de FLE mais aussi à tous les professeurs de langues qui s’intéressent à la mise en oeuvre d’une démarche actionnelle dans leurs cours.

La dynamique d’une unité didactique dans une approche actionnelle doit suivre quelques règles qui changent en soi le concept que l’on peut avoir de l’unité.

Dans cet atelier, nous allons tout d’abord reprendre quelques notions essentielles de l’approche actionnelle pour ensuite analyser à travers des exemples le déroulement d’une unité didactique.

Ce sera l’occasion de revoir le rôle de la tâche ou de l’activité, ou encore de s’interroger sur la place de la grammaire ou de l’évaluation dans cette approche.

Les exemples pris dans l’atelier sont tirés de la nouvelle édition de Rond-Point : Nouveau Rond-Point 1, C. Royer, J. Labascoule, C. Lause, M.R. Rodríguez et P. Liria, Editions Maison des Langues, 2010.

Les principales références bibliographiques proviennent de l’ouvrage L’approche actionnelle dans l’enseignement des langues, 2e édition révisée et enrichie, Éditions Maison des Langues, Paris, 2011, notamment l’article de Chistian Puren : la nouvelle perspective actionnelle et ses implications dans la conception des manuels de langue (pp. 119-137).

Vous pouvez aussi consulter le site de C. Puren : www.christianpuren.fr

Lieu de la formation

L’atelier se tiendra dans la salle García Lorca.

Adresse :
Facultad de Filosofía y Letras
Universidad de Granada –
Campus de Cartuja
18071 GRANADA

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L’approche actionnelle à l’IFAL (México, D.F.)

Posted by Philippe Liria sur 22/12/2010

On ne peut concevoir un enseignement novateur que si celui-ci est accompagné d’une formation permanente des professeurs. Partant de cette constatation, les Editions Maison des Langues (EMDL) se sont engagées dès leur début à contribuer à cette formation par le biais d’ateliers et de conférences dans le monde entier. En novembre dernier, se tenait ainsi la première Rencontre FLE en Amérique Latine et dans un lieu on ne pouvait plus prestigieux, l’IFAL. Pendant une journée entière, plus de 165 professeurs de français du D.F. mais aussi des alentours, ont assisté à une conférence et un atelier de Christian Puren et à deux autres ateliers, l’un mené par Patrick Riba, directeur-adjoint de l’IFAL et l’autre que j’avais l’honneur d’animer. L’ensemble portait sur une réflexion pédagogique autour de l’apprentissage des langues, la place de l’actionnel et celle des technologies dites « nouvelles », comme le livre numérique ou le TBI.
Un moment d’échanges, de réflexions mais aussi de détente et de bonne humeur. Merci à toutes et à tous !
Regardez la vidéo sur You Tube
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site d’Editions Maison des Langues.

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