Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘TICE’

De quoi les fournitures scolaires sont-elles le nom ? – Educavox

Posted by Philippe Liria sur 05/09/2014

Un article particulièrement intéressant sur la place du numérique en classe et la nécessité de l’intégrer au plus vite dans la formation de l’élève, justement pour freiner la brèche socionumérique qui s’élargit. Une meilleure intégration mettrait plus facilement à la portée de tous un outil extraordinairement puissant pour développer l’apprentissage. Ce n’est pas la réticence de certains qui en freinera l’influence. Mieux vaut donc fournir les outils qui permettront aux apprenants de l’apprivoiser que de faire comme si le numérique n’existait pas ou représentait une certaine culture honnie, plus par méconnaissance d’ailleurs qu’autre chose. À lire : De quoi les fournitures scolaires sont-elles le nom ? – Educavox.
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Travailler à partir des visuels en classe de FLE

Posted by Philippe Liria sur 29/06/2014

Comment mémoriser le lexique en classe ? Ou rendre interactive la présentation de son voisin de classe ? Pas si simple, surtout si on ne veut pas faire la même chose à chaque fois.
C’est pourquoi le billet de Laurent Carlier sur le sujet m’a immédiatement intéressé. Publié dans T’enseignes-tu (le FLE) ?, le blogue créé par Céline Mézange, ce billet nous parle de Thinglink, une application « qui permet de créer et partager des images interactives sur lesquelles apparaissent des infobulles cliquables, pointant vers d’autres médias (vidéo, audio, texte, lien, etc …)« . Il nous présente les avantages de ce service en ligne, ainsi que les différences avec Popplet, dont il nous avait parlé il y a déjà quelques mois toujours dans T’enseignes-tu (le FLE) ?. Un billet qui nous donne plein d’idées, accompagnées d’exemples pour une bonne utilisation de cette application.

Pour en savoir plus :

Thinglink : une application tablette pour travailler les visuels en classe, par Laurent Carlier

Popplet, une application tablette indispensable en classe de langues, par Laurent Carlier

T’enseignes-tu (le FLE) ?

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Les tablettes en classe… La réflexion continue

Posted by Philippe Liria sur 22/12/2013

(ce billet est une mise à jour de celui publié en juillet 2013)

marcel_lebrunJ’ai très récemment publié un billet sur l’entrée de la tablette dans nos cours de langue tout en invitant à la réflexion sur leur place dans l’enseignement/apprentissage mais pas seulement. En effet, il s’agissait aussi de poser quelques questions autour de nos pratiques de classe : si celles-ci ne changent pas, nous aurons beau changer et moderniser les outils, cela ne servira pas à grand-chose. Il existe apparemment un consensus sur ce point comme le montre deux documents que j’ai eu sous les yeux cette semaine et que je souhaite partager avec mes lecteurs.

Le premier est une vidéo diffusée sur la chaine youtube de Ludoviamagazine, dans laquelle Marcel Lebrun (si vous ne le connaissez pas, rendez-vous sur son blog) évoque la nécessité de changer les pratiques d’enseignement à partir d’une réflexion autour de la technopédagogie.

Le deuxième est un billet particulièrement intéressant de Maéva Deshayes sur « l’émergence d’un questionnement au sujet des utilisations de tablettes tactiles dans le cadre d’une institution de formation privée berlinoise » où l’auteure enseigne le Français Langue Étrangère. Dans ce billet publié dans le magazine en ligne Adjectif, consacré à la place des technologies dans l’éducation, elle propose « de partager une réflexion modeste, basée sur des observations et des échanges plutôt informels, au sujet de l’insertion de ces appareils dans son activité et celle de ses collègues. » Récit de pratiques de classe, cette réflexion débouche sur une conclusion qui nous donne des pistes sur l’utilité de la tablette en classe de langue. Support, la tablette permet de développer différentes compétences qui mobiliseront les apprentissages visuels, auditifs, kinesthétiques… Bref, comme son auteure le souligne, il s’agit d’un outil « qui permet une diversification de l’approche pédagogique extrêmement fructueuse ». Bien entendu, reste la question de la formation des enseignants. Je soulève souvent cette question mais elle est bien au centre du développement de cet outil : nous ne pouvons compter que sur l’auto-formation et je rejoins entièrement Maéva Deshayes quand elle écrit qu’il « serait aussi judicieux de développer des formations spécifiques pour ces derniers. »

Juan Lopez Valcarcel - brief history of how technology changed educationFinalement, et pour aller au-delà de cette réflexion sur l’usage de la tablette, il est temps que nous prenions le temps d’analayser la mise en place des nouveaux outils liés à l’apprentissage. Ce qui est certains, c’est que ceux-ci contribuent à une nouvelle diffusion des savoirs sans passer par les circuits traditionnels et formels qui continuent à dominer le monde. C’est un peu ce que cherche à expliquer Juan López Valcárcel, directeur de développement numérique chez Pearson (Education Technology, Always Learning), dans une vidéo où apparaissent de nombreux exemples d’évolution où, là encore, sont en étroite relation apprentissage et technologie, que ce soit dans un village d’Éthiopie (cf. article Rue 89), dans les écoles maternelles de Corée du sud, sur les MOOC et dans les réseaux sociaux. Mais attention, il ne s’agit pas d’applaudir toutes ces initiatives sans y poser un oeil critique car laisser aux mains de la technologie l’acquisition des savoirs, c’est peut-être aussi accorder une trop grande place aux fabricants de ces noouveaux outils. Or, il faudrait aussi qu’on prenne le temps d’analyser les effets réels sur l’apprentissage car, comme le rappelait Lucien Marboeuf dans un artcile critique sur cette expérience éthiopienne, « savoir l’alphabet n’est pas savoir lire ».

Pour aller plus loin :
Le café pédagogique nous propose un dossier très intéressant sur les tablettes : La tablette fait son entrée à l’école…

Ce sont six billets à lire pour mieux comprendre les enjeux des tablettes en classe. J’en reproduis le chapeau et vous invite vivement à les lire, même s’il ne concerne pas directement le domaine de l’enseignement des langues et du FLE, je crois qu’il est important de voir ce qui se fait ici et là afin de retenir les meilleures idées pour améliorer le cours de français.

La tablette fait son entrée à l’école … Une frénésie justifiée ? par Michèle Drechsler (publié le 4/11/2013)

Nous assistons actuellement à une frénésie mondiale autour de l’usage de la tablette à l’école. Selon le journal Le Monde, en matière d’équipement des écoles, les établissements américains ont déjà dépensé 5 milliards de dollars. La Grande-Bretagne, elle, a dépensé 194 millions de livres (226 millions d’euros) pour offrir 300 000 machines à ses élèves. De son côté, le District scolaire de Los Angeles, a signé un contrat de 30 millions de dollars avec Apple pour équiper 47 de ses écoles primaires d’iPad cet automne. Depuis cette rentrée scolaire, la Thaïlande a doté chaque élève d’un ordinateur à l’entrée du CP et un million d’enfants sont équipés d’une ardoise tactile qui est devenue l’instrument de base du cartable de l’écolier. Si 80 % des Français jugent l’utilisation des tablettes tactiles à l’école utile, selon le 7e baromètre trimestriel de l’économie numérique de la Chaire économique de l’université Paris-Dauphine, cette frénésie n’est-elle qu’un effet de mode ou bien la tablette doit-elle s’imposer à l’école pour devenir désormais un outil personnel d’apprentissage incontournable ? Apprend-on mieux avec une tablette ?

Le ministère réfléchit à l’écosystème des tablettes par François Jarraud (publié le 5/11/2013)

Que pense le ministère de l’introduction des tablettes en classe ? Habitué des grands plans numériques, le système éducatif lève les yeux automatiquement vers lui pour y lire l’avenir. Mais la rue de Grenelle fait profil bas. L’heure n’est plus aux grands plans nationaux mais au dialogue avec les collectivités territoriales. Ce qui n’empêche pas le ministère de cadrer la réflexion sur les usages et les choix.

Tablettes : Des couteaux suisses dans un collège breton , entretien avec Jacques-Olivier Martin, enseignant au collège Leonard de Vinci à Saint-Brieuc. Propos recueillis par Jean-Michel Le Baut

Jacques-Olivier Martin enseigne le français au collège Leonard de Vinci à Saint-Brieuc, un des 23 « collèges connectés » de France. Il est aussi formateur aux usages pédagogiques du numérique dans le réseau « Résentice » de l’académie de Rennes. Il occupe ainsi un poste privilégié pour éclairer les spécificités, les intérêts, les difficultés d’un enseignement réinventé par le numérique en général, par les tablettes en particulier, définies comme des « couteaux suisses pédagogiques ». Renouveler les outils, reconfigurer les rôles, reconstruire les espaces, redonner du sens : les défis sont importants, car selon lui susceptibles de ressusciter un « enthousiasme propice à l’apprentissage ».

Les tablettes en situation de handicap . Propos recueillis par Ange Ansour

A l’heure où les outils et pratiques numériques sont appelés à transformer nos classes, David Hébert, professeur des écoles et maître spécialisé E, s’interroge sur leur apport pour les élèves handicapés qui lui sont confiés. La surface tactile et fluide des Ipads serait-elle un support privilégié des apprentissages pour les élèves en situation d’handicap, notamment praxique ?

Les tablettes en lettres : panorama d’usages , un très riche « tour d’horizon » réalisé par Jean-Michel Le Baut (publié le 8/11/2013)

Lecture, écriture, langue, histoire des arts … : aucun domaine de l’enseignement du français ne semble devoir rester étranger aux tablettes. Selon les enseignants qui l’utilisent pour réinventer leur pédagogie, cette machine à lire-écrire-publier semble avoir des vertus diverses, notamment de mettre les élèves en activité, voire en mouvement, de générer des apprentissages plus personnalisés ou plus collaboratifs, de renforcer la créativité et la motivation. Petit tour d’horizon des expérimentations pour susciter des envies, piocher des idées, découvrir des applications et des usages possibles …

Les tablettes numériques expérimentées au CDI, par Géraldine Sala

De nombreuses académies ont lancé des projets liés à l’usage des tablettes numériques, afin de faciliter l’intégration des ressources numériques dans les pratiques pédagogiques. Les professeurs documentalistes, en tant que responsables des centres de ressources et d’accès à l’information, sont particulièrement impliqués dans le développement de ces nouveaux supports de lecture.

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Rencontre FLE 2013… Le rendez-vous incontournable de Barcelone pour les professionnels du FLE

Posted by Philippe Liria sur 25/08/2013

Rencontre FLE 2013Pour la 8e année consécutive, la Rencontre FLE de Barcelone se veut le rendez-vous des professionnels du FLE. Venus d’Espagne, mais aussi du reste de l’Europe et même de bien plus loin, enseignants, coordinateurs, directeurs… prennent part à cet évènement FLE. Certainement le plus important qu’accueille la capitale catalane avec ses quelque 300 participants ! Cette année, un programme alléchant sur deux jours comme d’habitude, les 22 et 23 novembre prochains, qui combine conférences, ateliers, table ronde et échanges d’expérience. On y parlera de la classe, de son environnement, de ses acteurs et de ses outils.
Les conférences
sylvie-poissonLa première conférence portera sur la grammaire… Une vieille question et pourtant au coeur de l’actualité FLE. C’est d’ailleurs la QUESTION qui revient systématiquement dans presque tous les ateliers car les enseignants ont souvent l’impression d’être pris entre deux feux, celui des didacticiens d’un côté et celui des apprenants de l’autre. Une question qui anime les débats, influence les décisions pédagogiques et méthodologiques… Sylvie Poisson-Quinton, qui connaît bien la question, essaiera d’apporter des pistes pour concilier ces deux façons de percevoir la grammaire.
christelle-combe-celikLa deuxième conférence abordera un sujet tout aussi d’actualité, qui parfois inquiète, mais aussi motive, c’est celui de la place des TIC dans l’enseignement/apprentissage des langues. Cette conférence sera prononcée par Christelle Combe Celik, spécialiste de la communication médiée par les technologies, de l’enseignement et du tutorat via les plateformes de formation en ligne (Moodle), de l’utilisation d’outils comme les forums, la visioconférence ou les réseaux sociaux.
Les deux conférencières prolongeront leur intervention par un atelier pratique.

Les ateliers
Ce sont 11 ateliers qui sont proposés aux participants. Ils aborderont la classe FLE sous tous ses angles : la dynamique de classe, la variété des publics (enfants, FLS…), la grammaire en classe, le conte, les DNL, les besoins spécifiques, les TIC, l’acquisition du lexique avec les cartes heuristiques…

À ces deux grands volets, s’ajoutent une session d’échanges d’expériences et, nouveauté 2013, une table ronde.

Et bien entendu, tous les autres moments de rencontre qui sont tout autant d’occasions pour échanger et créer de nouveaux liens.

Cette Rencontre FLE est organisée par les Éditions Maison des Langues en collaboration avec l’Institut français de Barcelone.ifb

Pour en savoir plus et vous inscrire, rendez-vous sur le site de la Rencontre FLE.

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SGA, REO, MOOC… Qu’y a-t-il derrière ces sigles ?

Posted by Philippe Liria sur 16/03/2013

C’est un peu par hasard, à travers un twitt je crois, que je suis tombé sur le Portail d’apprentissage en ligne du personnel enseignant et de formation de l’Ontario. Entièrement consacré à informer des « tendances récentes, des pratiques exemplaires, des technologies émergentes et des occasions de formation pour l’apprentissage en ligne« , il comprend quatre grands volets : Poches d’innovation, Nouvelles règles de jeu, Tendances et innovation, Formation, Conseils et outils. Chacun contient de nombreuses sous-parties comme celle consacrée à l’Apprentissage hybride dans les Poches d’innovation. Vous y trouverez des exemples de pratiques très intéressantes sur « l’utilisation combinée d’une salle de classe et d’un apprentissage en ligne, ainsi que des avantages et des défis sur le plan éducatif d’une telle méthode« .

Portail pour le personnel enseignant et de formation d'Ontario

Portail pour le personnel enseignant et de formation d’Ontario

Pour ma part, je me suis plus particulièrement intéressé à la rubrique Tendances et innovation qui propose des articles pratiques et de réflexion sur le lien entre technologie et enseignement/apprentissage. Parmi la dizaine de sous-rubriques, allez sur celle de Pédagogie en transition : vous pourrez y lire un article sur les MOOC et un sur la naissance d’une nouvelle pédagogie que favorise le développement de l’apprentissage en ligne. Cet article propose une réflexion générale qui peut a priori paraître éloignée de la réalité qu’est la nôtre en FLE. Pourtant, pouvons-nous ignorer ces SGA et ces REO ou encore ces MOOC* ? Observer ce qui se passe dans d’autres domaines d’enseignement (Biologie, mathématiques…) doit nous porter à réfléchir à nos pratiques de classe, à la manière dont nos étudiants apprennent et donc à notre façon d’enseigner car, tôt ou tard, et peut-être plus tôt qu’il n’y paraît, ces sigles vont commencer à faire partie de notre quotidien. D’ailleurs, c’est déjà de plus en plus le cas en anglais. Alors pourquoi pas en FLE ? Il y a quelques temps, je vous parlais de la classe inversée. Il est vrai, comme on me le fait remarquer à juste titre, que cette pratique est difficilement envisageable en FLE… Certes, du moins actuellement mais ne voyons-nous pas apparaître ça et là des initiatives qui vont permettre le développement de l’apprentissage du français en ligne ? Nous pouvons le constater dans les établissements du réseau des Instituts et Alliances…

Quels sont ces changements ? Quelles sont leurs répercussions sur nos cours ? Sur nos apprenants ? Sur nous ? Il s’agit sans aucun doute d’un défi à relever mais qui soulève aussi de nombreuses questions. Cet article qui nous vient d’Ontario est particulièrement riche en exemples et propose justement de faire le point sur cette pédagogie émergente. De la même façon qu’il pose et se pose des questions, il serait intéressant aussi que nous puissions en débattre autour du FLE.
Et puis, en ce qui concerne les manuels de classe, des questions se posent aussi sur leur fonction et leurs contenus ; même que sur le rôle qu’une maison d’édition doit jouer aux côtés des autres acteurs de l’enseignement/apprentissage.
La société actuelle est en train de traverser un changement profond, un véritable bouleversement dont la technologie n’est que la messagère mais une messagère que nous devons absolument intégrer dans ce rapport entre enseignants et apprenants.

*Systèmes de gestion de l’apprentissage (SGA), Ressources éducatives ouvertes (REO), Cours en ligne largement ouverts (massive open online courses, ou MOOC) et des avantages et défis de l’apprentissage en ligne,

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En classe… à l’ère numérique.

Posted by Philippe Liria sur 06/01/2013

L'usage de la tablette en classe

L’usage de la tablette en classe

À l’ère numérique, nous sommes tous en quête d’information sur ce qui se fait pour la classe, ce qui motive les élèves, qui pourrait être mis en place… pour que nos cours « marchent » tout en intégrant ces outils, multiples et divers, qui nous obligent à maintenir une veille pédagogique. À la mi-décembre, juste avant les congés, le ministère français de l’Éducation nationale a publié un dossier très complet intitulé Faire entrer l’école dans l’ère numérique (télécharger Faire entrer l’ecole dans l’ere numerique) qui analyse les services destinés aux élèves et aux enseignants. D’une part pour que ces derniers ne restent pas passifs face à l’évolution technologique mais bel et bien acteurs et, d’autre part, pour que ceux-là apprennent à utiliser efficacement les nouvelles technologies, car comme le rappelait récemment un article du quotidien catalan, La Vanguardia, les plus jeunes, même s’ils connaissent les outils et sont en apparence plus à l’aise dans leur maniement, ne sont pas forcément compétents dans l’usage qu’ils en font.
Le dossier ne porte pas spécifiquement sur l’enseignement des langues, et moins encore sur le FLE, mais il comprend des éléments d’information intéressant qui sont autant de pistes pour que les professeurs réflechissent à une meilleure intégration du manuel numérique, du TNI, du smartphone, de la tablette dans la classe.
À propos de la tablette justement, je voudrais en profiter pour signaler une page très intéressante, encore du MEN, et qui s’intéresse à la place de cet outil dans l’enseignement. Il s’agit d’un dossier très complet – Tablette tactile et enseignement – dont l’objectif est « de montrer l’intérêt pédagogique des tablettes tactiles, de l’école au lycée, en France et à l’étranger et de rendre compte des expérimentations en cours. » Vous y trouverez des repères techniques et des exemples d’usages pédagogiques. Ce dossier recense également des applications utiles pour l’enseignement même s’il y en a forcément de nouvelles puisque la mise à jour du site remonte à janvier de l’année dernière or on sait que ces outils évoluent très vite. Intéressant aussi dans ce dossier, les exemples d’usages, avec les succès mais aussi les échecs subis, dans le monde entier.
La lecture de l’ensemble du document est intéressante mais pour ceux qui ne souhaiteraient en faire qu’une lecture en diagonal, il ne faut pas manquer les points 6, 7 et 8. Les exemples ne portent pas forcément sur les langues, mais peu importe. Je crois qu’il s’agit aussi de voir les ressources et les pratiques existantes, au-delà de la matière qui nous intéresse, et de s’interroger sur les possibilités de les transposer dans nos classes.
Nous pouvons être un accro des technologies numériques ou, au contraire, être critiques par rapport à leur place dans l’enseignement mais nous n’avons pas le droit de les ignorer. À partir des informations et des formations que nous recevrons sur leurs possibilités, nous pourrons alors juger de la pertinence de leur introduction dans nos classes. Pour ma part, il n’y a pas de place au doute : ces nouveaux outils nous permettent de proposer aux élèves un contact authentique avec la langue pour travailler l’ensemble des compétences. L’ignorer, c’est aussi ignorer la réalité du monde qui nous entoure ; un peu comme si nous pouvions enseigner une langue sans prendre en compte son contexte. Les apprenants d’aujourd’hui viennent en classe avec des smartphones, des tablettes… ils sont d’une façon ou d’une autre connectés à Internet et reliés entre eux par un réseau social, quel qu’il soit. C’est le nouveau défi de l’enseignement. Reste que nous devons apprendre à en faire bonne usage.

Pour aller au-delà, vous pouvez aussi consulter ces autres pages du site du ministère dont je reproduis ici quelques liens :
L’utilisation du numérique et des TICE à l’école.

Compétences numériques et informationnelles
Rechercher sur Internet : méthodologie et outils
Éducation aux médias et à l’Internet
B2i, C2i… compétences informatique et Internet

Lectures numériques
Lecture sur écran
Livre électronique
Manuel numérique
Les métamorphoses du livre… numérique

Apprendre avec de nouveaux outils
ENT : quels usages pour l’enseignement ?
Jeux sérieux et mondes virtuels

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Quelle valeur ajoutée pour les contenus numériques dans l’enseignement du FLE ?

Posted by Philippe Liria sur 24/09/2012

Le 21 septembre dernier, s’est tenue à Barcelone la 23e Journée DIM (Didactique, Innovation et Multimédia). Cette année, parmi les thèmes qui centraient l’attention des experts, il y avait la question de la valeur ajoutée des contenus numériques dans l’éducation. Les conclusions de la table ronde de cette journée m’ont paru particulièrement intéressantes, même si je ne les partage pas forcément dans leur globalité. Publiées en espagnol sur le site de Pere Marquès, directeur du groupe DIM, je me suis permis de les traduire car elles apportent des éléments de réflexion intéressants. Vous pouvez retrouver le texte original, dans son intégralité, sur le site du groupe.
La lecture de ce compte rendu suscitera sans aucun doute des réactions en raison de certaines affirmations. C’est normal et c’est la fonction du débat. Il serait intéressant, une fois la lecture faite de s’interroger justement sur la place qui est faite au manuel numérique et plus largement aux contenus numériques dans la classe de langue, notamment celle de FLE que ce soit au collège – comme il est en surtout question dans ce débat -, au lycée ou à l’université mais aussi dans les autres institutions où le FLE est la raison d’être.

Pour aller plus loin aussi dans cette réflexion sur les TICE, je vous propose de visiter le blog de Bruno Devauchelle. Il y est aussi question de TICE et son animateur, spécialiste du sujet, s’interroge sur l’efficacité des TNI ou encore des activités pour tablette allant même jusqu’à parler de « tromperie ». Je vous laisse donc lire et apprécier depuis votre expérience ces points de vue, certainement complémentaires, sur des thèmes qui reviennent régulièrement lors des ateliers que j’anime.

Compte rendu de la 23e Journée DIM (Trad. de l’espagnol)

Les participants à cette journée étaient :
Antonio Cara (conseiller d’Education et Connaissance en Réseau de la Fundación Telefonica), Esteban Lorenzo (Directeur de la maison d’édition scolaire Edebé-Digital), Santiago Serrano (Responsable de la Délégation de Macmillan en Catalogne) et Jordi Vivancos (Département d’Éducation de la Generalitat de Catalogne).
Le débat était moderé par Pere Marquès (professeur à l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et responsable du groupe DIM).
Pere Marquès et Paloma Valdivi sont les auteurs de ce compte rendu de cette table ronde.

Face à l’immense galaxie informative qui est aujourd’hui gratuitement à notre portée, les manuels scolaires sélectionnent une partie de cette information (que constitue une réponse complète aux programmes scolaires officiels), ils la préparent et la structurent pour qu’elle soit facilement assimilable par les élèves, tout en l’accompagnant d’une bonne collection d’activités pour faciliter la compréhension/mémorisation ainsi que la mise en pratique des connaissances que suppose le développement des compétences. Ils orientent l’enseignant et lui simplifie le travail (ce n’est pas à lui de chercher l’information) en lui fournissant des ressources élémentaires qui lui font gagner du temps.

1. QUELLE VALEUR AJOUTÉE NOUS APPORTENT LES MANUELS SCOLAIRES NUMÉRIQUES ?

Nous savons aussi que les « bons manuels scolaires numériques » nous apportent la même chose qu’un « bon manuel scolaire papier » et en plus : des vidéos, des animations, des simulations, des liens (vers des sites compagnons), des exercices auto-correctifs… Auncun doute : ils apportent de la « valeur ajoutée ». Voici ce que les participants à cette table rond ont mis en avant parmi les principales contributions du manuel numérique :

– l’interactivité qu’il apporte à l’élève. Jordi Vivancos a d’ailleurs cité les résultats d’une étude de John Hattie (Visible Learning : A Synthesis of Over 800 Meta-Analyses Relating to Achievement) : celle-ci met clairement en évidence que l’apprentissage des élèves est d’autant plus efficace qu’il y a mise en place de l’ interactivité/rétroalimantation ;

– Le feed-back immédiat des exercices auto-correctifs et des simulations (Héctor Ruiz) ;

Plus grande motivation et attention des élèves (en raison surtout de l’environnement multimédia et de l’interactivité, avec des réponses immédiates à ce qu’ils demandent/font) ;

Moins de temps consacré par le professeur à la correction d’exercices puisque la plupart sont auto-correctifs. Il pourra ainsi donner aux élèves plus d’exercices, si nécessaire, puisqu’on dispose de plus de temps. Les élèves pratiquent plus et amélioreront donc leur apprentissage ;

– On peut plus aisément intégrer des activités d’évaluation (et d’autoévaluation) dans les séquences d’apprentissage proposées aux élèves. En outre, on voit apparaître petit à petit des « systèmes adaptatifs » (Antonio Cara) qui permettent d’adapter les séquences d’apprentissage aux connaissances préalables et l’évolution des apprentissages de chaque élève (contenus numériques + intelligence artificielle) ;

– Les rapports/comptes rendus personnalisés fournis par ces supports et rendent plus simple pour l’enseignant le suivi de l’activité que réalise l’élève quand il interagit avec ces supports. (Héctor Ruiz). Comme ils connaissant mieux l’activité et les apprentissages de leurs élèves, les professeurs peuvent traiter de façon adéquate la diversité des besoins formatifs de ces élèves ;

– Il est facile de maintenir ces supports à jour et d’y inclure des informations d’actualité (Santiago Serrano), même si les maisons d’édition ne le font pas toujours ;

Actuellement, aux côtés du modèle classique de « manuel numérique » complet, il existe une offre de contenus éducatifs atomisés (objets d’apprentissage, Pepe Giráldez) de façon à ce que chaque enseignant ou chaque établissement peut élaborer (sur l’espace numérique d’enseignement de l’établissement) ses propres « manuels » (ou contenus de référence pour les élèves) en sélectionnant les « objets d’apprentissage » qui lui plaisent le plus (Esteban Lorenzo) parmi ceux que proposent les différentes maisons d’édition de contenus éducatifs multimédia – pour cela, il faut que les contenus suivent un protocole, le « common cartbridge » (Jordi Vivancos).

Les contenus numériques devraient être facilement malléables pour que les professeurs, et parfois les élèves, puissent les adapter à leurs besoins et contexte d’utilisation (Javi Vizuete).

Complémentarité. Le manuel scolaire numérique est un recours de plus dans la classe ; il ne remet pas en cause le manuel papier si celui est nécessaire (Xavier Gómez). S’il n’est pas nécessaire que chaque élève ait un manuel papier, on peut envisager une « bibliothèque de classe » avec les manuels des différentes maisons d’édition. Il ne faut pas oublier non plus que les départements d’éducation, que certains enseignants et même certaines maisons d’édition font la promotion de fonds structurés de ressources gratuites, qui peuvent, dans certains cas, être suffisants comme compléments à l’usage des manuels scolaires en papier.

2. INFRASTRUCTURES NECESSAIRES

Pour pouvoir utiliser les manuels numériques, il faut que les salles de classe disposent d’une bonne connexion à Internet (Héctor Ruiz) tant en réseau qu’en haut débit et que les élèves puissent avoir accès à un dispositif numérique (PC, tablettes, Smartphones…) leur permettant d’accéder et d’interagir sur les informations des contenus numériques et d’interagir avec (environ 30% du temps de classe hebdomadaire car les TICE ne doivent pas nécessaires pour toutes les activités).
Il ne faut pas seulement prendre en compte les spécificités de chaque méthodologie mais aussi, cas par cas, se demander si l’usage de contenus numériques dans chaque matière et à tout âge est nécessaire (Antonio Cara).
Pour Jordi Vivancos, actuellement, la salle de classe idéale, c’est « celle que nous avons ». Nous devons tirer le meilleur profit de ce que nous avons car les temps ne sont pas aux grands investissements. Il faut en outre profiter du fait que 90% des familles avec des enfants en âge de scolarité disposent d’ordinateur et d’Internet chez elles, ce qui permet aux élèves de faire une partie des activités TICE à la maison. Ensuite, en classe et grâce au TNI, on peut consacrer du temps à partager et à réviser ces travaux.
Pour éviter les problèmes de haut débit que pourraient avoir les établissements si tous les élèves travaillaient avec les manuels numériques en ligne, les maisons d’édition ont tendance à proposer des formats hybrides qui consistent à insaller des contenus sur les serveurs des établissements et ainsi réduire les téléchargements.
Il faut aussi prendre en compte les besoins en ressources humaines : le coordinateur pédagogique TICE, l’agent de maintenance… (Santiago Serrano).

3. LA PROBLÉMATIQUE ASSOCIÉE À L’USAGE DES MANUELS NUMÉRIQUES

Les manuels papier posent peu de problème : ils sont toujours disponibles y compris avec peu d’éclairage, ils permettent une lecture plus reposée (séquentielle, bonne lisibilité des caractères…) et une prise de note directe ou sur des post-it.
On associe à l’usage des manuels numériques les problèmes suivants : dépendance TIC (il faut un dispositif numérique) ; il faut souvent déplacer les dispositifs de salle en salle (chariots pour ordinateur…) ; les câbles et les connexions, le mobilier (tables fixes…) et les installations (peu de prises…) rendent difficiles le travail collaboratif et l’usage des TIC ; les ordinateurs et les écrans réduisent la visibilité et l’espace de travail ; il y a plus de bruit en classe (Santiago Serrano) ; il y a tendance à lire superficiellement (comme le montrent les résultats de test PISA2009 qui indiquent le peu de compréhension de lecture à l’écran – Jordi Vivancos) ; les hyperliens peuvent finir par désorienter les élèves ou augmenter leur distraction (surtout si l’enseignant ne se promène pas entre les élèves pendant qu’ils travaillent avec des contenus numériques) ; les enseignants n’ont pas toujours (ni les élèves d’ailleurs) la formation nécessaire pour faire un bon usage didactique des contenus numériques…

4. VERS OÙ ALLONS-NOUS ?

Il y a plus de 100 ans, Giner de los Ríos et d’autres fondateurs de la Escuela Nueva (note de trad. : Education nouvelle) faisaient déjà la promotion dans certains cas d’un apprentissage où chaque élève élaborerait son propre manuel, ce qui demandait d’avoir une vision générale des sujets, de chercher et de sélectionner les renseignements, de les analyser et d’en faire la synthèse, de débattre et de corriger ensemble (camarades et professeur)… Actuellement, comme les professeurs et les élèves ont à leur portée une quantité infinie d’information, il serait très facile d’encourager chaque élève à créer son propre livre sur un wiki !
Si dès l’âge de 10 ans chaque élève disposait à l’école d’un dispositif numérique (netbook, tablette…), cela aurait-il un sens pour lui d’utiliser aussi des livres numériques ? Dans ce cas, devrait-il acheter un livre numérique pour chaque matière ? (même à très bas prix). Et plus encore, ne devrait-il pas plutôt disposer d’un « livre-album » qui le guiderait dans les informations à chercher sur Internet (ou sur une base de données fermée de la plateforme de l’établissement scolaire) pour élaborer son propre livre de texte ?

Actuellement les manuels numériques ressemblent énormément aux manuels papier (Antonio Cara). Les manuels numériques n’ont pas encore développé tout leur potentiel grâce aux fonctionnalités que leur apporte la technologie. On attend qu’ils intègrent les techniques de l’intelligence artificielle (systèmes adaptatifs, « teachable agents » que les élèves entrainent) et qu’on profite mieux encore des énormes possibilités d’apprentissage dont on dispose à partir des simulations (Héctor Ruiz).

Comme il a déjà été dit, on assiste à une tendance à la fragmentation des contenus et au micro-paiement pour ces « objets d’apprentissage » qui intéressent (Esteban Lorenzo). Le manuel numérique peut évoluer vers une sorte de « container » de connexions (Antonio Cara).
(…)

5. EFFICACITÉ ET AMÉLIORATION DU RENDEMENT DES ÉLÈVES. L’IMPORTANCE DES MÉTHODOLOGIES.

Bref, ce qui compte, et c’est l’objectif des ressources didactiques, c’est de faciliter les apprentissages des élèves. Il serait absurde de dépenser plus en technologie et en ressources pour obtenir les mêmes résultats qu’auparavant. L’utilisation des livres numériques indique-t-elle une amélioration des résultats scolaires si les élèves les utilisent « bien » ?
Nous avons d’une part les études citées par Jordi Vivancos dans le livre Visible Learning (plus il y a d’interaction/rétroalimentation, mieux on apprend). Il faut par conséquent renforcer au maximum des contenus numériques qui génèrent cette interaction entre les élèves. Les manuels numériques agiront donc comme des catalyseurs d’apprentissages (Santiago Serrano).

Dans le cadre du groupe DIM-UAB les deux études importantes réalisées sur les manuels numériques mettent en avant qu’un « bon usage de ces supports peut vraiment contribuer à améliorer les rendements des élèves » : l’enquête sur l’orthographe avec les manuels de Digital-Text (en espagnol) a démontré de façon empirique une amélioration de 23% dans le rendement des « élèves numériques » par rapport à ceux qui avaient travaillé l’orthographe sans le support de TIC (Héctor Ruiz) ; et dans l’enquête sur les manuels Educaline (en espagnol), 2 professeurs sur 3 ont considéré que leurs élèves avaient appris plus. Dans ces enquêtes, les professeurs ont été orientés de façon à ce qu’ils utilisent les contenus numériques selon des méthodologies qui sont responsables du succès obtenu, en profitant de façon appropriée la « valeur ajoutée » des ressources numériques.
Parfois les contenus numériques ne misent pas sur une méthodologie didactique claire (Esteban Lorenzo). Il serait souhaitable que les manuels numériques soient au service d’une méthodologie novatrice (Antonio Cara).

Comme je l’écrivais au début de cet article, les questions sont nombreuses et on peut légitimement s’interroger sur certaines réponses. On sait aussi que la réalité de la classe rend souvent difficile l’utilisation des TIC et qu’il ne faut pas perdre de vue que, plus que l’interactivité, ce que nous recherchons dans nos classes de français, c’est l’interaction pour mener à bien un projet final ou tâche.

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