Le blog de Philippe Liria

Auteur, formateur, consultant et éditeur de français langue étrangère (FLE)

Posts Tagged ‘Version Originale’

Proposition pédagogique FLE : écrire une nouvelle de science-fiction (CECRL B2)

Posted by Philippe Liria sur 22/09/2012

En août dernier, nous quittait l’écrivain français de science-fiction Roland C. Wagner. J’avais à l’occasion écrit une petite note sur cet auteur et suggérais une petite activité sur la ponctuation, simple excuse pour que nos étudiants partent à la découverte d’une œuvre de science-fiction de la littérature française. Si j’écris de nouveau quelques lignes au sujet de Roland C. Wagner, c’est parce que j’avais complètement oublié de signaler pour les professeurs qui ont des élèves en B2 qu’ils peuvent travailler l’écriture autour du thème de la science-fiction justement dans l’unité 2 de Version Originale 4 (Editions Maison des Langues, 2012) où est abordée la question de l’identité numérique et des mondes en réseaux. Dans la tâche finale, il est demandé aux étudiants d’imaginer une histoire basée sur l’identité numérique qui dans l’avenir serait devenue plus importante que l’identité réelle.

Passage à l'action

Extrait de Version Originale 4 (EMDL)


Pour les professeurs intéressés, je mets à leur disposition en format PDF cette unité extraite du manuel de l’élève. Ils pourront ainsi la télécharger et la travailler en classe avec leurs élèves de B2. Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la méthode, je les invite à visiter le site des Éditions Maison des Langues où ils trouveront tous les renseignements nécessaires.
Télécharger les documents en PDF :
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Sagesse numérique, motivation, apprendre à apprendre… Repenser l’apprentissage

Posted by Philippe Liria sur 26/08/2012

Cette semaine, ce sont deux liens fournis par des amis de Facebook qui ont retenu mon attention. Curieusement, les deux s’interrogent sur le sens de l’éducation et il m’a paru intéressant de partager avec les lecteurs de ce blog ces quelques réflexions. La première part d’un article sur la pédagogue étatsunienne Cathy Davidson et l’autre sur le film documentaire La educación prohibida (Argentine, août 2012). Dans les deux cas, la réflexion nous amène à nous poser des questions sur nos pratiques de classe, dont celles de la classe de FLE.

Marc Prensky

Dans un entretien sur RSLN, Marc Prensky évoque sa vision de l’école de demain ou plutôt celle d’après-demain. Prensky, vous le connaissez certainement car c’est l’auteur du concept de « migrant numérique » et de « natif numérique ». Il parle aujourd’hui de « sagesse numérique » (cf. son ouvrage From digital nativ to digital wisdom: Hopeful essays for 21st Century Learning – 2012 Corwin, 240 pages) ce qui nous renvoie à ce idée de l’homme posant des questions, analysant les situations… Bref, l’homme de l’avenir ne doit plus apprendre pour apprendre mais comme on le répète depuis déjà longtemps « apprendre à apprendre » afin d’être autonome. C’est ce qui fait dire à Tommy Pouilly, animateur sur le blog de RSLN, que l’éducation de demain ou d’après-demain devrait peut-être ressembler à celle d’avant-hier (cf. l’article de Tommy Pouilly). Pourquoi ? Parce que la classe d’aujourd’hui ressemble encore trop au système éducatif d’hier, c’est-à-dire des XVIIIe et XIXe siècles comme le rappelle d’ailleurs l’introduction du film-documentaire La educación prohibida. Un système qui n’a pas grand-chose à voir avec le monde à venir. Par contre, si nous creusons un peu plus, nous verrons que les méthodes socratiques (questions/réponses) du disciple éveillé par la curiosité d’un phénomème qui fait qu’il interroge le maître pour mieux comprendre sans pour autant espérer la solution mais plutôt des éléments qui le guideront vers celle-ci.

Cathy Davidson

C’est que suggère Cathy Davidson dans son livre Now you see it sur lequel se base l’article de Pouilly. Cathy Davidson, dont je vous recommande le blog, pense que cette approche répond mieux aux réalités actuelles et surtout à venir où l’imprévisible reprend le dessus sur le monde prévisible que des dernières décennies. C’est pourquoi l’éducation doit se charger de fournir aux élèves les outils pour qu’ils sachent (se) poser les bonnes questions pour progresser plutôt que d’apporter des savoirs déjà mis en boîte, peu motivants et surtout déconnecter du monde qui les attend.

Cette remise en cause de l’éducation telle qu’on la pratique actuellement, c’est aussi le sens du film documentaire La educación prohibida (L’éducation interdite)* du réalisateur argentin German Doin et de toute son équipe. Réalisé sur le principe du crowdfunding, à partir d’une enquête menée dans sept pays d’Amérique latine et en Espagne auprès de quelque quatre-vingts spécialistes (éducateurs, professeurs, pédagogues…), ce document s’interroge sur la nature même de l’apprentissage, les choix des apprenants, leurs motivations, l’importance de l’affectif dans le développement de l’individu, membre d’une société dont il est acteur. Il passe en revue les deux derniers siècles de tradition scolaire pour ensuite récupérer des réflexions autour d’autres voies qui ont osé remettre en question le modèle d’école traditionnelle. On y retrouve les expériences éducatives de différentes écoles (Montessori, Home schooling, pedsistema, edupopular, educación libre, logosófica, proyecto Kilpatrick, AC activa, escuela democrática, Waldorf…) qui ont toutes en commun de placer l’enfant au centre d’un projet éducatif où l’autonomie d’apprentissage est fondamentale ; des expériences qui montrent que l’enfant s’intéresse aux choses qu’il fait parce qu’elles ont du sens.

Un film sur l'éducation centrée sur l'amour, le respect, la liberté et l'apprentissage

La educación prohibida (Argentine, 2012)

*Ce film est en espagnol mais la version sous-titrée en français est disponible à partir du site. Toujours sur ce site, vous y trouverez de nombreuses références et des liens vers toutes les écoles et tous les spécialistes qui ont participé à ce projet.

Après cette réflexion sur ces deux sujets, penchons-nous sur ce que nous demandons à nos élèves dans le domaine de l’enseignement du français langue étrangère. Et que constatons-nous ? Combien il est difficile d’adapter nos pratiques à ces nouvelles exigences, même si le souci d’y parvenir est bel et bien présent depuis quelques années dans les tentatives de mise en place d’une part, de nouvelles pratiques en lien avec l’approche actionnelle et, d’autre part, en cherchant à introduire des activités s’appuyant sur les plateformes d’échanges et les wiki (des expériences existent sur Moodle ou sur des blogs comme ceux de Babelweb ou le web 2.0 des méthodes FLE Version Originale ou Nouveau Rond-Point).
Pas simple. Nous voyons en effet que malgré ces essais, beaucoup d’enseignants continuent de privilégier les exercices fermés, du déjà mis en boite, prêts à servir avec des réponses fermées. Car même en ligne, ces exercices ont conservé la même dynamique ; ce qui a changé, c’est qu’ils sont tout simplement plus esthétiques et plus agréables. Par contre, nous observons les difficultés à proposer un apprentissage qui aurait recours à ces espaces virtuels plus ouverts et certainement plus motivants pour les élèves. On sait que ce n’est pas simple et cette mise en place ne dépend pas forcément ou pas uniquement de l’enseignement mais aussi de l’environnement dans lequel professeurs et élèves se trouvent (les curricula, le nombre d’heures présentielles, les outils dont on dispose et la formation proposée aux enseignants ou le temps qu’ils ont pour préparer leurs cours, etc.).
Alors que nos élèves devraient savoir écrire des courriels dans des différents registres, des textos, de tweeter… nous continuons de leur demander d’écrire des cartes postales et des lettres administratives ; alors que les B2 et les C1 doivent savoir faire des exposés et rédigés des compte rendus – certainement utiles – qui leur enseigne à monter des powerpoints (et l’accompagnement – oral la plupart du temps qui va avec) ? Nous commençons à peine à accepter que le téléphone portable devienne un outil de plus en classe et non pas un objet qui dérange. Il y a un décalage, qui n’a cesse de se creuser mais savons-nous vraiment y remédier ? Permettons-nous à nos élèves de poser les questions, de découvrir la langue à travers le plaisir ? Les objectifs du CECRL sont bien beau mais si, comme c’est le cas, les programmes, les curricula, les traditions d’apprentissage – le passé composé s’étudie à tel moment et pas un autre, etc. – reprennent le dessus – a-t-on jamais pu vraiment les écarter ? -, nous ne parviendront pas à motiver les élèves. Il faut donc que nos classes de langue soient de plus en plus en contact avec la réalité, c’est que permet l’outil internet pour que les élèves n’aient plus l’impression qu’apprendre le français, ça ne sert qu’à améliorer une note globale.
Depuis quelques années, les propositions autour de l’actionnel et le développement de l’interdisciplinarité contribuent certainement à aller dans ce sens, contribuent à repenser notre perception de la classe de langue et donc celle qu’en auront les élèves.

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L’approche actionnelle… mise en pratique

Posted by Philippe Liria sur 29/04/2012

Au cours de mes nombreux déplacements, quand les enseignants me posent des questions sur l’approche actionnelle, il s’agit en général de demandes faites sur un ton plutôt sceptique : actionnelle, oui mais quand et comment avec le temps, les effectifs, les programmes que lon a !!! J’essaie de les convaincre que l’actionnelle n’est pas une utopie et qu’elle peut très bien être mise en pratique. Les meilleurs exemples ne viennent finalement pas du discours que je peux tenir mais des faits, c’est-à-dire des travaux que mettent en oeuvre les professeurs qui travaillent dans cette perspective avec leurs élèves. Et il y en a… Je me souviens d’une professeure FLE d’un lycée du Costa Rica qui m’expliquait comment elle mettait en place de véritables projets qui impliquaient ces lycéens ou encore ces enseignants d’une école de tourisme au Nicaragua qui mettent en pratique l’actionnel appliqué au tourisme. Plus récemment, c’est un professeur qui enseigne aux États-Unis qui nous en parle sur son blog. Une mise en pratique bien réelle aussi, c’est celle qui utilise le web 2.0 pour créer un espace d’échange : visitez-la sur le blog de la Revue du Monde, qu’animent aussi bien des enseignants que des élèves. On y voit clairement comment les élèves qui contribuent à ce blog se servent de la langue pour agir, que ce soit pour s’informer sur les cultures auxquelles ils s’intéressent ou pour mettre en ligne des informations sur leur propre culture, et cherche ainsi à échanger avec leurs interlocuteurs. Il s’agit bien d’un exemple où l’utilisation de la langue au-delà des quatre murs de la classe en répondant à des objectifs clairement désignés dans des situations de communication vraiment authentiques, comme les tâches que nous proposons aussi dans les trois premiers niveaux de Version originale.

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Les apps ont-elles un avenir dans le domaine de l’enseignement/apprentissage des langues, notamment du français

Posted by Philippe Liria sur 19/12/2011

Les apps ont-elles un avenir dans le domaine de l’enseignement/apprentissage des langues, notamment du français ? À l’occasion d’un salon sur les apps, j’ai envie de dire que nous devrions nous y pencher très sérieusement. Il ne s’agit pas de remplacer la classe et encore moins le prof, mais ce nouvel outil, facilement accessible, permet à l’apprenant de donner un prolongement à son apprentissage, pour réviser, approfondir et personnaliser ce qui a été vu en classe. Personnellement, je viens de découvrir l’application du chinois pour débutant de Pons idiomas et c’est sans aucun doute un excellent moyen depuis l’i-phone, i-pad ou iPod touch de suivre le cours où qu’on se trouve. La qualité de l’image et du son, la clarté des explications en font un excellent complément. J’imagine aisément que nos activités grammaticales, lexicales ou phonétiques qu’on trouve dans nos cahiers du nouveau Rond-Point, de Version originale ou de Pourquoi Pas. Je crois que nos Clés du nouveau DELF ou leur version pour le DELF scolaire, En route vers… pourraient aussi faire l’objet d’applications. Il y a encore du pain sur la planche, comme le fait remarquer l’article de La Vanguardia sur ce salon Apps, les développeurs ne courent pas encore vraiment les rues !

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Le web 2.0 en classe de fle

Posted by Philippe Liria sur 24/05/2011

Mercredi dernier, Christian Ollivier présentait dans les locaux des Éditions Maison des Langues son livre Le web 2.0 en classe de langue qu’il a co-écrit avec Laurent Puren. Christian Ollivier est un spécialiste de la didactique des langues, des TICE et du web 2.0. C’est la combinaison de ces spécialités qui lui permettent d’aborder d’une façon originale l’enseignement des langues dans une démarche collaborative qui va au-delà des murs de la salle de classe. Il faut aller plus loin. Et pour aller plus loin, nous devons nous munir d’outils nouveaux dans des espaces nouveaux. Pour Ollivier, le web 2.0 est à la fois cet outil et cet espace. C’est une façon pour les apprenants de ne plus associer la langue qu’ils apprennent à un espace donné mais au contraire de l’activer dans des contextes variés pour échanger et surtout pour faire, avec d’autres apprenants – ou pas d’ailleurs ! -.
Comme l’écrit C. Ollivier, cet ouvrage se veut aussi « résolument pratique et tourné vers l’action et l’interaction, (pour élargir) la perspective actionnelle définie par le Cadre européen commun de référence pour les langues en fournissant, à partir d’une réflexion théorique, des exemples concrets de tâches exploitant une sélection de sites et applications du web 2.0. »

Pour en savoir plus, je vous propose de retrouver le blog de Christian Ollivier et Laurent Puren sur l’utilisation du web 2.0, un blog qui complète l’ouvrage consacré à la question : Le web 2.0 en classe de langue (EMDL, Paris, 2011)

Web 2.0 en classe de langue

Vient de paraître. EMDL 2011. Un ouvrage pour mieux comprendre le web 2.0 avec des exemples pratiques pour son utilisation en classe de langue.

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À lire aussi, la présentation sur le site Emilangues

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Version Originale, mise en oeuvre d’une unité (Proposition de Christian Puren)

Posted by Philippe Liria sur 23/05/2011

Christian Puren propose régulièrement sur son site des tâches dans le cadre de son cours en ligne « La didactique
des langues-cultures comme domaine de recherche ». Cette fois-ci, il propose une analyse des manuels et à élaborer un corrigé dans lequel il compare les manuels Version Originale (EMDL) et Latitudes (Didier). Je vous les recommande vivement pòur mieux comprendre les notions de tâche ou de projet.
Retrouvez l’ensemble du cours et articles de Christian Puren sur son site. Téléchargez le PDF: PUREN_2011d_Mise_oeuvre_PA_Latitudes2_VO1

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Le multimédiaction

Posted by Philippe Liria sur 04/04/2010

Les TBI entrent de plus en plus dans la classe. Que ce soit en Europe ou en Amérique latine, en Asie ou en Afrique, les établissements sont en train d’être équipés en tableaux interactifs. Les supports varient, ils peuvent être plus ou moins développés, mais ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas d’un simple effet de mode mais d’une tendance appelée à se généraliser. Pourtant, si l’on parle avec les enseignants, des questions et des doutes pointent. Ils se demandent souvent à quoi va leur servir ce tableau si la formation et les contenus n’accompagnent pas le support.

En effet, le TBI n’est qu’un support. Un TBI sans contenu, c’est comme un ordinateur vide. Et si en plus, la formation ne suit pas, nous risquons de nous retrouver face au même problème qu’au début de la généralisation des ordinateurs dans les écoles, souvenez-vous : l’ordinateur était dans un coin et on lui préférait la machine à écrire ! Et je ne parle pas d’un temps si lointain…

Bref, il est important de créer des contenus pour le TBI. Les nouveaux manuels doivent donc à la fois contenir des éléments spécifiques pour ce nouveau support tout en préservant la dynamique préconisée ces dernières années qui rend l’apprenant acteur de son apprentissage. Il faut donc favoriser un apprentissage qui passe par les nouveaux et nombreux moyens que nous proposent les nouvelles technologies sans perdre de vue que l’interactivité, l’action, doit avoir dans la classe. Cette combinaison, c’est le multimédiaction. Il s’agit de fournir aux professeurs un outil complet et complexe qui va au-delà du simple flipbook interactif. On ne se contente pas de tourner les pages mais on y trouve des interactions, parfois simples comme l’écoute ou la projection d’un document ; parfois plus complexe car d’un clic, on se retrouve sur une page d’activités dynamiques ou sur un site web 2.0 qui cherche à créer des interactions entre les apprenants de français des quatre coins de la planète. Derrière le multimédiaction, il y a donc l’idée de regrouper un large éventail des possibilités qu’offrent aujourd’hui les nouvelles technologies pour rendre l’apprentissage plus efficace dans la classe et au-delà de ses murs.

Le multmédiaction a été utilisé pour la première fois par la maison d’édition Difusión/Éditions Maison des Langues pour désigner l’ensemble des contenus pour TBI et web 2.0 qu’elle présente à l’intérieur d’une clé USB.

La clé USB de Version Originale 1

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